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7 ans et 1 milliard de dollars plus tard, la mission Osiris de la NASA s’arrête

La NASA va clore un nouveau chapitre de son histoire ce dimanche. La sonde Osiris-Rex va rentrer sur Terre, après 7 ans de voyage.

Tout a commencé le 8 septembre 2016. Ce jour-là une fusée Atlas V lance la sonde Osiris-Rex dans l’espace. Cet appareil est face à une mission titanesque. Il doit voyager pendant 7 ans, le temps nécessaire pour faire l’aller-retour entre la Terre et un astéroïde bien précis, nommé Bennu.

À la grande différence de la majorité des sondes d’observation d’astéroïdes, la route d’Osiris-Rex n’est pas un voyage sans retour. La NASA prévoit, dès le lancement de la mission, un retour d’échantillons sur Terre. Une manœuvre très périlleuse qui n’a réussi que quelques fois par le passé (notamment avec la mission japonaise Hayabusa 2).

Osiris-REx : clap de fin pour la NASA

Nous voilà donc 7 ans après le début de cette folle aventure. La mission touche à sa fin et il ne reste plus qu’une grande étape pour la NASA, le retour dans l’atmosphère. Une délicate descente de 13 minutes qui devrait voir la capsule remplie d’échantillons foncer vers la Terre à plus de 40 000 km/h.

L’impact est prévu ce dimanche sur Terre, au niveau d’un désert de l’Utah aux États-Unis. La sonde devrait toucher le sol vers 16 h 30, heure française. L’évènement sera à suivre en live sur la chaîne YouTube de la NASA ci-dessous.

Quel avenir pour la mission Osiris ?

Malgré le retour sur Terre de 250 grammes de matière prélevé sur l’astéroïde Bénou, la NASA a encore de grandes ambitions avec sa sonde Osiris. En effet ce dimanche ce n’est qu’une petite capsule qui va rentrer sur Terre, pas l’ensemble de l’appareil.

La sonde elle va se servir de la force gravitationnelle de la Terre pour se “relancer” en direction d’un autre astéroïde, Apophis. La sonde devrait l’atteindre en 2029. La NASA attend beaucoup de cette deuxième partie de mission. Pour la première fois elle pourra comparer deux échantillions de roche stellaire dans ses laboratoires sur Terre.

Quel intérêt à faire un retour d’échantillion ?

Comme pour la planète Mars avec la mission MSR (commencée par le rover Perseverance), la NASA a lancé un plan de retour d’échantillions pour des astéroïdes. L’agence spatiale américaine espère pouvoir tirer partie de la puissance des laboratoires terrestres pour faire des expériences inédites sur de la roche céleste.

Si toutes les expériences avaient été menées sur la surface de l’astéroïde la NASA se serait limité à 1 à 2% de la puissance de la recherche scientifique par rapport aux appareils présents sur Terre. Par le passé la NASA avait déjà ramené des échantillions sur Terre, notamment à la suite des missions Apollo dans les années 70.

Comme le résume Bernard Marty, chercheur au centre de recherche pétrographique et géochimique de Nancy « Ces roches nous ont tellement appris. Elles nous ont fait faire un bond dans nos connaissances de l’histoire du début de notre système solaire ». Ce scientifique français fait partie des rares chercheurs à avoir eu le droit de manipuler et d’étudier l’un des 382 kilogrammes de roches lunaires ramenés par les missions Apollo.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. “Foncée” vers la Terre !
    “echantillion”

    Le respect du lecteur c’est aussi l’orthographe 😏
    Et sur le fond également ce n’est pas très rigoureux : les missions spatiales, gravité oblige ne se déroulent JAMAIS en ligne droite.

    Vous devriez faire appel à de vrais journalistes.

    Cordialement

Les commentaires sont fermés.