C’est un énorme coup dur pour le sport automobile français. La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, a officiellement décidé d’engager « une procédure de retrait de l’agrément » accordé à la Fédération française du sport automobile (FFSA). Une décision qui s’inscrit « dans la continuité du signalement effectué le 4 mars 2026 auprès du procureur de la République », et s’appuie sur « les conclusions de l’inspection générale en septembre »
« Aujourd’hui, la Fédération ne respecte pas le code du sport, notamment les exigences relatives au fonctionnement démocratique des instances fédérales », a-t-elle indiqué dans un entretien accordé à L’Équipe. Elle évoque, en outre, une « situation sociale compliquée avec une grande souffrance des personnels ».

Elle regrette l’absence d’évolution malgré « de nombreux échanges nourris avec les différents ministres » et des demandes de modification des statuts formulées « dès 2018 ». Des dysfonctionnements graves qui ont poussé le gouvernement à dire « stop ». Plus lourd encore, « il y a aussi, je le dis avec beaucoup de précaution, des suspicions de conflits d’intérêts », ce qui a entraîné un nouveau « signalement auprès du procureur de la République ».
En parallèle, le Directeur technique national (DTN), Christophe Lollier, a été « suspendu de ses fonctions » à titre conservatoire.
Qu’est-ce que la FFSA ?
Fondée en 1952, la FFSA est l’instance nationale qui a reçu de l’État la délégation pour gérer, promouvoir et développer le sport automobile en France. Cela englobe l’organisation des compétitions officielles, du karting au rallye en passant par le circuit, la formation des pilotes et officiels, la validation des calendriers sportifs, ainsi que la délivrance des titres et des licences.
Quel impact pour les licenciés ?
Une phase « contradictoire de quinze jours » s’ouvre désormais pour permettre à l’instance de « présenter ses observations et de faire valoir ses arguments ». Mais la situation lui est très défavorable. De son côté, le gouvernement assure vouloir protéger les 51 589 licenciés. « L’idée n’est pas de mettre le sport automobile français à terre, bien au contraire, c’est de remettre les choses dans le bon ordre et de protéger nos pilotes, compétiteurs professionnels comme amateurs », affirme la ministre.
Si l’agrément est définitivement retiré, une commission placée sous l’autorité du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pourrait être instaurée. Une solution similaire à celle déjà employée pour l’équitation en 2005, afin d’assurer la gestion des compétitions et la délivrance des titres officiels. Les pilotes tricolores engagés dans des compétitions internationales, eux, ne seront pas « impactés », promet Marina Ferrari.
- Le ministère des Sports a officiellement engagé une « procédure de retrait de l’agrément » à l’encontre de la FFSA.
- Pour assurer la transition et maintenir les compétitions des 51 589 licenciés, une commission sous l’égide du CNOSF pourrait être mise en place.
- En parallèle de la suspension du Directeur technique national Christophe Lollier, une phase contradictoire de quinze jours s’ouvre pour permettre à la fédération de faire valoir ses arguments.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.