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Fintech

« Détérioration de l’environnement économique » : Goldman Sachs se prépare

Entre le boom de son activité boursière et la hausse des crédits impayés, Goldman Sachs se prépare au lendemain.

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Apple card Goldman Sachs
© Apple

La peur du lendemain a gagné Goldman Sachs. La banque d’affaires américaine vient d’annoncer qu’elle avait profité du second trimestre pour augmenter ses provisions à 1,59 milliard de dollars, loin des 214 millions de dollars il y a un an. L’établissement vient de publier son bilan trimestriel, qui reste pour le moins dans le vert, animé par son activité liée au marché et à la banque d’investissement.

Mais les conséquences de la crise sanitaire pèsent sur les plus grosses banques américaines, qui craignent que l’avenir soit encore plus difficile. Encore plus prudente, JP Morgan a réservé 10,5 milliards de dollars à ses provisions, un montant révélateur d’une situation exceptionnellement floue dans le monde de la finance. Goldman Sachs appréhende une « détérioration de l’environnement économique », notamment à cause de la hausse des crédits impayés et des défauts de paiement des particuliers et des entreprises.

Bénéfice en hausse de 2 %

Mais la situation reste très paradoxale. En parallèle aux difficultés de certaines entreprises, le Nasdaq a gagné plus de 17 % depuis le début de l’année. Comparés aux attentes des analystes, les résultats publiés par Goldman Sachs témoignent d’une véritable envolée des marchés depuis le début de l’épidémie de COVID-19.

Loin du « lundi noir » début mars à Wall Street (et sur les principales places boursières mondiales), l’établissement rapporte aujourd’hui avoir augmenté son chiffre d’affaires lié à ses activités de marché de l’ordre de 93 % sur un an.

Au total, son turnover s’est établi avec une croissance de 41 %, de quoi lui permettre de dégager un bénéfice net 2 % supérieur à la même période l’année précédente, à 2,25 milliards de dollars. Outre la bourse, son activité de conseil en levées de fonds et en fusion-acquisition a augmenté de 36 %, à 2,66 milliards de dollars.

Le crédit reste un levier pour Goldman Sachs

Paradoxalement aux craintes sur les crédits impayés, Goldman Sachs annonçait le 12 juin dernier vouloir s’investir plus en profondeur dans le domaine des prêts. La banque d’affaires a annoncé l’arrivée d’une nouvelle offre de crédit pour les vendeurs Amazon.

À l’origine, l’établissement cherchait à ouvrir une branche fintech dans le crédit, pour proposer une plateforme offrant ces services aux acteurs de la tech. Finalement, c’est le géant du e-commerce qui en a profité de façon exclusive, lui permettant quant à lui de se détacher de l’activité.

En plus du crédit, Goldman Sachs compte aussi sur l’épargne pour sa stratégie. Les Britanniques se sont familiarisés avec la présence de l’établissement new-yorkais sur le secteur, qui y a déployé une offre de compte épargne baptisée « Marcus ».

Sur place, la popularité de l’offre a atteint des sommets : la banque y a engrangé pas moins de 100 000 nouveaux clients, pour 8 milliards de livres en plus d’encours. Un succès loin d’être simple à gérer néanmoins.

Le 15 juin dernier, Goldman Sachs s’était résolue à fermer son portail d’ouvertures de comptes à cause de la législation : passé 25 milliards de livres sterling d’encours, « Marcus » devrait devenir une banque en ligne à part entière. Le mois dernier, Goldman Sachs annonçait avoir atteint les 21 milliards de livres.

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