Boire une bière après un exercice sportif aurait de nombreux bienfaits. Selon une légende urbaine, la bière aurait la capacité d’étancher la soif. Un mythe qui n’est pas vraiment en accord avec les derniers résultats scientifiques. Si boire une bière sur une terrasse à la fin d’un jogging est désaltérant sur l’instant, les avantages d’une telle pratique sont plus que relatifs.
Les scientifiques de l’Université Northwestern de Chicago ont mené leur enquête sur le sujet. Ils ont d’abord analysé le niveau de consommation d’alcool lors des journées sportives. Les personnes qui font du sport, peu importe leur âge ou leur origine, sont plus enclines à boire de l’alcool. Ce système de récompense après l’effort est d’une grande aide pour notre santé mentale, mais pour la physique, c’est autre chose.
La bière n’a rien de désaltérant
Pour les nutritionnistes Jean-Jacques Menuet et Nicolas Aubineau, la bière est un vrai poison pour les sportifs. Bien qu’elle contienne du maltose, permettant de régénérer les stocks de glucose, elle est surtout remplie d’alcool. Bien que composé à 90 % d’eau, l’alcool déshydrate.
Pour contrer ce phénomène, Nicolas Aubineau recommande de boire la même quantité d’alcool et d’eau. Autrement dit, pour une bière, il faut boire un grand verre d’eau, en guise de compensation. Mais en plus de déshydrater, l’alcool permet de réchauffer le corps humain.
Or après un effort physique intense, la température du corps est déjà très haute, il faut donc chercher à la faire redescendre, et non l’inverse. Enfin, avec ses fines bulles, la bière peut créer un vrai désordre dans le système digestif.
Le verre à moitié plein
Mais la bière n’est pas une boisson à bannir pour autant. Elle contient en effet de nombreux éléments essentiels à la récupération du sportif. C’est notamment le cas des vitamines B12 et B6. Elle contient également du magnésium et du potassium, deux sels minéraux qui aident les muscles à se reconstruire après l’effort sportif.
La bière n’est donc pas totalement à jeter, bien que les nutritionnistes ne la recommandent pas avant comme après l’effort. Le verdict est d’ailleurs le même pour les bières sans alcool. Malgré ce nom trompeur, elles contiennent toujours de l’alcool, autour d’un degré.
Quels sont les bons réflexes ?
Il est difficile de se priver d’une bière après l’effort sportif. Alors comment pouvons-nous concilier les petits plaisirs de la vie avec une bonne forme physique ? Pour Jean-Jacques Menuet la bière n’est pas à proscrire totalement. Il faut réussir à la consommer au bon moment. « Environ deux heures après l’effort » pour laisser le temps au corps de ce remettre de son traumatisme physique.
Il est également conseillé de se limiter à 25 centilitres, c’est largement suffisant. Les nutritionnistes expliquent par ailleurs que 5 degrés d’alcool sont eux aussi bien assez. Au-delà, les avantages de la bière sont noyés par un surplus d’alcool. En somme, l’alcool est à consommer avec modération, on ne le répètera jamais assez.
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