- Volkswagen annonce la mort à venir de Seat
- Retour sur 70 ans d’histoire pour le constructeur espagnol
- La 600, la 127 et l’Ibiza, trois voitures qui ont marqué Seat
Tremblement de terre dans le monde de l’automobile. En marge du salon de l’automobile de Munich, la direction du groupe Volkswagen a annoncé que la marque espagnole Seat allait cesser son activité.
Le plan de route est tracé jusqu’à 2030 pour la société espagnole des voitures de tourisme (SEAT). À compter de cette date, la firme vieille de 70 ans fermera boutique. Mais selon Thomas Schäfer, PDG du groupe Volkswagen, Seat est un phénix. La firme va en effet renaître de ses cendres sous un autre nom, Cupra.
Cette division sportive de Seat va donc prendre la place de la marque mère dans le groupe Volkswagen. Elle devrait se concentrer sur le développement de voitures électriques. Cupra dispose aujourd’hui d’une cote de popularité bien supérieure à Seat. La rentabilité de la marque n’a pas vraiment d’équivalent en Europe.
Seat 600 : la 2CV espagnole
Une immense page de l’histoire de l’automobile se tourne donc avec la mort à venir de Seat. La firme espagnole, fondée en 1950, commence par produire des voitures Fiat rebadgées et dessinées pour le marché espagnol.
En 1957 la Seat 600 voit le jour. L’Espagne est alors dans une situation économique et politique très compliquée. Avec Franco au pouvoir, ses échanges avec le reste de l’Europe sont limités. Cette voiture va être un vrai symbole du développement de l’automobile dans le pays, au même titre que les 2 chevaux ont pu l’être en France. Elle sera produite jusqu’en 1972, au total 800 000 exemplaires sortiront des usines de Seat.
Seat et Fiat : la 127 pour sceller l’union
Après quelques succès commerciaux au cours des années 60, Seat devient le premier constructeur automobile d’Espagne. En 1967 des discussions s’engagent avec le groupe Fiat, historiquement très proche de la marque pour que l’italien vienne prendre des parts dans la société espagnole.
Fiat prend ainsi 36 % des actions de l’entreprise, dépassant le gouvernement espagnol (32 %). Cette prise de pouvoir de Turin sur Madrid va rapidement se faire sentir. Dès 1972 Seat propose la 127. Une réplique de la Fiat du même nom. Là encore c’est un grand succès commercial. 50 000 véhicules sont vendus lors des six premiers mois de mise en vente.
Le rachat par Volkswagen, la Seat Ibiza
À la mort de Franco en 1975, les choses changent radicalement. Seat essaye de se détacher de Fiat et la marque a de grandes ambitions. Les projets vont alors s’enchaîner sans jamais atteindre le succès commercial espéré.
Allant d’échec en échec, le groupe se met en difficulté financière. Après avoir usé de toutes les méthodes pour se détacher de Fiat, Seat est bien obligé d’accepter au début des années 80 l’entrée de Volkswagen dans le capital de la marque.
En seulement 4 ans, les Allemands vont prendre les postes clés de l’entreprise et la contrôler de l’intérieur. En 1984, la Seat Ibiza est lancée. Elle est inspirée d’un projet abandonné de Volkswagen Golf. Quatre ans plus tard, le 500 000e exemplaire est vendu.
Pour beaucoup, sans le succès de l’Ibiza au cœur des années 80, le groupe Seat aurait disparu. Aujourd’hui elle est toujours commercialisée (sous le nom Seat Ibiza V depuis 2017). Elle représente 40 % des ventes annuelles de la firme.
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