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Accusé de vol par Google et Uber, il plaide non coupable

Anthony Levandowski, le tristement célèbre ingénieur américain spécialisé dans la confection de véhicules autonomes, a été accusé hier par les procureurs fédéraux d’être à l’origine de 33 chefs d’accusation

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Une fourgonette Waymo
© Waymo

Anthony Levandowski, le tristement célèbre ingénieur américain spécialisé dans la confection de véhicules autonomes, a été accusé hier par les procureurs fédéraux d’être à l’origine de 33 chefs d’accusation, notamment des vols ou tentatives de vols de secrets commerciaux. Pour rappel, après avoir propulsé l’entreprise Waymo (filiale d’Alphabet), il fonde l’entreprise Otto qui sera par la suite interdite de poursuivre ses travaux. La raison est que Anthony Levandowski est accusé de violation de la confidentialité de ses anciens employeurs : Waymo et Uber.

Le bureau du procureur américain s’est basé sur des plaintes déposées par Waymo en 2018, selon lesquelles Anthony Levandowski aurait volé 14 000 documents confidentiels à Google. Ces documents contenaient des exclusivités concernant les véhicules autonomes du géant américain. Après son passage chez Waymo, M. Levandowski a donc créé Otto qui a rapidement été acquise par Uber pour 700 millions de dollars. Suite à ce rachat, Uber a pu profiter du savoir d’Anthony Levandowski, ce qui a poussé Waymo à accuser Uber d’utiliser des fichiers volés.

Le chat noir du développement des véhicules autonomes

Il semblerait que ces fichiers contiennent de nombreux schémas en rapport avec les capteurs LIDAR largement utilisés par les voitures autonomes. Dans le cas où Anthony Levandowski est reconnu coupable, il risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende avoisinant les 250 000 dollars, sans parler d’un dédommagement pour chacun des 33 chefs d’accusation. Anthony Levandowski a toujours eu une mauvaise image dans le milieu de l’automobile autonome. The New Yorker publiait en 2018 un article selon lequel, lors de son passage dans la firme de Mountain View, M. Levandowski aurait modifié le circuit des automobiles afin qu’elles empruntent des routes non autorisées. Plusieurs témoins décrivent Anthony Levandowski comme un employé problématique qui n’hésite à monter dans les tours avec ses supérieurs en leur reprochant une approche trop prudente.

New York Magazine attribue à Levandowski la phrase suivante : « Je suis énervé de n’avoir pas eu le premier décès », au moment du terrible accident d’une Tesla en autopilot en 2016. Si Anthony Levandowski nie avoir prononcé de telles atrocités, les équipes Uber confirment que ses paroles restent très sombres.

Pour en revenir aux accusations envers M. Levandowski, ses avocats déclarent que « les téléchargements en question avaient eu lieu alors que notre client travaillait encore chez Waymo et qu’il était autorisé à utiliser ces informations ». De son côté, le procureur fédéral, David Anderson, estime que : « nous avons tous le droit de quitter notre travail, mais aucun d’entre nous n’a le droit de se remplir les poches en sortant. Le vol ce n’est pas de l’innovation ».

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