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J’ai fait Paris-Grenoble en Mercedes GLC : 14 € pour 15 min de charge, l’incroyable défi des 600 km

Le Mercedes GLC électrique rend les longs trajets ultra faciles grâce à son appétit modéré et sa recharge éclair. Je l’ai vérifié sur 600 km d’autoroute entre Paris et Grenoble. Le coût d’une seule et unique recharge m’a bluffé.

Me voilà à Rueil-Malmaison, il est 15h pile. Les choses s’annoncent très bien au moment de récupérer le nouveau Mercedes GLC électrique. L’engin, dans son blanc immaculé, affiche une batterie chargée à bloc et quelque 605 km d’autonomie. Si l’ordinateur de bord dévisse par rapport aux 715 km de la fiche technique, le chiffre est déjà très beau. Et probable pour un coût attractif ? Cap sur Grenoble à 600 km de là pour m’en assurer.

L’autoroute ayant ma préférence, les 715 km théoriques seront absolument illusoires. Je table donc sur un seul arrêt recharge avant Lyon. Cela serait remarquable, car mon GLC n’est pas dans la configuration la plus adaptée aux longues distances. Cette version 400 4Matic embarque en effet deux électromoteurs produisant en cumulé 489 ch et 800 Nm de couple. De quoi provoquer un appétit supérieur aux versions propulsion.

En ville : un gros gabarit pourtant agile avec quatre roues directrices

Qu’importe, je lève l’ancre et traverse des petits patelins pour éviter le duplex de l’A86 hors de prix. La suspension pneumatique du Mercedes est ultra confortable en absorbant avec brio les dos d’ânes en mode Confort. Cette souplesse rare est mêlée à une belle agilité grâce aux quatre roues directrices réduisant clairement le diamètre de braquage. Avec 4,85 mètres de long et 1,91 mètre de large, le Mercedes reste tout de même imposant.

Attention donc en ville, d’autant plus que la visibilité n’est pas optimale en raison de montants particulièrement épais. La caméra 360° de bonne qualité aide à la tâche, tout comme la direction, très légère en manœuvre. Le freinage régénératif du mode One Pedal se montre très puissant et permet de se passer de la pédale de frein, même lors de forts ralentissements. Après quelques bouchons, l’A6 s’ouvre à moi au niveau du péage de Fleury-en-Bière.

Mercedes GLC : un silence et un moelleux bluffants sur autoroute

La barrière s’ouvre, je mets pied dedans en mode Sport. Linéaire, la poussée fait cabrer le véhicule avec un son de laser recraché par les haut-parleurs. Le 0 à 100 km/h est donné en 4,3 secondes. Express alors même qu’il ne s’agit aucunement d’une vraie version AMG. J’atteins rapidement les 130 km/h sans faire trop attention tellement l’insonorisation est soignée. L’amortissement du GLC continue d’étonner.

De quoi aligner les bornes sans fatigue, d’autant plus que les sièges en cuir, bien qu’un peu fermes, sont confortables. Cela dit, régler les lombaires se fait obligatoirement via l’écran tactile. Irritant, surtout qu’ils me paraissent faiblards en ne supportant pas assez le bas du dos. En contrepartie, la posture au volant du Mercedes est agréable alors que la conduite semi-autonome fonctionne sans heurts avec des changements de voie se faisant de manière assez vive.

19,8 kWh/100 km : une consommation bien contenue à 130 km/h pour le GLC

Puisque je me fais conduire, que dit l’ordinateur de bord ? Après m’être battu avec les commandes sensitives du volant, je relève un très joli 19,8 kWh/100 km à 130 km/h. De quoi augurer 470 km d’autonomie réelle avec la batterie de 94 kWh. Et un temps impeccable à 28°C. Bien sûr, je devrai me contenter de moins étant arrivé sur l’A6 avec 88 % de charge. Je vise plutôt une arrivée à l’aire de Mâcon Saint-Albain, à 393 km de mon point de départ.

Cela devrait passer tout juste. À moi de jouer en serrant les miches et en anticipant ma conduite sur autoroute. Je passe le Mercedes en roue libre et calcule les dépassements des véhicules plus lents pour ne pas se faire coincer derrière. Cela implique de désactiver souvent le régulateur de vitesse adaptatif, qui freine bien trop tôt. Et pas question de tricher en roulant à 120 km/h, on reste à 130 km/h quoi qu’il arrive.

MBUX Hyperscreen : une planche de bord ultra technologique

Avec 70 % de batterie, je saute sans souci l’habituel arrêt à l’aire de la Réserve pour poursuivre en direction de Lyon. La quantité d’énergie restante est remarquable, l’une des meilleures pour l’instant sur cet itinéraire. Remarquable, la planche de bord l’est aussi. Voici l’Hyperscreen assurant un véritable spectacle numérique sur près d’un mètre en continu ! Cette option à 1 500 €, qui n’a rien d’indispensable, donne meilleure allure à l’intérieur.

Car on aura en série des écrans entrecoupés bien moins esthétiques. Dans les deux cas, l’interface est de très bon niveau. Le MBUX du GLC présente de beaux graphismes et une fluidité respectable. Les menus sont logiquement arrangés avec une poignée de raccourcis bénéficiant à l’ergonomie. La commande vocale est performante. Le planificateur d’itinéraire, également précis, intègre le préconditionnement automatique de la batterie.

6 % de batterie : une arrivée serrée à Mâcon Saint-Albain

Celui-ci ne s’est pas encore réveillé car je descends tout juste le col de Bessey-en-Chaume pour plonger sur Beaune. Que vaut donc l’intérieur du Mercedes quand il n’est pas question d’écrans ? Les matériaux sont corrects pour le prix, on va dire. Le plastique moussé fait le duo avec du similicuir sur les contreportes, mais les parties inférieures sont plus économiques. Les vide-poches ne sont même pas tapissés.

La console centrale recouverte d’aluminium fait clinquant en brillant un peu trop. Elle a au moins le mérite de cacher de grands rangements avec de la connectique. Il est 18h50 et me voilà à l’aire de Mâcon Saint-Albain en ayant serré les fesses puisqu’il reste 6 % de batterie. Autant dire que la borne Ionity ne va pas chômer ! Le GLC pouvant encaisser jusqu’à 320 kW en courant continu DC, la recharge devrait être bluffante.

15 min chrono : quand la borne Ionity envoie du lourd sur le GLC

Et effectivement, le jus passe très bien entre la voiture et la borne en affichant un joli 312 kW. Et ça galope rapidement jusqu’à 30 % de batterie. L’arrêt s’annonce bref, raison pour laquelle je fais une pause pipi express avant de revenir ausculter les places arrière en vitesse. L’espace ? Check, avec autant de dégagement pour la tête que les jambes. Le confort ? Check, même si les jambes sont un peu trop remontées. Le coffre ? Check, avec 570 litres à l’arrière complétés par 128 litres à l’avant. Une bonne familiale, ce GLC.

Stop ! J’arrête la charge à 50 % de batterie. Cela n’a pris que 15 minutes et c’est déjà suffisant pour atteindre Grenoble. Je repars plein gaz dans l’obscurité avec des feux matriciels illuminant très efficacement la chaussée. S’ils transforment la nuit en journée, l’heure d’arrivée, elle, est bien nocturne puisque je touche la capitale des Alpes à 21h20 avec un pare-brise flanqué d’insectes, un ventre gargouillant et 2 % de batterie.

14,20 € de recharge : bilan financier réussi face au thermique

Bilan des courses, un Paris-Grenoble de 600 km avec un seul arrêt recharge. Bien ! Et cet arrêt n’a duré qu’un quart d’heure. Très bien ! Et il ne m’a coûté que 14,20 €. Excellent ! Mais comment ? Avec un kilowattheure facturé 0,33 € via un abonnement, les 43 kWh rechargés à Mâcon Saint-Albain sont donnés par rapport à l’essence. Surtout que la station Shell sur la même aire affichait ce jour-là un SP95 à 2,26 € le litre. Gloups…

Et mon Mercedes GLC 400 4Matic en finition AMG Line ? C’est 76 550 €. Gloups, aussi… mais l’équivalent thermique en performances est le GLC 53 AMG à 88 600 €. Sans compter le malus XXL, ni le coût d’utilisation, bien entendu. L’équipement est bon, mais certaines options sur abonnement sont tout de même malvenues vu le prix. Cela n’empêche pas ce GLC électrique de briller face à un BMW iX3 également réussi, mais un peu trop ferme à mon goût.

Mercedes Glc (3)
© Thomas Kim pour Presse-citron

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Mercedes GLC 400 4Matic AMG Line

76 550 €
9

Verdict

9.0/10

On aime

  • La consommation contenue
  • L'autonomie importante
  • La recharge très efficace
  • Le confort de haut niveau
  • Le multimédia toujours convaincant

On aime moins

  • La qualité de finition en partie inférieure
  • Le prix un peu élevé
  • Certaines options sur abonnement