Renault prépare Ampère, son prochain chapitre qui doit lui permettre d’accélérer dans ses plans de nouvelles mobilités et sa stratégie pour redresser la barre. Cette semaine, son PDG Luca de Meo a de nouveau évoqué le projet qui passerait notamment par une modification historique de l’Alliance Renault-Nissan, en état depuis 23 ans. Ensemble, les deux constructeurs ne s’apportaient plus et avec l’affaire Carlos Ghosn et la guerre en Ukraine, Renault porte sa participation de 44 % dans Nissan comme un poids.
L’opération serait historique. Mais Luca de Meo, après avoir revu la gamme de produits, la politique commerciale et quelque peu les chaînes d’approvisionnement, sait qu’il doit aujourd’hui se pencher sur l’organisation du groupe en général, et qu’en l’état des choses, il ne pourra pas investir suffisamment dans les projets qu’il est nécessaire d’avoir dans l’automobile en 2022. Ampère doit être valorisé à 10 milliards d’euros et en vendant ses parts dans Nissan, Renault souhaite que la marque japonaise investisse dans Ampère.
Les yeux tournés vers l’avenir avec Ampère et Mobilize
Les négociations sont en cours, mais déjà apprenons-nous d’un article des Echos que Renault souhaiterait de Nissan une prise de participation à hauteur de 15 %, entre 1 et 1,5 milliard d’euros. Nissan, en plus d’apporter des fonds, serait une bonne publicité pour Ampère d’aller trouver d’autres investisseurs, notamment en Asie. Quant à Renault et sa participation dans Nissan, le constructeur automobile français dit qu’il serait prêt à baisser ses parts à 30 %.
En attendant, la gamme 100 % électrique et de nouvelles formes de mobilité de Renault est déjà active. Elle s’appelle Mobilize et gérera aussi le parc de stations de recharge automobiles en France et dans plusieurs pays européens. En termes de voitures, Mobilize concurrence notamment Citroën et son Ami, une petite citadine accessible dès l’âge de 14 ans. La nouvelle marque sera présente au Mondial de Paris qui ouvre ses portes le 17 octobre prochain.
Google et dépendance
À voir comment, l’année prochaine, Renault décidera d’intégrer la marque dans son nouveau groupe, et conserver son Losange historique (qui vient d’être restylisé) aux côtés des nouvelles entités. Une chose est sûre, le groupe est bien parti pour collaborer avec Google sur la partie digitale. Depuis deux ans maintenant, le partenariat entre les deux entreprises permet à Renault d’utiliser les outils de la Big Tech américaine pour la digitalisation de ses usines, la gestion de la data et le machine learning. En 2019, Renault faisait déjà appel à Google, cette fois-ci pour “explorer les services de mobilité autonome”.
Quant à la production de batteries pour ses voitures électriques, Renault compte sur Vektor, une startup grenobloise. Selon ses plans annoncés en février dernier, une usine doit ouvrir à Dunkerque et démarrer sa production en 2025. Aujourd’hui, Renault et Alpine détiennent 20 % du capital de la jeune entreprise. Produire local, un moyen de réduire l’empreinte carbone de la production déjà. Mais pas forcément d’être souverain dans cet approvisionnement. Nous devrions en savoir plus sur les autres solutions d’ici l’année prochaine et la présentation de la nouvelle entité Ampère.
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Bonjour,
C’est pas vektor mais verkor.cela en dis long sur la véracité de l’article 😐
Je suis actionnaire Renault et je perds 20% , j’ai cru en Renault mais je n’y crois plus du tout, c’est beaucoup de blabla mais jamais rien de concret
Ampère et contre tous…….!