Après l’eau, le café est la boisson la plus consommée au monde. Ce ne sont pas moins de 2,5 milliards de tasses de cafés qui sont avalées chaque jour sur la planète. En France, nous sommes 94 % à en consommer. Celui-ci est apprécié principalement pour son goût, mais également pour l’effet psychostimulant provoqué par la présence de caféine, ou 1,3,7-triméthylxanthine, une molécule présente également dans le thé. En effet, contrairement à de nombreuses croyances, le thé contient exactement la même molécule et non de la théine, un simple surnom.
Si l’abus de caféine peut conduire à des effets secondaires assez marqués, une consommation modérée de café n’est absolument pas dangereuse ; c’est même tout l’inverse.
Le café, un protecteur cardiovasculaire
C’est une étude présentée en 2021 au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie par le Dr. Judit Simon et son équipe du Centre cardiaque et vasculaire de l’Université de Budapest qui a validé ce constat.
Cette recherche a rassemblé plus de 468 000 participants sans antécédents cardiaques et les chercheurs se sont appuyés sur les données fournies par la UK Biobank pour tirer leurs conclusions. Les résultats sont sans appel : une consommation de l’ordre de trois tasses quotidiennes est associée à une diminution des risques de maladies cardiaques mortelles et d’AVC (Accident vasculaire cérébral).
Ainsi, les buveurs modérés de café voient leur risque de décès prématuré (quelle qu’en soit la cause) diminuer de 12 % et leur risque de décès lié à une maladie cardiovasculaire abaissé de 17 %. Concernant les risques de décès par AVC, c’est encore plus notable, puisque celui-ci descend de 21 %. Ces chiffres sont établis en comparaison avec des personnes non consommatrices de café.
Autres impacts du café sur le corps
En plus d’un effet bénéfique sur la protection de l’organisme face aux maladies, le café comporte d’autres vertus. Dr. Judit Simon et son équipe, lors de cette gigantesque recherche, ont également usé de techniques avancées d’imagerie, dont la résonance magnétique cardiaque, pour examiner comment le café pouvait impacter la structure et la fonction du cœur chez les participants.
Ici aussi, les résultats sont positifs, puisqu’il s’est avéré que les consommateurs réguliers de café présentaient un muscle cardiaque d’une taille plus optimale et fonctionnant de manière plus efficace en comparaison avec des individus qui n’en buvaient pas. Un bon point encore pour le café !
Selon le Dr. Judit Simon, ces observations laissent donc suggérer que consommer du café maintiendrait le cœur en bonne santé et contribuerait de manière assez importante à contrer certains effets du vieillissement de cet organe. Une fonction cardiaque optimisée est corrélée avec une qualité et une longévité de vie plus élevées chez les individus concernés.
Précautions et consommation optimale
Selon le professeur Rob van Dam, de l’Université George Washington, il reste tout de même nécessaire de consommer le café de manière judicieuse afin de maximiser ces bénéfices tout en minimisant les risques. « Dans l’ensemble, le tableau concernant la consommation de café est plutôt positif, en particulier si vous le buvez sans trop de crème ou de sucre » a-t-il déclaré auprès de USA Today.
En effet, l’ajout de calories ou de graisses inutiles au café, peut être un facteur de risque dans le développement de certaines conditions comme l’obésité ou le diabète de type 2. Deux fléaux, particulièrement prévalents aux États-Unis (bien que le Vieux Continent et le reste du monde ne soit pas en reste non plus à ce niveau-là).
Rob van Dam rajoute également que « plus de détails potentiellement […] sur les types de café et la dose optimale et peut-être sur les mécanismes impliqués dans les changements au niveau du cœur » pourraient être apportés par d’autres recherches. Il est possible que certains types de café (filtré, expresso, instantané, etc.) soient plus bénéfiques que d’autres sur la santé.
Consommer avec modération du café n’est donc pas mauvais pour la santé, c’est même tout l’inverse. Bien évidemment, en abuser fera strictement le contraire : augmentation de la pression artérielle et stimulation excessive du système nerveux. Comme l’a justement écrit Paralcese : « Omnia venenum sunt, nihil sine veneno est : dosis sola facit venenum », autrement dit : « Rien n’est poison, tout est poison : seule la dose fait le poison ». Moralité : buvez du café, mais ne vous noyez pas dedans !
- Une étude menée en 2021 par le Dr. Judit Simon et son équipe du Centre cardiaque et vasculaire de l’Université de Budapest a prouvé que le café avait des bienfaits cardioprotecteurs.
- En consommation modérée, il contrerait également les effets du vieillissement du cœur.
- D’autres études seraient les bienvenues pour savoir si certains types de cafés pourraient être plus bénéfiques que d’autres.
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“lors de cette gigantesque recherche” qui implique de “grands moyens” aucun mot, sur le financement de cette “étude”, n’a été pipé.
Dites-nous qui a financé cette “gigantesque recherche” et on extrapolera les résultats de nous-mêmes.
Bonjour,
Un petit coup d’oeil sur les sources mentionnées dans l’article ne serait pas de trop :
“Funding: P.B.M and S.E.P acknowledge support from the National Institute for Health Research (NIHR) Barts Biomedical Research Centre. S.E.P. acknowledges support from the ‘SmartHeart’ EPSRC programme grant (www.nihr.ac.uk; EP/P001009/1) and also from the CAP-AI programme, London’s first AI enabling programme focused on stimulating growth in the capital’s AI Sector. CAP-AI is led by Capital Enterprise in partnership with Barts Health NHS Trust and Digital Catapult and is funded by the European Regional Development Fund and Barts Charity. S.E.P. and S.N. acknowledge the British Heart Foundation for funding the manual analysis to create a cardiovascular magnetic resonance imaging reference standard for the UK Biobank imaging resource in 5000 CMR scans (www.bhf.org.uk; PG/14/89/31194). S.N and SKP supported by the Oxford NIHR Biomedical Research Centre and S.N. by the Oxford British Heart Foundation Centre of Research Excellence. N.A. recognize the National Institute for Health Research (NIHR) Integrated Academic Training programme which supports their Academic Clinical Lectureship posts. N.C.H acknowledges support from the UK Medical Research Council (MRC #405050259 and #U105960371), NIHR Southampton Biomedical Research Centre, University of Southampton, and University Hospital Southampton. Z.R.E was supported by a British Heart Foundation Clinical Research Training Fellowship (FS/17/81/33318). Project no. NVKP_16-1–2016-0017 (’National Heart Program’) has been implemented with the support provided from the National Research, Development and Innovation Fund of Hungary, financed under the NVKP_16 funding scheme. The research was financed by the Thematic Excellence Programme (2020-4.1.1.-TKP2020) of the Ministry for Innovation and Technology in Hungary, within the framework of the Therapeutic Development and Bioimaging thematic programmes of the Semmelweis University.”