C’est dans une interview donnée au journal allemand Bild que le patron de la NASA, Bill Nelson, a lâché une petite bombe dans le monde très politique du spatial. L’administrateur de l’agence spatiale américaine a en effet expliqué qu’il était très inquiet des agissements de la Chine sur la Lune.
Selon l’ancien sénateur, l’état chinois, qui a réussi à rejoindre la Lune depuis quelques années, prendrait le satellite naturel de la Terre comme une extension de son territoire, barrant la route à toutes les autres nations du monde. Des propos assez surprenants quand on sait que la NASA a bloqué l’accès à la Lune à l’URSS durant des années pendant la guerre froide.
Dans le reste des accusations faites par Nelson contre l’Empire du Milieu, ce dernier assure que la Chine pourrait même détruire des satellites orbitaux, et que la CNSA (l’agence spatiale chinoise) était « bonne pour voler » dans le sens où cette dernière arrive toujours à développer des technologies très proches de celles de ces concurrents, en un temps record, laissant ainsi planer le doute sur un possible espionnage industriel.
Des propos qui montrent les fragilités de la NASA
Évidemment des accusations d’une telle sévérité n’ont pas été reçues avec beaucoup d’en train du côté de Pékin et l’agence spatiale chinoise a rapidement communiqué à son tour dans cette guerre des mots. « La partie américaine a constamment mis en place une campagne de diffamation contre les efforts normaux et raisonnables de la Chine dans l’espace extra-atmosphérique, et la Chine s’oppose fermement à de telles remarques irresponsables » a déclaré Jhao Lijian, le porte-parole du gouvernement dans une conférence de presse tenue expressément ce lundi.
Ces déclarations de Nelson trahissent en tout cas autre chose que les possibles malversations de la Chine. Outre ces propos qui sont sans réels fondements et font plus office d’objet de communication qu’autre chose, ces petites phrases du patron de la NASA montrent qu’au plus haut sommet de l’agence américaine, on s’inquiète de voir la Chine progresser aussi vite.
Alors que les deux pays se tirent une course vers la Lune aussi acharnée que dans les années 60, les États-Unis sont en train de comprendre que leur programme Artemis, bien qu’ambitieux et réalisé dans un temps record pourrait ne pas suffire pour dépasser les Chinois, qui risquent d’arriver en premier sur notre satellite.
La course à la Lune : deuxième partie
Dans cette lutte à trois, la Russie ayant clairement pris position, les États-Unis semblent encore moins bien embarqués que dans les années 60. Si la situation il y a plus d’un demi-siècle n’était pas en faveur du pays de l’Oncle Sam, ce dernier avait réussi à renverser la vapeur dans les dernières années pour finalement rejoindre le sol lunaire avec la mission Apollo 11 en juillet 1969.
L’avenir nous dira si l’histoire va se répéter cette fois encore, et si la NASA en dépit de son retard indéniable va réussir avec sa monstrueuse fusée SLS et l’aide son secteur privé à rejoindre la Lune avant la CNSA, qui forme déjà ses astronautes dans sa propre station spatiale mise en orbite autour de la Terre il y a quelques mois.
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