Le domaine de Terre Blanche, vous connaissez ? C’est un havre de paix situé dans le sud du pays à quelques encablures de Cannes. Le lieu a été très bien choisi par DS pour nous présenter son petit dernier, le N°7. Avec un raffinement particulièrement poussé, la marque française met la barre très haute. Normal, son prédécesseur comptait pour la moitié des ventes du constructeur. Autant dire qu’il ne faut pas se louper.
Un design qui divise : le pari audacieux de la patte française
Singulier et familier ne vont pas ensemble ! Et pourtant, j’ose bien aligner ces deux termes puisque le N°7 est un mélange des genres connu. Effectivement basé sur le Peugeot 3008, l’engin cherche à se différencier à tout prix avec un format de SUV plus cubique, mais aux traits plus marqués. Les feux de jour verticaux posés au bout d’imposantes lames servent l’aérodynamisme.
Ces choix stylistiques qui ne laisseront personne indifférent
Les poignées affleurantes sont spécifiques, tout comme les optiques arrière en écailles. C’est surprenant… à moitié seulement. Car la N°8 avait déjà étrenné ces gimmicks stylistiques. Calandre rétroéclairée et feux en pointe de diamant sont par exemple connus. Le design reste fort et ça me plaît. Il est clair que certains n’apprécieront sûrement pas tous ces traits torturés. Espérons que la prise de risque paie…

À bord du DS N°7 : l’art du grand écart entre raffinement et ergonomie
Bon, la patte DS se retrouve aussi à bord. C’est superbement original et bien réalisé. Non, vous n’aurez pas un tableau de bord rectiligne avec un iPad posé au milieu comme sur toutes les chinoises. On reprend ici le mobilier de la N°8. Cela se traduit par un volant en X, des finitions en point perle, des inserts guillochés, des sièges façon bracelet de montre, un large écran central de 16 pouces et une console centrale flottante.
Le piège de l’infodivertissement : ce que cache la planche de bord
Personnellement, j’adore, mais je suis une nouvelle fois conscient que certains n’apprécieront pas une telle audace. Dommage, car la présentation est super soignée. Seules les parties inférieures auraient mérité de meilleures attentions, mais c’est aussi le cas sur les concurrentes. Là où ça peut véritablement décrocher, c’est sur l’ergonomie et surtout l’infodivertissement. Mais j’en parlerai davantage dans l’essai.

Le vrai visage du confort : promesse tenue ou simple argument marketing ?
Une DS est censée représenter le top du top en termes de confort. S’il n’a pas droit à la suspension hydropneumatique de la version présidentielle, le N°7 grand public retient tout de même un amortissement piloté avec lecture de la route par caméra. Ce système tiré de modèles très haut de gamme adapte la fermeté des ressorts pour un moelleux théoriquement incomparable. Théoriquement, j’ai bien dit…
Le silence d’or et ces petits plus qui changent les longs trajets
J’ai trouvé les bienfaits de ce système un peu plus contrastés. Ce qui fait en revanche foi est l’insonorisation, de très haut niveau. Avec un vitrage feuilleté à l’avant comme à l’arrière, le silence est d’or à bord du N°7. Sur longs trajets, ça fait la différence, au même titre que les sièges chauffants, ventilés et massants. Un chauffe-nuque tiré de la N°8 est même disponible, comme sur les cabriolets !

740 km d’autonomie et un grand écart tarifaire : faut-il vraiment y croire ?
Le N°7 ouvre sa gamme avec un trois-cylindres de 1.2 l développant 145 ch. C’est de la micro-hybridation en boîte automatique, certes, mais ça manque quand-même de standing pour le véhicule. Il faudra plutôt choisir entre trois modèles électriques : 73 kWh avec 230 ch, 97 kWh avec 245 ch et 97 kWh avec 350 ch en quatre roues motrices. Ma préférence ira à la version intermédiaire, avec une autonomie record de 740 km.
La version idéale se cache-t-elle vraiment là où on l’attend ?
Sachez que les prix s’échelonnent de 43 900 à 77 520 €. Certains hurleront au scandale, mais il faut garder à l’esprit que le N°7 mesure 4,66 mètres de long, ce qui le place à mi-chemin entre le segment C et le segment D. Les tarifs, eux, sont bel et bien ceux d’un véhicule d’un segment C premium. Les défauts ? Il y en a, bien sûr. La recharge n’est pas exemplaire. Il y en a encore quelques autres. Réponse dans l’essai qui paraîtra dimanche !

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