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Comment Amazon va aider la BCE à développer l’euro numérique

Amazon fait partie des entreprises sélectionnées par la Banque Centrale Européenne.

Nous le savons tous, Christine Lagarde, la patronne de la Banque Centrale Européenne, n’est pas friande des cryptomonnaies. Au mois de mai, celle-ci expliquait même que les cryptos ne valent rien.

« Ma très humble évaluation est que cela ne vaut rien, cela ne repose sur rien, précise-t-elle. Il n’y a pas d’actifs sous-jacents pour agir comme un ancrage de sécurité », avait-elle déclaré.

En revanche, l’institution s’intéresse aux monnaies numériques de banque centrale. Et actuellement, la BCE étudie un projet d’euro numérique.

Au mois de juillet 2021, après plusieurs mois de réflexion et de consultation, la BCE a lancé une première phase de deux ans, dans le but de lancer cet euro numérique.

Le projet avance bien puisqu’il y a quelques jours, celle-ci a annoncé la collaboration avec cinq entreprises qui vont développer des interfaces utilisateurs pour une utilisation potentielle de l’euro numérique.

« L’objectif de cet exercice de prototypage est de tester dans quelle mesure la technologie derrière un euro numérique s’intègre aux prototypes développés par les entreprises. Des transactions simulées seront lancées à l’aide des prototypes frontaux développés par les cinq sociétés et traitées via l’interface et l’infrastructure dorsale de l’Eurosystème. Il n’est pas prévu de réutiliser les prototypes dans les phases ultérieures du projet d’euro numérique », lit-on dans un communiqué de l’institution.

Chaque entreprise sélectionnée se concentrera sur un cas d’utilisation précis. Et en ce qui concerne Amazon, qui figure dans la liste, celui-ci proposera une interface pour les paiements dans le e-commerce. Les autres sociétés choisies sont CaixaBank, Wordline, EPI et Nexi. Les deux premiers travailleront sur les paiements de pair-à-pair, tandis que les deux autres se focaliseront sur les points de vente.

Selon les explications de la Banque Centrale Européenne cet exercice de prototypage est une étape importante de la phase d’investigation de deux ans. Et celle-ci entend publier les conclusions de cette phase en 2023.

L’euro numérique, c’est quoi ?

Pour le moment, même la BCE n’a pas encore complètement fixée sur les caractéristiques que sa monnaie numérique pourrait avoir. Mais sur son site, celle-ci explique :

« L’euro numérique serait comme les billets en euros, mais numérique. Il s’agirait d’une monnaie électronique, émise par l’Eurosystème (la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro), et accessible à tous les citoyens et entreprises. »

L’institution précise également que l’euro numérique ne remplacerait pas le cash, mais complèterait plutôt celui-ci.

En tout cas, par rapport aux stablecoins, l’euro numérique serait une monnaie de « banque centrale », « garantie » et « sans risque ». En effet, la BCE pointe du doigt le fait que la fiabilité et la stabilité des stablecoins dépendent de « l’entité émettrice et de la crédibilité de son engagement à en maintenir la valeur dans le temps ».

En ce qui concerne la technologie qui sera utilisée, la BCE indique que pour le moment, aucune décision n’a encore été prise. Mais l’Eurosystème teste plusieurs approches, dont les solutions décentralisées.

Enfin, concernant l’introduction de l’euro numérique, la BCE assure que cela est une priorité. Mais l’institution préfère également prendre son temps pour bien faire les choses. Une fois la première phase d’investigation achevée en 2023, le Conseil des gouverneurs décidera de passer, ou non, à l’étape suivante.

Durant cette prochaine étape, qui durera trois ans, la BCE pourra développer des services, tester, ou même réaliser des expériences concrètes sur l’euro numérique.

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  1. « L’euro numérique serait comme les billets en euros, mais numérique. Il s’agirait d’une monnaie électronique, émise par l’Eurosystème (la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro), et accessible à tous les citoyens et entreprises. »

    La BCE invente … la carte bleue …

    1. …. ou le virement inter-bancaire.

      Je me suis fais la même réflexion. L’euro est déjà très largement numérique.
      Le cash ne représente qu’une infime partie des euros en circulation.

      Je ne comprend pas trop le projet à part, peut-être, ne pas laisser le “sans contact” aux seuls mains d’entreprises privées (Visa, Apple Pay etc.)

  2. L’euro numérique permettra de contrôler de façon centralisée qui dépense quoi et où (qui a l’autorisation de dépenser quoi et où).
    C’est une sorte d’esclavage monétaire en préparation.

    1. Voilà. Exactement. C’est l’horreur absolue. Le contrôle total. Ce sera lié à un crédit carbone, social et au fait d’accepter ou non de recy des inky de produits expérimentaux.
      Je pense qu’il y aura beaucoup de résistance à cette folie et que des des circuits parallèles vont naître. La création monétaire doit être publique. Peu de gens le savent, les banques centrales sont des institutions aux mains du privé.

  3. Je rejoins tous les commentaires, auxquels je rajouterais une question :

    “Que vient faire AMAZON dans cette future galère ???”

    Une fois de plus, la réponse est que les instances européennes donnent un peu plus dans la serviabilité vis-à-vis de l’Oncle Sam…comme avec McKinsey, Black-Rock (qui possède 60% de notre dette) etc…

    Les premiers coupables sont à l’Élysée, à Matignon, mais également à l’Assemblée Nationale (à quoi servent les oppositions à part participer à cette vaste tartuffade qu’est notre pseudo démocratie en mort cérébrale absolue) et au Sénat, et chez les syndicats, etc….

    Il est temps que le peuple reprenne son destin en main.

    1. Parfaitement d’accord avec votre conclusion. Ce n’est que du cirque, il n’y a pas d’opposition. On l’a vu pendant la covid. Il ne faut pas attendre un sauveur. Il faut nous ré organiser, refaire société.

Les commentaires sont fermés.