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Fintech

Comment Google compte aider les banques en ligne

L’industrie de la fintech est dans sa ligne de mire. Mais Google ne veut pas être une banque.

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Google Pay
© Unsplash / Matthew Kwong

En même temps que Microsoft s’installait doucement dans la fintech grâce à une nouvelle fonctionnalité dans Microsoft 365, Google tend à devenir un acteur clé pour les banques en ligne. Le mois dernier, l’idée s’est d’autant plus concrétisée que le média américain Tech Crunch a révélé que Google préparait le lancement de sa carte de débit, comme Apple l’avait fait en août 2019 avec Goldman Sachs.

Cette fuite a monté sur le devant de la scène la partie immergée de l’iceberg. Car Google se prépare à devenir un acteur de taille dans la fintech, et de façon bien plus large que par la sortie d’une carte de débit connectée à son wallet sur mobile. Un résumé de l’actualité récente de Google s’impose, alors que contrairement à certaines hypothèses, la firme de Mountain View ne semble pas vouloir devenir un concurrent des banques en ligne.

Retenez plutôt qu’il pourrait s’agir d’un partenaire. À terme, Google sera un acteur central de la fintech, mais ses clients seront les banques mobiles elles-mêmes. Dans un récent article publié par nos confrères de Forbes, l’idée revient que Google veut proposer ses services technologiques. « Nous vous aidons à monétiser vos relations avec les clients », déclarait le géant du numérique.

Google Debit Carte

La carte de débit sur laquelle travaille Google © Tech Crunch

Une opportunité à prendre pour Google

Un peu comme Treezor en France, qui s’occupe de créer l’architecture technologique à des banques en ligne et néo-banque au sein de l’hexagone, Google veut devenir un fournisseur. En mars 2020, un article publié par Finextra mettait en avant le fait que Google, via sa branche Google Cloud, venait de signer un contrat de cinq ans avec la banque britannique Lloyds Banking Group pour l’épauler dans sa transformation numérique. Deux ans plus tôt, Google travaillait aussi avec HSBC, en lui mettant à disposition ses outils de cloud et d’apprentissage automatique.

En découvrant que Google travaillait sur une carte bancaire (de débit), beaucoup de médias ont avancé l’idée que la firme sera la nouvelle banque en ligne, concurrençant les acteurs du marché américain. Il faut dire que cette nouvelle vient compléter son travail sur un compte chèque, qui avait fait parler de lui en novembre 2019. Sauf que Google compte proposer ce dernier à des banques, en devenant un partenaire technologique et non pas un nouvel acteur parmi les banques mobiles.

Aux États-Unis, les homologues du français Treezor s’appellent Fiserv et FIS. La plupart des architectures technologiques de la banque mobile sont développées par ces deux concurrents. Google a pourtant une place a prendre, et ce pour deux raisons. La première est que le plus gros du travail n’a pas encore été fait. Selon une étude de Cornerstone Advisors, le développement des banques en matière d’automatisation et d’intelligence artificielle n’est encore qu’à son commencement. Seulement 8 % des banques interrogées possèdent des outils de machine learning, et 7 % de simple automatisation robotique.

Fintech Technologies Etude

© Forbes / Etude Cornerstone Advisors

La seconde raison, qu’avance Ron Shevlin, le directeur général de la recherche fintech chez Cornerstone Advisors, concerne l’image de Google. Comparé à Fiserv ou FIS, Google est connu du grand public, et apprécié. C’est notamment le cas des milléniaux (Génération Y), qui selon l’étude du cabinet Cornerstone Advisors, seraient 25 % à se dire très susceptibles à utiliser une carte de débit Google comme carte de débit principale. Cela dépasse Apple, et ses 22 %.

Carte debit GAFAM

© Forbes / Etude Cornerstone Advisors

Elliot Goykhman (Zelf) : « créer une banque pour les générations Y et Z »

Comment compte s’y prendre Google ?

Ces derniers mois, le nombre de sujets d’actualité de Google en lien avec la fintech a fortement augmenté. On peut aujourd’hui constater deux grands pôles impliqués dans cette industrie : Google Cloud, avec ses partenariats dans le développement des infrastructures technologiques pour HSBC et Lloyds Banking Group, ainsi que Google Pay, avec le développement de la carte de débit et du compte chèque. Les détails au sujet des ressources attribuées par Google ne sont pas vraiment connus.

En revanche, nous pouvons imaginer que Google devrait nous en dire plus, dès cette année. Normalement, l’arrivée de sa carte de débit ou encore de son compte chèque seront officialisés en 2020. En février dernier, Google Cloud avait rapporté qu’ils avaient réduit leur effectif dans le cadre d’une restructuration. Difficile à dire si Google compte créer une branche spécialisée dans ses technologies fintech, ou si elle cherchera davantage à passer par de l’acquisition de startups déjà installées. Une chose est sûre, Google réitère mon opinion que le secteur bancaire connaîtra un vrai redéploiement des profits, où les banques partageront leur part du gâteau avec les acteurs du numérique, les nouveaux intermédiaires indispensables.

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