Le secteur aéronautique mondial reste sous tension depuis la crise du Covid-19. Malgré la reprise du trafic aérien, les constructeurs peinent toujours à suivre la demande. Et c’est dans ce contexte tendu que Boeing continue de reprendre du poil de la bête après un quatrième trimestre 2025 de haute volée, durant lequel le constructeur américain a engrangé 8,13 milliards de dollars de bénéfice net.
En janvier, il a livré 46 appareils en janvier, dont 38 exemplaires du 737 MAX et cinq 787 Dreamliner. En face, Airbus n’a remis que 19 avions à ses clients, principalement des A320neo, trois A220 et un A350. Cet avantage est crucial, car la livraison d’un avion correspond à la phase où la majeure partie du prix est effectivement payée.
Sur le plan commercial, Boeing a également pris l’avantage avec 103 commandes nettes, contre 49 pour son rival européen. Parmi les contrats marquants, Aviation Capital Group a commandé 50 737 MAX, tandis qu’Air India a finalisé une commande de 20 appareils supplémentaires. Le segment long-courrier n’est pas en reste : 34 nouvelles commandes de 787 ont été enregistrées, notamment auprès de Delta Air Lines et d’EVA Air.

Un duel relancé, mais encore équilibré
Ce début d’année doit toutefois être relativisé. Airbus conserve un carnet de commandes global plus important, ainsi qu’une base industrielle plus stable. Le géant européen continue d’avancer prudemment, privilégiant la montée en cadence progressive et la sécurisation de sa chaîne d’approvisionnement plutôt que des annonces spectaculaires.
Boeing, elle, reste sous surveillance après plusieurs années difficiles, et sa capacité à accélérer durablement la production reste une inconnue. L’année 2026 sera donc déterminante. Ses progrès dépendront de sa capacité à augmenter progressivement ses cadences tout en répondant à des exigences réglementaires renforcées.
Le programme 777X, longtemps retardé, sera particulièrement scruté : un vol d’un appareil de série est attendu cette année et pourrait relancer l’offensive sur le marché des long-courriers face à l’A350 d’Airbus. In fine, la différence ne se fera pas sur les annonces de commandes, mais sur l’exécution concrète dans un marché toujours contraint par les capacités de production.
- Boeing démarre 2026 en force avec plus de livraisons et de commandes qu’Airbus en janvier.
- Cet avantage est stratégique, car les paiements majeurs arrivent au moment des livraisons, renforçant sa dynamique financière.
- Mais Airbus reste solide sur le long terme, et tout se jouera sur la capacité des deux constructeurs à produire davantage sans faux pas.
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