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La NASA a perdu le contact avec Artemis pendant près d’une heure

Un moment de stress intense pour les ingénieurs qui avaient face à eux un problème à plusieurs milliards de dollars.

Grosse frayeur hier soir à Houston. Alors que les ingénieurs de la NASA surveillaient les communications avec le module Orion, les échanges se sont interrompus pendant plus de 45 minutes. Si tout semble désormais sous contrôle, l’agence spatiale américaine cherche à comprendre les raisons de cette perte de signal.

Dans une prise de parole rassurante, elle a assuré que cet incident n’avait eu « aucun impact » sur Orion. Selon les mots de l’agence spatiale, le vaisseau est toujours dans une « configuration saine » et la mission devrait suivre son cours.

Un premier problème avec un appareil japonais

Si les deux évènements n’ont sûrement aucun lien entre eux, un des satellites envoyés en orbite par le SLS a lui aussi été victime d’une perte de contact. Développé par la JAXA, l’agence spatiale japonaise, OMOTENASHI devait se poser à la surface de notre satellite et jouer un rôle de relais dans les prochaines missions de la NASA vers la Lune.

Quelques heures après son décrochage de la fusée, les communications avec le centre de contrôle japonais sont coupées. Aujourd’hui le problème n’est toujours pas résolu et malgré l’optimisme des ingénieurs japonais, la sonde est sûrement perdue.

Si la raison exacte de ce dysfonctionnement n’est pas connue, la JAXA pense que le problème vient des panneaux solaires. Ces derniers se seraient en effet mal ouverts, empêchant la sonde de charger ses batteries. Une fois à bout de force, elle a fini par ne plus fonctionner, tout simplement.

Des nouvelles d’Orion

À Houston les choses sont moins graves et la NASA a déjà repris sa liste de tests et de protocole pour Orion. Actuellement le module se trouve en orbite rétrograde lointaine par rapport à la Lune. Cette zone du ciel est un point d’équilibre entre les forces gravitationnelles de la Terre et de notre satellite.

Un tel positionnement permet de rester « stable » sans avoir à dépenser de carburant. Orion devrait réaliser des corrections de trajectoire en début de semaine prochaine avant de rejoindre la terre ferme le 8 décembre.

Des tests toujours en cours dans le module

D’ici là, l’agence américaine collecte des données, notamment sur l’impact du propergol (le carburant) sur la trajectoire du vaisseau. Orion dispose encore de 900 kilogrammes de carburant. Le mouvement de ce dernier dans le module a un impact considérable sur la trajectoire du vaisseau.

Cet effet de ballonnement est très difficile à modéliser sur Terre, notamment à cause de la gravité. La NASA profite donc de cette mission Artemis 1 pour mesurer l’impact d’une telle force sur la trajectoire initiale du vaisseau.

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