Fans de Marvel, rassemblement. Après une phase IV peu ou prou anodine, l’Univers Cinématographique de Marvel aborde 2023 avec une toute nouvelle ère. L’intrigue du multivers s’enrichit en commençant par une virée express dans le royaume quantique aux côtés d’Ant-Man et la Guêpe dans ce nouveau long métrage.
Sur le papier, Quantumania a tout pour séduire les spectateurs. Nous retrouvons, en effet, un super-héros très apprécié, une intrigue pleine de promesses et l’arrivée du nouvel antagoniste qui prend la place du redouté Thanos. Si dans la théorie, Ant-Man 3 devrait régaler les amateurs, qu’en est-il de la pratique ?
Eh oui, à l’aube de cette cinquième phase, à part quelques exceptions, les derniers films du MCU n’ont globalement pas eu le même poids que Avengers : Infinity War, Avengers : Endgame ou encore Black Panther. Les fans ne manquent pas de faire part de leur déception sur les réseaux sociaux. Ainsi, Marvel doit relever la barre avec la phase V du MCU. Pour cela, les studios mettent les petits plats dans les grands.
C’est indéniable, Ant-Man et la Guêpe : Quantumania est d’une importance capitale pour la suite de l’Univers Cinématographique de Marvel. Après avoir sauvé tout le monde, Scott Lang file une vie plutôt idéale, même si elle n’a pas de sens. C’est en tout cas ce qu’il dit lui-même dès les premières minutes de ce long métrage. C’est vrai que passer de criminel et raté à héros adulé après avoir rejoint les Avengers et sauvé l’humanité d’un alien violet, il y a de quoi se faire la remarque. Mais pas au point de trop perturber notre sympathique héros.
Ant-Man, c’est la famille
Ainsi, tout va pour le mieux pour ce bon vieux Ant-Man. Il a même écrit un livre pour raconter son histoire. Et ne s’en prive pas pour le rappeler à qui veut bien l’entendre. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes… Dans lequel Thanos n’est plus.
Enfin… Jusqu’à ce que la petite famille de l’Homme-Fourmi se retrouve propulsée par erreur dans le fameux royaume quantique. Lui y compris. Ainsi, Ant-Man, la Guêpe, Cassie (désormais âgée de 18 ans), Hank et Janet Pym… La joyeuse famille recomposée va devoir survivre dans cette dimension subatomique dont ils ne savent rien. Ou presque. Dans Ant-Man et la Guêpe : Quantumania, les secrets règnent. Surtout les secrets de famille.

Comme dans les deux premiers opus dédiés à Ant-Man, la famille est au cœur de ce nouveau volet. Après cinq ans loin de sa fille, Scott continue de faire de son mieux pour être le père idéal. Mais Cassie a grandi et elle a ses propres projets. Qu’elle se garde bien de partager avec son papounet. De son côté, Hope essaie de renouer avec sa mère, enfin revenue du royaume quantique. Le problème, c’est qu’elle ne s’en tient pas au script des retrouvailles imaginées par sa fille. Mais vous vous en doutez, rien de telle qu’une aventure quantique pour renforcer les liens familiaux.
Comme on pouvait s’y attendre, ce nouveau volet consacré à Ant-Man profite d’un bonne dose d’humour. Juste ce qu’il faut. Sans tomber dans l’excès comme on avait pu le reprocher à Thor : Love and Thunder cet été, le personnage incarné par Paul Rudd étant par essence comique. L’acteur est, par ailleurs, fidèle à lui-même dans ce rôle qui semble lui coller à la peau. Et on éprouve du plaisir à le retrouver ! Quantumania est l’occasion de rencontrer de nouveaux personnages au ressort comique appréciable, histoire de dédramatiser un peu l’arrivée imminente de Kang le Conquérant.
Du grand méchant ! Du grand méchant !
Mais sous cette exploration familiale colorée et relativement sympathique, il y a les lourds enjeux et ambitions du MCU. En tant qu’initiateur de la phase V, Ant-Man et la Guêpe : Quantumania n’a plutôt pas intérêt à se reposer sur ses lauriers. Il y a du travail à faire et nous, on a des fourmis dans les jambes à attendre l’arrivée de “celui qui demeure”. Dont tout le monde semble parler, mais qui se fait désirer. Si le rythme est plutôt bien maîtrisé, on peut reprocher au film de tourner un peu trop autour du pot avant de présenter (enfin !) Kang le Conquérant.
Eh oui, depuis Avengers : Endgame, la place de “grand méchant” du MCU reste vacante. Après les pierres de l’Infini, Marvel s’attaque au multivers. Nous avons eu droit à une présentation sommaire dans la série Loki, à une arrivée tonitruante dans les salles obscures avec Spider-Man : No Way Home et à une épopée folle avec Doctor Strange in the Multiverse of Madness mais il était temps de passer aux choses sérieuses. Ainsi, Marvel continue son petit bonhomme de chemin avec Ant-Man et la Guêpe : Quantumania.

Si le nom de Kang vous dit quelque chose, c’est parce qu’il a déjà pointé (brièvement) le bout de son nez à la fin de la première saison de Loki. Terriblement terrifiant et glaçant, Jonathan Majors reprend son rôle d’antagoniste pour notre plus grand plaisir. L’acteur qu’on a déjà vu dans Lovecraft Country ou encore Da 5 Bloods : Frères de sang s’impose avec une interprétation de haut vol de ce nouvel antagoniste. Si on doit honnête, c’est bien pour lui que Quantumania vaut le détour.
Kang le Conquérant n’a pas besoin d’en faire des caisses pour démontrer sa puissance. Pire, même, tout semble d’une incroyable facilité pour lui. Un véritable jeu d’enfant. Ant-Man et sa famille vont devoir mettre les bouchées doubles face à ce méchant d’envergure. Bien que Kang le Conquérant fasse son effet, Marvel pêche et n’arrive pas à aller assez loin pour en faire un antagoniste aussi redoutable que Thanos. Malheureusement, c’est globalement le sentiment amer que laisse le film.
Pas de taille ?
Malgré un univers d’une richesse extraordinaire, un champ des possibles presque infini, des enjeux colossaux et un antagoniste d’exception, Marvel n’arrive pas à nous offrir le film qu’il nous avait promis. Finalement, Ant-Man 3 reste en surface. Peut-être cherchons-nous la petite bête. Peut-être avions-nous trop d’attentes. Car Quantumania n’est pas un mauvais film, bien au contraire.
En tant que fan du MCU, vous passerez un bon moment, c’est certain. On se laisse vite porter par ce long métrage qui baigne dans la science-fiction, on apprécie voir notre petite famille évoluer, on aime même ses thèmes classiques mais bien exécutés. Malgré des effets spéciaux douteux à certains moments, la photographie reste agréable. Quant à la réalisation, si elle est relativement simple, elle reste efficace.
Mais avec Ant-Man et la Guêpe : Quantumania, Marvel ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Si ce nouveau film est intéressant, c’est avant tout pour ce qu’il représente et ce qu’il met en place pendant deux heures. Pour un métrage d’une importance aussi cruciale dans le MCU, c’est bien dommage.
Somme toute, c’est la fin qui fera battre notre petit cœur avec deux scènes post-génériques qui viennent totalement remonter le niveau de hype et nous dire “Allez, la suite sera exceptionnelle alors tu nous pardonnes ?”.
On pourrait conclure cette critique assez facilement par une seule phrase : c’est un petit pas pour Ant-Man mais un bond de géant pour Marvel. De quoi nous happer jusqu’à la prochaine fois…
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
«antièrement»… pouvez-vous corriger cette faute dans le titre ?
C’est surtout un jeu de mot avec le mot ant qui veut dire fourmi en anglais…D’où Ant-man.