À deux, les entreprises réussiront. Séparées, elles feront face à une impasse. Voilà un peu comment l’on pourrait résumer la suite des choses pour Apple et Disney, qui n’ont jamais été aussi proches d’un accord dans le cadre du mythique mariage qui anime les investisseurs depuis plus d’une décennie.
Rien n’a été concrétisé, rien n’a échappé de la bouche de Tim Cook ou de Bob Iger, patrons des deux entreprises, mais le fantasme est revenu sur la toile ces dernières heures avec des échéances toutes proches.
Pour tenter de comprendre comment Apple pourrait racheter Disney, nous allons voir ensemble cinq arguments de l’actualité récente des deux entreprises qui font pencher la balance. De leur direction et de leur histoire, loin d’être distantes, alors qu’Apple et Disney n’ont même jamais été réellement séparés.
Amour impossible ou destins de fusion ? Penchons-nous sur le sujet numéro 1 de l’actualité du cinéma et du divertissement de l’année.
1) Apple et Disney seront plus forts ensemble
C’est le point sur lequel l’analyste Laura Martin spécialisée dans les médias et internet chez Needham est revenue dans une note à ses clients, cette semaine à Wall Street. “Une distribution solide et un contenu de classe mondiale sont des réseaux complémentaires. Autrement dit, ils valent plus ensemble que séparément”, a-t-elle écrit. Actuellement valorisée 180 milliards de dollars, la capitalisation de Disney décollerait à plus de 650 milliards de dollars si Apple en prenait les commandes, toujours selon l’analyste.
Comme nous allons le voir dans les arguments suivants cités ci-dessous, Apple a besoin de s’intégrer beaucoup plus dans le divertissement pour s’ouvrir à un nouveau marché de plusieurs milliards, et Disney ne pourra pas suivre face à un Netflix et un Apple motivés à percer. Amazon est aussi sur le coup, et a déjà montré sa force pour avaler des studios.
2) Disney est dans le mal… et ne coûte “pas cher”
D’ici cet été, Disney va licencier pas moins de 7000 salariés. Le plan symbolique à quel point la société est aujourd’hui dans une grosse période de trouble et peine à redresser la barre sans passer par des décisions colossales. Avec une telle coupe, Disney espère pouvoir retrouver la rentabilité qu’elle a perdue. La coupe, qui touche aussi d’autres dépenses, doit réduire les coûts de 5,5 milliards de dollars au budget de Disney.
La forme de Disney est aujourd’hui dépendante d’un autre indicateur phare : la présence ou non de Bob Iger. Le patron, qui est revenu en fin d’année dernière après l’éviction de celui qui devait être son successeur (Bob Chapek), est à la merci des investisseurs qui ne veulent personne d’autre que lui à la tête de la société. Problème, Bob Iger a signé uniquement pour deux ans.
La valorisation de Disney en sera tributaire par conséquent. Et les actionnaires pourraient choisir, à tout moment, de faire du départ de Bob Iger un événement imminent et se montrer particulièrement pessimistes sur les marchés boursiers. Aujourd’hui l’action remonte mais cela n’est pas garanti. In fine, la décision de se vendre à Apple ne serait plus à l’origine des dirigeants mais des actionnaires.
Ainsi, Disney vaut aujourd’hui 180 milliards de dollars en valeur marchande, loin des 350 milliards de dollars de 2021. Les analystes planchent une croissance jusqu’à 230 milliards de dollars dans un an. Apple — qui elle coûte 2 600 milliards de dollars — en rachetant Disney, aurait donc tout intérêt à ne pas attendre que l’entreprise ne coûte trop cher.
3) Apple a beaucoup d’argent à investir
Au mois de mars, Bloomberg a révélé le montant monstre que souhaitait investir Apple dans la production de films en salle. 1 milliard de dollars. Annuels. Le prix à payer pour concurrencer Amazon, qui ne baisse pas la garde non plus. Le but est naturellement de s’imposer comme une marque cinématographique de référence dans la tête du public, chose qu’Apple pourrait aussi faire plus simplement en prenant les rênes de Disney.
Les cinémas sont convoités, mais cela n’est qu’une vitrine. Le vrai plan d’Apple, et son trésor, et de pouvoir proposer du contenu sur le parc de quelques 2 milliards d’exemplaires de produits, 1,25 milliard de clients uniques et une durée d’utilisation quotidienne moyenne de 4 heures par jour.
4) Disney a toujours fait partie d’Apple (et vice versa)
Apple ne réalise jamais de grosse acquisition. Comment croire que l’entreprise pourrait déroger à la règle avec Disney ? Le débat est le même, dix ans après, et les arguments aussi. Car il faut savoir que Disney n’est pas une entreprise comme les autres aux yeux d’Apple. Dans son histoire, ses dirigeants ont toujours été proches et propriétaires de parts dans l’une ou l’autre des sociétés. Il y avait Steve Jobs à l’époque, le plus gros actionnaire de Disney, mais aussi Bob Iger, qui a passé 8 ans au conseil d’administration d’Apple.
En quoi cela pourrait jouer ? De cette confrérie avait découlé, dans une interview, l’une des seules fois où le projet d’une fusion fut discuté officiellement. Et sans retenue. Bob Iger avait alors expliqué que “si Steve Jobs était encore en vie, nous aurions aimé combiner nos deux entreprises, ou au moins de discuter de cette possibilité plus sérieusement”. On ne trouvera rien de plus concret à ce jour pour montrer à quel point les deux entreprises sont loin d’être désintéressées.
Apple lance un casque VR
Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu arriver un tout nouveau produit. Potentiellement cette année, lors de la WWDC en juin, la marque à la pomme pourrait sortir son premier casque VR. Le produit est un vrai pari à l’heure où Sony essuie un échec commercial avec son casque VR2, que l’inflation réduit les motivations et les capacités d’achat et que le métavers est abandonné de toutes part. Que pourra donc bien proposer Apple dans son casque VR ?
La réalité virtuelle peut être une expérience de jeu vidéo comme elle peut être une expérience de divertissement. L’aspect immersif, alors que le divertissement est de plus en plus consommé chez soi, ne serait rien sans un produit de qualité et des programmes tout aussi bons. Ce serait aussi l’un des seuls moyens d’aller se différencier de la concurrence, telle que Netflix, qui n’a pas trouvé d’autres solutions à la hauteur de ses ambitions que d’intégrer des petits jeux vidéo à sa plateforme pour espérer faire la différence.
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Je n’arrive pas à voir le rapprochement entre ces deux
Nombreuses fautes de grammaire. Et de rédaction. Est ce que ça a été écrit a la va vite ou par une IA et non relu?
Une IA ne fait pas de faute de grammaire…