En 2022, bien que d’importants progrès aient été réalisés pour connecter la population mondiale, il y a encore 2,7 milliards de personnes, soit le un tiers des habitants de la planète, qui n’ont pas accès à internet. C’est ce qu’indique un communiqué récemment publié par l’Union internationale des télécommunications, l’agence des Nations unies pour le développement spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication.
Selon les estimations de l’agence, avant la pandémie, en 2019, on comptait 3,6 milliards de personnes non connectées, soit la moitié de la population mondiale. En 2021, ce nombre était estimé à 3 milliards de personnes.
De l’autre côté, il y a aujourd’hui 5,3 milliards d’utilisateurs d’internet dans le monde. L’UIT se réjouit de la croissance observée ces dernières années, mais évoque également sa préoccupation par rapport à un ralentissement de cette croissance qui est déjà observée.
D’après l’agence, parvenir à connecter le tiers restant de l’humanité sera une tâche difficile. « La plupart des communautés relativement faciles à connecter ont désormais accès à des technologies telles que le haut débit mobile, ce qui stimule l’adoption rapide et généralisée des services numériques. Ceux qui sont encore hors ligne vivent pour la plupart dans des zones reculées et difficiles d’accès », explique celle-ci.
L’objectif d’une connectivité universelle en 2030 risque de ne pas être atteint
L’UIT évoque également le fait qu’il faut faire passer les personnes d’une connectivité de base à une connectivité « significative ». Une tâche plus complexe, mais qui rendrait l’accès plus régulier, tout en améliorant la vie des utilisateurs. Parmi les obstacles à cette amélioration des usages, il y a la vitesse de la connexion qui est parfois lente, le prix du matériel pour se connecter, ou encore les prix des forfaits d’abonnement. L’agence des Nations Unies cite aussi les compétences numériques insuffisantes, ainsi que les barrières linguistiques et d’alphabétisation.
« Bien que l’augmentation du nombre de personnes utilisant Internet dans le monde soit positive, nous ne devons pas supposer que la croissance robuste observée ces dernières années se poursuivra sans relâche. Ceux qui n’utilisent pas encore Internet seront les plus difficiles à mettre en ligne. Ils vivent dans des zones reculées, appartiennent souvent à des groupes défavorisés et, dans certains cas, ne connaissent pas les avantages d’Internet. C’est pourquoi notre cible doit être non seulement une connectivité universelle, mais une connectivité significative universelle », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT.
L’objectif est d’avoir une connectivité universelle d’ici 2030. Mais l’agence prévient aujourd’hui que sans investissements accrus ni un effort pour sensibiliser sur les compétences numériques, cet objectif ne sera pas atteint.
L’Europe est la région la plus connectée
L’Union internationale des télécommunications a également publié quelques chiffres par régions, mettant en avant les inégalités. En Europe, la région la plus connectée, 89 % de la population est en ligne.
Ce taux est de 80 % pour le continent américain, la Communauté des États indépendants (Commonwealth), et l’Europe combinés. 64 % pour l’Asie Pacifique, et 70 % pour les pays arabes.
Le taux le plus faible est de celui de l’Afrique, où 40 % de la population est connectée. Mais le continent a connu une hausse de 13 % de la pénétration d’internet en une année.
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