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Lancia renaît de ses cendres avec 116 ans d’histoire, certains regrettent

La marque est sous le pavillon français peut-on dire, maintenant qu’elle appartient au groupe Stellantis né de la fusion entre PSA et FCA. Derrière son design, elle est une bouée de sauvetage face à un Alfa Romeo à la traîne.

Le Phénix renaît de ses cendres, Lancia renaît de la Reggia di Venaria de Turin en Italie. Et c’est une claque visuelle que le groupe Stellantis gardait cachée au fond du tiroir. Lors d’un événement baptisé “Design Day”, ce n’est pas sous la forme d’un concept car mais d’une sculpture que la marque italienne a présenté son retour après une activité mise en berne depuis 2014, à la fin de l’ère Sergio Marchionne. Le logo lui aussi change, le témoin du temps qui passe alors que Lancia l’a déjà changé à sept reprises.

Le manifeste n’a pas de roues et certains se plaignaient déjà de l’aspect hors sol d’un tel retour. Lancia, en substance, veut revenir avec son Ypsilon, en plus d’un nouveau “vaisseau amiral” et d’une nouvelle Delta. Cassina, le spécialiste bientôt centenaire du design italien, épaulera la marque pour le design de ses nouveaux modèles. Comme pour les canapés et autres produits de mobilier, Cassina travaillera avec Lancia pour installer une centaine de showrooms en Europe.

Retour précipité

“L’objectif final est de faire de Lancia une marque crédible, respectée et désirable sur le segment premium en Europe”, peut-on lire dans un communiqué. En vérité, il s’agira surtout d’une bouée de sauvetage pour le nouveau groupe Stellantis dans sa stratégie. Malgré des marques comme Peugeot et Fiat porteurs de croissance, Alfa Romeo et DS sont à la traîne. Il est important de rester dans la course, d’autant plus que les groupes Volkswagen et Renault ont de sérieuses ambitions avec le virage électrique.

La feuille de route comprend toujours une série de lancements entre 2024 et 2026. Il est donc assez difficile de savoir aujourd’hui si l’actuelle Ypsilon produite en Pologne se renouvellera dans un avenir proche, comme l’indiquait le journaliste Alain-Gabriel Verdevoye sur Challenges. Son principal concurrent à l’heure actuelle reste la Fiat 500, qui fait aujourd’hui partie du même groupe. Pour certains, la présentation d’une étude de style plutôt que d’un concept concret de la citadine montre bien que la relance de Lancia est quelque peu précipitée.

Les informations sont rares aussi au sujet des technologies. Sans surprise, Ypsilon devrait être montée sur le même châssis que la Peugeot 208 et Lancia parlait d’un renouveau sous l’ère de la mobilité électrique. Va pour les motorisations donc mais pas pour le reste. Aucun détail n’a été spécifié, les équipes préférant tout miser sur l’importance d’un design qui suivra la marque “dans les 100 prochaines années” – et sur lequel elles ne se sont pas penché sur ce concept. Prétentieux, vous avez dit ?

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