- Alors que la Big Tech est dans une mauvaise passe – et enchaine les plans de licenciements dans le monde, ils rencontrent beaucoup de résistance en France et en Allemagne
- Les deux pays sont en effet dotés d’un droit du Travail particulièrement protecteur
- Du coup, alors qu’ailleurs, ces groupes ont recours à des licenciements secs, Google et Amazon sont forcés de privilégier de coûteuses ruptures conventionnelles
Ce n’est un secret pour personne : les Etats-Unis, où est née la Big Tech, est un pays particulièrment flexible au niveau du droit des entreprises et du droit du travail. Alors que les pays européens sont généralement plus “rigides” et protecteurs pour les salariés. Or, visiblement Google (Alphabet) et Amazon semblent découvrir cette réalité sur le Vieux Continent – quelques semaines après l’annonce de plans de licenciements massifs partout dans le monde.
Google et Amazon avaient annoncé en début d’année les plans de licenciements les plus massifs de leur histoire. Ces deux groupes, qui avaient jusqu’ici connu une croissance quasi-ininterrompue, souhaitaient se séparer de respectivement 27 000 et 12 000 salariés aux Etats-Unis et dans le monde. Le résultat d’une stratégie portée par la pandémie de COVID-19 – qui a temporairement boosté le secteur de la tech avant que le “retrour à la vie normale” ne les force à revenir en arrière assez brutalement.
Google et Amazon découvre que licencier des salariés coûte cher en Europe…
Car en plus du coût de ces recrutements massifs durant la pandémie, ces entreprises comme le reste de la Big Tech doivent composer avec une situation économique qui leur devient moins favorable. L’environnement réglementaire assèche les revenus publicitaires côté Google. Chez Amazon, c’est le commerce en ligne qui souffre de turbulences sur fond d’inflation, baisse des dépenses des ménages et reprise des achats dans l’économie classique, les magasins et autres points de vente.
Ces plans de licenciements sont donc cruciaux pour Google comme Amazon pour leur permettre de regagner en compétitivité. Même si le timing, notamment du côté de Google, semble quelque peu cruel : l’arrivée de ChatGPT juste après la première salve de licenciements, et son intégration réussie dans Bing menace la capacité de Google à positionner son IA Bard sur le marché. Ce qui lui fait maintenant courir le risque de perdre de nombreux utilisateurs sur le segment des recherches en ligne – qui reste son segment le plus stratégique.
Dans l’ensemble, Google comme Amazon ont eu relativement peu de difficultés à mener leurs plans de licienciements à bien – même si il est difficile de ne pas dire que cela a parfois attiré un peu de mauvaise presse. Mais la partie a été beaucoup plus compliquée pour ces groupes en France et en Allemagne en raison d’un droit du travail protecteur auxquels ils n’étaient visiblement pas du tout habitués.
Alphabet emploie quelques 1 600 personnes à Paris – et est en ce moment forcé de négocier avec les syndicats. Sur la table, il n’est question d’aucun licenciement sec ou forcé. À la place, le groupe se voit forcé d’adopter un plan de départs volontaires et de négocier individuellement de ruputres conventionnelles avec versement d’indemnités – ce qui devrait peser dans ses comptes.
Histoire de leur rendre la partie encore plus difficile, les syndicats de plusieurs pays européens ont décidé de se regrouper dans un nouvau ont mis en place un Comité d’Entreprise Européen (CEE). Celui-ci permet de coordonner les organisations syndicales représentatives de France, Allemagne, Irlande, Royaume-Uni et Suisse au sein de ces organisations et leur donner plus de force dans leurs négociations.
Amazon est de son côté bien forcé de se plier au même genre de négociations pour ses salariés en France. Même si la firme se montre souvent plus agressive, en rompant notamment les contrats encore en période d’essai.
Mise à jour 14 avril 2023 : dans une première version de cet article nous laissions penser par erreur que 1 500 employés Amazon français étaient concernés par les coupes du personnel dans l’hexagone. En réalité, seule une partie des employés français sont concernés – 1 500 salariés Amazon travaillent à Paris. Le nombre exact de personnes concernées en France par les coupes de personnel décidés par la direction Amazon n’est pas communiqué.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

”
Alors que la Big Tech est dans une mauvaise passe – et enchaine les plans de licenciements dans le monde, ils rencontrent beaucoup de résistance en France et en Allemagne
Les deux pays sont en effet dotés d’un droit du Travail particulièrement protecteur
Du coup, alors qu’ailleurs, ces groupes ont recours à des licenciements secs, Google et Amazon sont forcés de privilégier de coûteuses ruptures conventionnelles
Ce n’est un secret pour personne : les Etats-Unis, où est née la Big Tech, est un pays particulièrment flexible au niveau du droit des entreprises et du droit du travail. Alors que les pays européens sont généralement plus “rigides” et protecteurs pour les salariés. Or, visiblement Google (Alphabet) et Amazon semblent découvrir cette réalité sur le Vieux Continent – quelques semaines après l’annonce de plans de licenciements massifs partout dans le monde.
Google et Amazon avaient annoncé en début d’année les plans de licenciements les plus massifs de leur histoire. Ces deux groupes, qui avaient jusqu’ici connu une croissance quasi-ininterrompue, souhaitaient se séparer de respectivement 27 000 et 12 000 salariés aux Etats-Unis et dans le monde. Le résultat d’une stratégie portée par la pandémie de COVID-19 – qui a temporairement boosté le secteur de la tech avant que le “retrour à la vie normale” ne les force à revenir en arrière assez brutalement.
Google et Amazon découvre que licencier des salariés coûte cher en Europe…
Car en plus du coût de ces recrutements massifs durant la pandémie, ces entreprises comme le reste de la Big Tech doivent composer avec une situation économique qui leur devient moins favorable. L’environnement réglementaire assèche les revenus publicitaires côté Google. Chez Amazon, c’est le commerce en ligne qui souffre de turbulences sur fond d’inflation, baisse des dépenses des ménages et reprise des achats dans l’économie classique, les magasins et autres points de vente.
Ces plans de licenciements sont donc cruciaux pour Google comme Amazon pour leur permettre de regagner en compétitivité. Même si le timing, notamment du côté de Google, semble quelque peu cruel : l’arrivée de ChatGPT juste après la première salve de licenciements, et son intégration réussie dans Bing menace la capacité de Google à positionner son IA Bard sur le marché. Ce qui lui fait maintenant courir le risque de perdre de nombreux utilisateurs sur le segment des recherches en ligne – qui reste son segment le plus stratégique.
Dans l’ensemble, Google comme Amazon ont eu relativement peu de difficultés à mener leurs plans de licienciements à bien – même si il est difficile de ne pas dire que cela a parfois attiré un peu de mauvaise presse. Mais la partie a été beaucoup plus compliquée pour ces groupes en France et en Allemagne en raison d’un droit du travail protecteur auxquels ils n’étaient visiblement pas du tout habitués.
Alphabet emploie quelques 1 600 personnes à Paris – et est en ce moment forcé de négocier avec les syndicats. Sur la table, il n’est question d’aucun licenciement sec ou forcé. À la place, le groupe se voit forcé d’adopter un plan de départs volontaires et de négocier individuellement de ruputres conventionnelles avec versement d’indemnités – ce qui devrait peser dans ses comptes.
Histoire de leur rendre la partie encore plus difficile, les syndicats de plusieurs pays européens ont décidé de se regrouper dans un nouvau ont mis en place un Comité d’Entreprise Européen (CEE).”
Quand on fait du copier-coller, c’est mieux de relire…
“ce qui devrait peser dans ses comptes.”
la bonne blague… Qu’est-ce que quelques milliers d’euros à côté des milliards qu’ils font. Chaque année.
Un peu orienté cet article non ?
Pour info 10 000 employés qui sont payés en moyenne 4000€ en France d’après internet représente environ quarante millions par mois. C’est une somme plus que importante, il est donc normal que quand l’entreprise est en difficulté elle n’a d’autre choix que de licencié.
Que tout les syndicats européens soit ensemble. Pour faire racler c est porc qui ce croit au dessus des lois .allez gogole et magazines on sort le porte monnaie .vous pourrez ensuite virer vos salariés Us .l Europe ne vous appartient pas .si pas content rentrer chez vous avec vos big mac