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Le budget 2026 de la NASA est connu, et c’est un sérieux affront à Donald Trump

Alors que la NASA se préparait à une baisse budgétaire historique, le Congrès a finalement rebattu les cartes. L’agence spatiale américaine conserve l’essentiel de ses moyens pour 2026, sauvant au passage ses programmes scientifiques les plus sensibles… À une exception près, et pas des moindres.

Plus de peur que de mal, finalement, pour la NASA. Après des mois d’inquiétude provoqués par la proposition budgétaire de l’administration Trump pour l’exercice fiscal 2026, l’agence spatiale américaine évite une cure d’austérité majeure. Le Congrès a en effet dévoilé début janvier un accord budgétaire final qui maintient l’essentiel des financements, en net décalage avec les coupes drastiques initialement envisagées par la Maison-Blanche.

En mai dernier, l’exécutif a en effet proposé de ramener le budget de la NASA à 18,8 milliards de dollars, contre près de 24,9 milliards lors des deux exercices précédents. Une baisse qui aurait entraîné des réductions massives, notamment dans les programmes scientifiques et technologiques, et la suppression de dizaines de missions. Le texte final retient finalement une enveloppe de 24,44 milliards de dollars pour 2026, soit un niveau très proche de celui de 2025.

C’est une vraie victoire pour les programmes scientifiques de l’agence. Alors que la proposition présidentielle prévoyait une réduction d’environ 50 % des crédits alloués, le compromis limite la baisse à environ 1 %, avec 7,25 milliards de dollars accordés en 2026, contre 7,33 milliards l’an dernier. Les différentes divisions scientifiques – sciences de la Terre, planétologie, astrophysique ou héliophysique – conservent ainsi des financements proches de leurs niveaux actuels.

Perseverance Mars
© NASA

Coup d’arrêt pour le si attendu Mars Sample Return

Dans le détail, les opérations spatiales, qui incluent la Station spatiale internationale et le soutien aux futures stations commerciales en orbite basse, reçoivent 4,18 milliards de dollars. L’exploration habitée bénéficie de 7,78 milliards, un montant légèrement supérieur à celui de 2025, mais inférieur à la demande initiale de l’administration. Les technologies spatiales, elles, reculent à 920 millions de dollars, tout en restant bien au-dessus du niveau proposé au printemps.

Exception notable : le programme Mars Sample Return, jugé trop coûteux et en retard, n’est pas soutenu dans sa forme actuelle. Pour rappel, ce projet emblématique vise à rapporter sur Terre des échantillons martiens collectés par le rover Perseverance, afin de potentiellement y découvrir une trace de vie passée.

Mais le Congrès confirme son abandon, tout en allouant 110 millions de dollars à un nouveau volet baptisé « Mars Future Missions », destiné à préserver des technologies clés issues de la version précédente, essentielles à de futures missions vers Mars.

Starship Spacex Lune Artemis Nasa
© SpaceX / NASA

Année charnière

À noter que ce cadre budgétaire s’inscrit dans une année particulièrement dense pour la NASA, désormais dirigée par l’astronaute civil et entrepreneur Jared Isaacman.

Dès le mois de février, l’agence doit lancer Artemis II, première mission habitée du programme lunaire Artemis. Quatre astronautes s’envoleront alors pour une orbite autour de la Lune, marquant le premier vol humain à cette distance depuis la fin du programme Apollo.

  • La NASA évite une lourde coupe budgétaire et conserve l’essentiel de ses financements pour 2026.
  • Les programmes scientifiques sont largement préservés, malgré l’abandon du projet Mars Sample Return.
  • L’agence s’apprête désormais à une année clé, avec le lancement imminent de la mission habitée Artemis II.

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