La police de l’immigration, ou ICE, est au centre de l’actualité aux Etats-Unis. Les forces de l’ordre ont en effet presque carte blanche pour retrouver et incarcérer les personnes en situation irrégulière, quitte à faire des erreurs. Il faut dire que depuis le début de son mandat, le gouvernement Trump a intensifié sa politique d’expulsion, renforçant drastiquement les règles et entraînant l’arrestation souvent musclée de milliers de clandestins.
En réponse à ces opérations massives, des applications ont fleuri sur les boutiques en ligne, notamment sur l’AppStore d’Apple. Des app communautaires qui permettent de signaler et localiser les agents de l’immigration en temps réel afin de les éviter. La plus populaire est ICEBlock. Jusqu’alors, Apple a validé ces apps, mais au fil des semaines, elles ont de plus en plus été sujettes à controverses, mettant la firme sous pression du gouvernement.
Sous la pression, Apple contraint de retirer les applications de localisation des agents ICE
En effet, ce genre de logiciels ne plaît pas vraiment à l’administration Trump, qui s’est empressée de vivement les critiquer. Pam Bondi, à la tête du ministère américain de la justice, s’y était attaquée plusieurs fois, les accusant de mettre en danger les membres des forces de l’ordre. Le 24 septembre dernier, une fusillade a eu lieu contre un centre de rétention de l’ICE à Dallas, au Texas. Un détenu ainsi que le tireur ont été tués, mais selon les autorités, c’étaient les agents qui étaient visés. Agents localisés via une application trouvable sur l’AppStore. Plus que cela, ces apps entravent la politique très aggressive mise en place depuis le début de l’année.
C’est sur Fox News que Pam Bondi a annoncé qu’Apple avait finalement retiré ICEBlock et consorts de son AppStore. La firme de Cupertino a confirmé la chose, déclarant à NBCNews avoir pris cette décision pour des « raisons de sécurité ». Il faut dire que la société californienne, malgré ses positions historiquement progressistes, ne se fait pas prier pour plaire au président américain, pourtant à l’idéologie diamétralement opposée. Par exemple, Tim Cook avait été reçu en grandes pompes à la Maison Blanche, avec d’autres dirigeants de la Silicon Valley, afin de “rendre hommage” au président. En août, le CEO avait même offert un iPhone plaqué or 24 carats à Donald Trump, se mettant en scène dans le bureau ovale. Une stratégie opportuniste, bien évidemment, afin de le caresser dans le sens du poil à l’heure où la question des droits de douane est au centre des inquiétudes. Aux Etats-Unis, les valeurs passent après le business.
- Apple a retiré plusieurs applications de son AppStore qui permettaient de localiser des agents ICE
- Le gouvernement Trump a fait pression sur Apple pour retirer ces apps
- Ce n’est pas la première fois que la firme de Cupertino fait le dos rond face à la Maison Blanche
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