Ces femmes qui ont conquis le monde de la tech

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, on a décidé de faire le point sur les femmes qui font bouger le monde des nouvelles technologies.

La Silicon Valley, le mauvais élève

De Bill Gates à Mark Zuckerberg en passant par Steve Jobs et Elon Musk, le berceau de la high-tech a vu passer de nombreux entrepreneurs et leaders charismatiques. Au-delà du secteur d’activité et du lieu où ils se sont distingués, ces « geeks » ont pour point commun d’être des hommes.

Il est en effet difficile de trouver des femmes du côté de la Silicon Valley. Le site Les Echos se demande d’ailleurs « Silicon Valley : où sont les femmes ? » et met en lumière des chiffres éloquents. On retrouve « 23% de femmes chez Apple, 19% chez Google et 17% chez Facebook », serait-ce le signe que la Silicon Valley et plus généralement le secteur des nouvelles technologies est réservé aux hommes ?

On a du mal à le croire et on profite de ce 8 mars pour mettre en avant des femmes qui ont su s’imposer dans un milieu à tendance misogyne.

Sheryl Sandberg

Facebook est le plus célèbre des réseaux sociaux au monde et les médias ont souvent l’habitude de faire référence à son fondateur Mark Zuckerberg mais le trentenaire est loin d’être le seul à diriger.

Moins connue du grand public, Sheryl Sandberg n’est autre que la numéro 2 du réseau social qui revendique 1,86 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. Directrice des opérations depuis près de dix ans, elle a également occupé le poste de vice-présidente des Ventes et opérations internationales en ligne chez Google.

Un CV impressionnant pour cette américaine diplômée de Harvard qui a la particularité d’être mieux payée que les fondateurs de Facebook.

Féministe assumée, Sheryl Sandberg est aujourd’hui milliardaire et peut être considérée comme la femme la plus puissante de la Silicon Valley. En 2016, elle était la septième femme la plus puissante du monde selon Forbes.

Today is International #WomensDay – a day for celebrating extraordinary women around the world and for renewing our…

Publié par Sheryl Sandberg sur mercredi 8 mars 2017

Susan Wojcicki

Du garage… à la direction de YouTube

Si vous vous intéressez un peu à l’histoire des géants du web, vous connaissez sans doute l’histoire du garage Google. Les deux fondateurs de Google, Larry Page et Serguei Brin, ont en effet débuté l’histoire de leur firme dans un garage californien mais ce qu’on sait moins, c’est qu’ils l’ont loué à une certaine Susan Wojciki alors étudiante en école de commerce.

Née dans la Silicon Valley, à Los Altos, Susan Wojciki est rapidement recrutée par Google et participe à des projets importants tels que la régie publicitaire AdSense et le lancement de Google Images.

Élément essentiel du géant qu’est devenu Google, elle est à la tête de YouTube depuis trois ans. Une discrétion qui ne l’empêche pas d’être l’une des femmes les plus puissantes du monde (8ème en 2016 selon Forbes).

Marissa Mayer

Elle est peut-être la plus connue des femmes de la Silicon Valley, Marissa Mayer a connu une ascension fulgurante. Passée par Google (décidément !) comme Sheryl Sandberg et Susan Wojciki, Marissa Mayer est une femme pressée et très demandée à sa sortie de l’université de Standford.

C’est Google qui est l’heureux élu. Elle y passera treize années en tant qu’ingénieure dans un premier temps (première femme ingénieur de Google) jusqu’à devenir vice-présidente en charge de l’expérience utilisateur et des outils de cartographie (Maps, Earth…).

Un parcours parfait qui lui a permis d’être la plus jeune à accéder au Top 50 des businesswomen les plus puissantes, c’était en 2008 à seulement 33 ans.

En 2012, elle décide de partir du côté de chez Yahoo, un ex-géant du web bien mal en point qui a souffert de l’émergence… de Google.

Malgré sa politique agressive d’acquisitions de startups (Tumblr notamment), Marissa Mayer ne réussit pas à relancer Yahoo et jette l’éponge en 2016 avec l’annonce de la vente de Yahoo à Verizon.

Avec son statut de star de la Silicon Valley, son échec à la tête de Yahoo lui vaut de nombreuses critiques et on ne sait pas encore ce qu’elle fera après Yahoo.

Meg Whitman

Margaret « Meg » Whitman est la neuvième femme la plus puissante du monde en 2016 selon Forbes.

Un classement plutôt logique quand on dirige Hewlett-Packard. Ce géant de l’informatique ne rayonne plus autant qu’il y a quelques années, crise du PC oblige, mais reste un acteur important qui pèse plusieurs milliards de dollars et emploie des milliers de personnes.

En pleine mutation, HP cherche à se réinventer et compte sur son expérimentée PDG pour y parvenir.

Meg Whitman est en effet passée par eBay dont elle a été la PDG pendant dix ans, un poste qui lui a permis d’être couronnée « première femme d’affaires au monde » au milieu des années 2000.

Elle s’est ensuite tournée vers la politique en soutenant Mitt Rommey et John McCain alors candidat républicain à l’élection présidentielle américaine de 2008. En 2009, elle brigue le poste de gouverneur de Californie mais s’incline face au candidat démocrate Jerry Brown.

Celle qui voulait succéder à A.Schwarzenegger retrouve alors HP, où elle occupe le poste de PDG depuis 2011.

Que faut-il en retenir ?

Ces femmes dirigent ou occupent des postes à grandes responsabilités chez des géants du web dont on utilise les services tous les jours (Google, Facebook, YouTube…).

Elles ne sont d’ailleurs par les seules à avoir conquis la Silicon Valley. On peut évoquer le cas de Virginia Rometty, première femme à diriger IBM, et celui d’Ursula Burns, première afro-américaine à diriger un grand groupe (Xerox) après un parcours exceptionnel qui l’a vu passer de stagiaire à PDG.

Jennifer Bailey et Susan Prescott, vice-présidentes chez Apple, deux femmes qui ont pris la parole durant la WWDC 2015, un événement rare puisqu’il faut remonter à l’intervention de Jennifer Harman (Zinga) en 2010 pour trouver trace d’une femme qui prend la parole durant un événement Apple.

Des femmes influentes et importantes qui sont pourtant beaucoup moins connues du grand public que leurs homologues masculins.

(Crédits photos : Susan Wojcicki, Photo by Steve Jennings/Getty Images for TechCrunch / Meg Whitman, Photo by Max Morse / Marissa Mayer, Photo by Don Feria/Getty Images for Fortune)


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