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« C’est historique en Europe » : ces graves accusations pourraient coûter 12 Mds € à Google

Les procédures judiciaires se multiplient contre le géant de la Tech.

Souvenez-vous, en 2017, la Commission européenne condamnait Google à payer une amende de 2,4 milliards de dollars pour avoir illégalement exploité sa position dominante sur le marché des moteurs de recherche en donnant un avantage à son propre service d’achat en ligne. Le géant de la Tech a par la suite multiplié les recours avant que la décision ne soit finalement confirmée. Cette validation donne des idées à de nombreuses entreprises qui s’estiment lésées par les pratiques de la firme de Mountain View.

Google risque très gros

Bloomberg News a ainsi recensé 12 affaires civiles dans sept pays européens. Elles concernent des comparateurs de prix. D’après les décomptes du site d’information, Google pourrait ainsi débourser pas moins de 12 milliards d’euros en cas de verdicts défavorables.

Parmi les exemples cités par nos confrères : un juge londonien va se prononcer fin juin sur une plainte de 1,6 milliard de dollars déposée par le site web britannique Kelkoo et le site Foundem, qui n’est plus en activité. Puis, en septembre, un tribunal d’Amsterdam écoutera entendra la requête de la société néerlandaise Compare Group.

En février dernier, Albrecht von Sonntag, cofondateur d’Idealo, résumait ainsi l’état d’esprit de son entreprise, qui dénonce le géant de la Tech et lui réclame 3,3 milliards d’euros : « Nous insistons sur notre demande de sanctions efficaces pour les comportements abusifs. Internet ne peut et ne doit pas être dominé par des monopoles au détriment des consommateurs, d’une concurrence loyale et de l’économie européenne. »

Alors que ces plaintes pourraient coûter cher à Google et qu’elles s’ajoutent aux autres affaires judiciaires en cours, la firme de Mountain View conteste les allégations des plaignants. La société technologique estime que l’affichage publicitaire qu’elle a ajouté en 2017 pour les comparateurs de prix fonctionne bien. Elle dit n’opérer aucune distinction entre son propre service d’achat et ceux de ses concurrents.

Donald Trump à la rescousse ?

D’après les estimations d’un porte-parole cité par nos confrères, pas moins de 1550 comparateurs de prix européens utilisent son offre contre seulement sept en 2017. Il ajoute : « Nous sommes en profond désaccord avec ces poursuites, intentées par des entreprises qui cherchent à obtenir des compensations plutôt qu’à investir dans leurs propres produits ».

Selon Bloomberg, si les entreprises européennes venaient à remporter leurs procès, mais que Google décide de ne pas payer les amendes, elles devront demander l’intervention des tribunaux américains. Des initiatives qui risquent de fortement déplaire à Donald Trump, qui s’est posé en grand défenseur des géants de la Tech depuis sa prise de fonction en janvier dernier.

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