Depuis 2021, la Chine serre la vis en matière de jeux vidéo. Et la serre bien. Le gouvernement les pointe du doigt pour leur côté addictif. Avec toute une flopée de restrictions, il entend protéger ses jeunes d’une consommation extrême et malsaine. Par conséquent, les entreprises de jeux vidéo ont la vie dure en Chine. Pendant de longs mois, le gouvernement avait gelé l’accord de nouvelles licences. Et sans licence, pas de commercialisation sur le marché. Et pas de commercialisation… Bref, vous avez compris.
Mais enfin, la délivrance a sonné : pour la première fois depuis 18 mois, la Chine a accordé des licences à des jeux vidéo étrangers. Le feu est donc vert pour 44 d’entre eux. Si le blocus était levé depuis le mois d’avril dernier, aucun opus extérieur à la Chine n’avait encore obtenu de licence. Jusqu’à cette semaine.
La Chine s’assouplit
La Chine et les jeux vidéo, c’est une histoire houleuse. Le gouvernement boude régulièrement le marché, pour finalement changer d’avis après plusieurs mois. C’était déjà le cas en 2018 quand le système d’approbation des jeux vidéo a cessé de fonctionner… Pour repartir de plus bel neuf mois plus tard. Cette fois, le blocus aura duré dix-huit mois. Et cela n’a pas fait les affaires des acteurs du marché du jeu vidéo.
Parmi les divers jeux étrangers qui ont (enfin) obtenu l’aval du gouvernement chinois, on retrouve Pokemon Unite ainsi que Valorant. Tencent, actionnaire des éditeurs de Fortnite ou encore League of Legends, montre patte blanche au gouvernement depuis un moment. Ainsi, il dévoilait un système de reconnaissance faciale en juillet 2021, afin de respecter les règles imposées. De ce fait, l’entreprise se voit accordée six licences par la Chine.
De leur côté, CD Projekt, Klei Entertainment, XD et iDreamSky ne s’en sortent pas trop mal non plus. Si nous n’avons pas les titres exacts concernés, on sait que ces éditeurs ont reçu des autorisations de commercialisation par le gouvernement. Enfin, la Chine a accordé 83 licences à des jeux vidéo conçus par des studios de chez eux.
Si ces accords de licence sont de bonnes nouvelles pour le marché, rien n’est encore gagné. Les gamers ne sont pas les mieux lotis en Chine. En effet, il y a de nombreuses restrictions pour limiter l’effet jugé néfaste de ces derniers.
Tout d’abord, les mineurs chinois ne peuvent plus jouer que trois heures par semaine. Pire : uniquement le week-end et une heure par jour. Depuis l’année dernière, les joueurs de moins de 16 ans ne peuvent plus diffuser leurs parties de jeux vidéo lors de livestream en Chine.
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