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La fintech Marqeta, soutenue par Goldman Sachs et Visa, veut entrer en bourse

Les revenus de la startup émétrice de cartes de paiement ont doublé en 2019.

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carte bancaire
© Visa

« Les consommateurs qui n’ont pas de compte bancaire auprès du fisc — soit environ 28 millions d’Américains — seraient contraints de recevoir un chèque papier par la poste et devoir attendre plusieurs mois, tandis que si ces personnes ouvrent un compte Cash App, elles pourraient recevoir leur argent plus rapidement », expliquait Jason Gardner, le PDG de la société émettrice de cartes de paiements Marqeta.

À la fin du mois de mars, lorsque la crise sanitaire avait confiné près de la moitié de la population mondiale chez elle et mis 33 millions d’Américains au chômage en sept semaines, l’homme à la tête de la fintech Marqeta n’hésitait pas à défendre les talents des autres fintech. Il faut dire que pour sa startup née en 2010, tout va pour le mieux, et d’autant plus lorsque le marché profite de la situation sanitaire. Son entreprise, Marqeta, fait partie de ces fintech en B2B – à l’ombre du grand public – aux revenus exponentiels.

Pour y croire, il suffit de savoir que Marqeta travaille avec des clients présents aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Asie-Pacifique, déjà, pour un total de 140 millions de cartes de paiements émises, sa principale activité. Ces clients sont d’autres fintech et entreprises qui cherchent à équiper leurs clients – ou leurs services bancaires – d’une carte de débit ou de crédit. Square, l’un des acteurs de la fintech les plus importants au monde (qui possède Cash App), fait partie de ses clients.

D’autres nouveaux partenaires, comme la néo-banque suisse Yapeal qui a signé un contrat avec Marqeta il y a quelques heures, voient en l’émetteur de cartes un partenaire indispensable. « La plate-forme Marqeta a été au cœur de la création de notre offre de cartes actuelle, la caractéristique la plus importante de notre portefeuille », a déclaré Thomas Hilgendorff, PDG de Yapeal.

Une introduction en bourse à l’étude

Dans une toute récente dépêche de l’agence britannique Reuters, il est noté selon des sources proches du dossier que Marqeta serait à l’étude d’une introduction en bourse. La fintech californienne serait actuellement en train de chercher à s’entourer de banques d’investissements pour se faire guider dans ce parcours pour entraîner la cotation d’une partie de son capital.

La forme olympique de la fintech serait à l’origine d’un tel choix. Il faut dire que sa situation est loin d’être fragile : en 2019, ses revenus ont doublé (300 millions de dollars). La fintech est aujourd’hui soutenue par la banque d’affaires Goldman Sachs et par Visa, deux géants qui comptent bien opérer et continuer à régner dans l’industrie de la finance de demain.

En mai dernier, alors que son activité n’avait pas spécialement été impactée par la crise, Marqueta a réussi à lever 150 millions de dollars, pour atteindre une valorisation de 4,3 milliards de dollars. La semaine dernière, c’est l’assurtech Lemonade qui fut propulsé sous les projecteurs lors de son IPO.

Il faut dire que les premières heures de la startup à Wall Street ont été exceptionnelles, avec une hausse de 140 % de son cours, de quoi donner le moral à SoftBank Group, qui détient 22 % des parts de l’entreprise, et qui n’avait pas réussi à négocier ses investissements de façon optimale pendant la crise.

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