Après avoir travaillé pendant près de 30 ans pour la compagnie aérienne, Laura Lanigan a choisi de poursuivre en justice British Airways. Lors d’un vol en juin 2019, l’hôtesse de l’air a été grièvement blessée.
Estimant le pilote fautif, lui reprochant de ne pas avoir respecté les protocoles de sécurité et d’avoir volé dans une “zone dangereuseé, Larau Lanigan a porté plainte contre British Airways et demande 72 500 livres sterling (environ 83 000 euros) de dommages-intérêts. Malheureusement pour elle, le tribunal du comté central de Londres a rejeté sa demande d’indemnisation.
À qui la faute ?
À bord d’un Boeing 777 pour un vol reliant Londres à Mumbai en juin 2019, l’hôtesse de l’air expérimentée Laura Lanigan a été fortement blessée à cause de turbulences extrêmement violentes. Alors que l’avion se préparait à atterrir après un vol de 9 heures, la quinquagénaire, qui se trouvait dans la cuisine de l’avion, a été projetée en l’air avant de retomber sur le sol. Pour ne rien arranger, une bonbonne de boisson mal fixée lui tombe dessus. Résultat des courses ? L’hôtesse de l’air soufre d’une fracture au genou gauche et d’une luxation de l’épaule et a dû être évacuée de l’avion en fauteuil roulant. Elle déclare qu’il était question des pire turbulences qu’elles aient rencontrées dans sa carrière, elle qui volait pour British Airways depuis quasiment trois décennies.
Pour Laura Lanigan, cet accident est entièrement la faute de l’équipage navigant. Elle assure qu’il a volé dans une “zone dangereuse” sans respecter les protocoles de sécurité. L’hôtesse de l’air déclare qu’ils étaient trop proches d’un nuage d’orage (cumulonimbus) alors que le protocole indique le respect d’une distance d’au moins 32 kilomètres. De son côté, la compagnie aérienne britiannique réfute toute responsabilité.
British Airways conteste les allégations de Laura Lanigan. Les avocats de la compagnie aérienne assure que le radar météorologique n’indiquait aucun nuage d’orage à proximité, et qu’il n’y avait aucune preuve visuelle de sa présence. Les pilotes parlent simplement de “nuages blancs et duveteux”. De plus, le personnel navigant commercial avait été prévenu des conditions météorologiques avant le vol. Deux heures avant l’atterrissage, un avertissement métro avait été donné tandis que le signal “Attachez vos ceintures”, indiquant de possibles turbulences, avait été activé (et maintenu) environ 45 minutes avant l’accident.
Pour le juge du tribunal du comté central de Londres, il s’agit d’un “accident très malheureux, mais inattendu et non raisonnablement prévisible”. Face à la difficulté de prouver une néligence dans de tels cas, la demande d’indemnisation de 83 000 euros de Laura Lanigan a été rejetée et la responsabilité de British Airways n’a pas été reconnue.
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