L’été dernier, le retour de Deadpool nous laissait entr’apercevoir une lueur d’espoir : une réconciliation avec le genre super-héroïque au cinéma est possible. 2025 sera une année charnière pour Marvel qui a la lourde tâche de continuer à nous convaincre. Après plusieurs bides et flops au box-office (et dans notre coeur), il y a du travail. Ainsi, il est bientôt l’heure de conclure la pénible phase V de l’Univers Cinématographique de Marvel avec Captain America : Brave New World puis Thunderbolts* et d’ouvrir la phase VI avec Les 4 Fantastiques : premiers pas. Tout un programme !
L’année commence donc sur les chapeaux de roues avec la sortie de Captain America : Brave New World. Sam Wilson prend la succession de Steve Rogers et endosse le rôle de Captain America. Une nouvelle ère qui en jette ? Verdict dans notre critique de Captain America : Brave New World.
Il y a un nouveau Captain en ville…
Si vous n’avez pas bien suivi, non, Steve Rogers n’est plus Captain America. Souvenez-vous, il a rendu son bouclier à la fin d’Avengers : Endgame. C’est désormais Sam Wilson, le Faucon, qui reprend le flambeau après moult péripéties et pérégrination dans la série Disney+ Le soldat de l’hiver et le Faucon.
Ainsi, ce nouvel opus est l’occasion pour le nouveau Captain America de montrer s’il est effectivement à la hauteur de son prédécesseur. S’il ne peut pas compter sur le sérum de Super-Soldat, il dispose d’un nouveau costume renforcé avec du vibranium tout droit exporté du Wakanda. Il n’y a pas à dire : Sam Wilson offre un vent de fraîcheur au super-héros américain par excellence. Il est accompagné d’un nouveau Faucon qui s’avère plutôt attachant, ce qui est toujours un bon point.
Où est la prise de risque ?
Dans Captain America : Brave New World, Thaddeus Ross rentre à la Maison Blanche et le nouveau Captain America entend bien mettre leurs différends de côté pour le bien commun. Mais il se retrouve plongé au cœur d’un gigantesque incident international. Il n’a pas beaucoup de temps pour découvrir la raison du complot qui pourrait bien mettre le monde entier à feu et à sang…
Ainsi, le long métrage se rattache de manière surprenante à l’un des pires films du MCU, L’incroyable Hulk. Sorti en 2008 avec Edward Norton (Fight Club), nous sommes nombreux à avoir voulu oublier ce long métrage. Mais pas Marvel, qui a décidé de baser Brave New World sur ce nanar. On peut dire qu’on est loin de l’idée du siècle. Mais soit !
Toujours est-il que Captain America : Brave New World est vendu comme un thriller politique palpitant. Si on ne s’ennuie pas vraiment pendant les deux heures que dure le long métrage, on est tout de même assez loin de la promesse initiale.
Du côté de la réalisation, de la mise en scène ou encore de la photographie, on ne peut pas dire que c’est mauvais. Néanmoins, Julius Onah a choisi la facilité et la sobriété. Sans faire de réels faux pas à ce niveau-là, Captain America : Brave New Wold souffre d’une véritable insipidité. Et c’est dommage car tout n’est pas à jeter dans le film, comme un combat aérien remarquablement intéressant. Mais on retiendra surtout un scénario fade et des dialogues qui sonnent comme une grossière parodie.
Un antagoniste qui laisse à désirer
Malheureusement, Marvel a voulu faire grimper la hype et a déjà sorti de belles cartouches en amont de la sortie du film. Résultat ? On n’est pas (ou alors peu) surpris par Captain America : Brave New World.
Pour titiller la curiosité des fans, l’une des informations les plus importantes du film est d’ores et déjà connue : Harrison Ford endosse le rôle de Thaddeus Ross, Président des États-Unis, qui peut se transformer en Red Hulk. À partir de là, tout est moins captivant.

Pourtant, Red Hulk n’est pas l’antagoniste de Captain America : Brave New World. Les studios Marvel ont décidé de déterrer un personnage dont nous n’avions pas entendu parler depuis 16 ans et a confié ce rôle au docteur Samuel Sterns. Mais siiiii, le scientifique qui transforme sous la contrainte Blonsky en Abomination et qui reçoit par accident un peu de sang de Banner et subit une mutation à la fin de L’Incroyable Hulk… Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans Captain America : Brave New World, celui qu’on connaît sous le nom de Leader (bien qu’il ne soit pas cité une seule fois dans le film) manque cruellement de charisme. On aurait presque envie de lever les yeux au ciel…
Effets visuels : du bon… et du (vraiment) moins bon
Tout n’est pas vraiment gris dans le ciel du MCU. Mais si Captain America : Brave New World n’est pas fondamentalement moche et qu’il profite de quelques effets visuels du plus bel effet, la partition complète est loin de nous emballer. À plusieurs reprises, les effets visuels et spéciaux nous ont fait grincer des dents. On s’attend à mieux de la part de Marvel.
Verdict : un retour en demi-teinte
Le retour de Captain America dans les salles obscures nous laisse un goût amer en bouche. Si le film est loin d’être une catastrophe, il est une nouvelle preuve que le MCU a réellement du mal à se renouveler et à nous offrir quelque chose de nouveau et de radicalement rafraîchissant. Il est, sans grande surprise, dans la lignée des derniers films estampillés Marvel, si on ne compte pas Les Gardiens de la Galaxie Vol.3 et Deadpool & Wolverine. Reste à voir si les studios réussiront à conclure la phase V du MCU dignement avec Thunderbolts*, prévu le 30 avril 2025 dans les salles obscures.
Néanmoins, il y a de quoi se réjouir : la phase VI s’ouvrira avec Les 4 Fantastiques : premiers pas et tout semble nous donner un peu d’espoir. Allez, on a envie d’y croire.
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