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Coup de pression : le patron de Ryanair accuse la France d’étouffer le tourisme avec ses taxes

Nouvelle charge contre la France. Le patron de Ryanair s’en prend une fois de plus à la hausse des taxes aériennes, qu’il juge contre-productive pour le tourisme. Entre avertissements et menaces à peine voilées, Michael O’Leary pousse Paris à revoir sa copie.

Décidément, Michael O’Leary ne semble pas près de lâcher la France. Le patron de Ryanair, qui s’est récemment illustré par son échange remarqué avec Elon Musk, a de nouveau pris pour cible la politique aérienne tricolore. Interrogé par BFM Business, le dirigeant irlandais a fustigé la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion.

Revalorisée l’an dernier dans un contexte budgétaire tendu, cette taxe est passée de 2,63 euros à 7,30 euros pour un billet en classe économique à destination de la France ou de l’Europe. Une augmentation assumée par l’exécutif pour tenter de renflouer les caisses de l’État, mais qui suscite la colère des compagnies aériennes à bas coût. Ryanair ne fait pas exception, et déplore un déséquilibre évident en matière d’attractivité entre la France et d’autres pays européens.

« Le gouvernement continue d’augmenter les taxes sur les aéroports là où nous voulons croître. Et je pense que la politique du gouvernement français est fondamentalement erronée parce que la Suède, la Slovaquie et l’Italie suppriment les taxes sur le transport aérien, tandis que la France les augmente », a lancé le PDG.

Des aéroports ne sont déjà plus desservis

Michael O’Leary ne s’en cache pas : la pression fiscale française pourrait accélérer le redéploiement des avions vers d’autres pays européens. « Il est donc inévitable que de plus en plus de capacités soient déployées en dehors de la France vers ces pays qui baissent les taxes et les coûts », a-t-il souligné.

Dans les faits, la compagnie a déjà commencé à ajuster sa stratégie. Plusieurs aéroports régionaux, souvent moins fréquentés, ont vu leurs liaisons supprimées ces derniers mois : Perpignan, Vatry, Bergerac, Brive et Strasbourg. Ces décisions ont un impact direct sur l’économie locale et l’activité touristique, notamment en période hivernale où la rentabilité est plus fragile, indique Ryanair.

Le patron de la compagnie irlandaise appelle désormais la France à suivre l’exemple de ses voisins européens et à supprimer purement et simplement ces taxes. Une requête qui tranche avec la volonté affichée par Paris de réguler davantage le secteur aérien, à la fois pour des raisons budgétaires et environnementales.

Reste à savoir si cet appel trouvera un écho auprès du gouvernement, qui n’a pour l’heure montré aucun signe d’assouplissement.

  • Ryanair critique à nouveau la hausse des taxes aériennes en France, les accusant de pénaliser sa croissance.
  • Son patron Michael O’Leary estime que ces mesures poussent les compagnies à déplacer leurs capacités vers des pays européens moins taxés.
  • Malgré les appels à supprimer ces prélèvements, le gouvernement français ne montre pour l’instant aucun signe de recul.

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