Suivez-nous

Internet

En Australie, rédiger une mauvaise critique sur Google peut entraîner des poursuites judiciaires

Des professionnels portent plainte pour diffamation et les tribunaux du pays semblent suivre.

Il y a

  

le

 
e-commerce IA
© Pexels

Tout a commencé par un avis Google publié au sujet d’un cabinet dentaire de Melbourne. L’établissement, qui a de très bonnes notes et obtient 4,9 sur 5 de moyenne, n’a pas du tout apprécié ce commentaire négatif qui s’apparente, selon lui, à de la diffamation. La poursuite s’est d’abord concentrée sur Google dans le but de retrouver l’identité de l’internaute concerné.

Le géant de la Tech s’est contenté de renvoyer vers Optus, le fournisseur d’accès australien qui a pour client la personne recherchée. Le tribunal donne jusqu’au 17 juin à l’entreprise pour répondre à cette demande. Depuis le début la procédure, l’avis a été supprimé mais cela n’empêche pas la justice australienne de poursuivre ses investigations.

Les avis Google, un sujet sensible pour les commerçants

D’autres précédents ont d’ailleurs eu lieu dans le pays. Un cabinet d’avocats soupçonne un de ses concurrents d’avoir publié un avis Google visant à le discréditer. Si ses soupçons s’avéraient exacts, celui-ci pourrait être poursuivi pour cette publication trompeuse contraire au droit australien de la consommation.

Le sujet des critiques sur Internet est un sujet très sensible pour les commerçants dont l’activité dépend de plus en plus de leur réputation sur le web. Nous vous parlions notamment l’an dernier de ce cafetier de Saint-Malo qui a souhaité dénoncer l’hypocrisie du système de notation de TripAdvisor. Il a donc tenté de devenir le restaurant le plus recommandé de la ville sur la plateforme, sans jamais avoir servi un plat.

Le problème des faux avis est également un sujet très important pour les consommateurs. Selon un sondage mené par la société de marketing numérique BazaarVoice, 75 % des personnes interrogées réclament de nouvelles normes pour mieux lutter contre ces pratiques. Une bonne partie d’entre elles souhaitent même des sanctions exemplaires pouvant aller jusqu’à des amendes de 16 % du revenu dans le cas où un concurrent cherche à saper la réputation d’un établissement.

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests