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Le prix des Tesla et des voitures électriques chinoises va bientôt baisser

Une baisse des prix qui serait dû à une nouvelle réglementation européenne et une renégociation des frais de douane.

L’Union européenne ne voit pas d’un bon œil l’émergence de Tesla et des marques de voitures électriques chinoises. Pour protéger son industrie, elle a mis en place depuis quelques mois des frais de douane pour les voitures électriques qui rentrent dans l’UE.

Cette taxe à l’entrée doit permettre de rééquilibrer les prix sur le marché avec des véhicules chinois finalement aussi chers que leurs concurrents européens. Face à cette mesure purement protectionniste, l’Europe se défend en invoquant la carte de l’écologie. Ces frais de douane encouragent en effet à consommer européen, ce qui réduit l’empreinte carbone d’une voiture.

Une nouvelle baisse à venir

Évidemment, la mise en place d’une telle tarification pour tous les véhicules électriques non européens a fait grincer des dents. Depuis son entrée en vigueur, elle est contestée par les premiers concernés. Ils semblent avoir remporté une première victoire, l’UE ayant décidé de revoir sa position sur le sujet.

Concrètement les frais de douane ne vont pas disparaître, mais ils vont être abaissés de quelques pour cent. Dans le détail, les véhicules Tesla fabriqués en Chine seront taxés à hauteur de 7,8 % (contre 9 % aujourd’hui). La marque chinoise Geely sera de son côté taxée à 18,8 % (contre 19,3 % maintenant).

Mais cette première avancée ne semble pas suffisante. Dans un communiqué publié en réponse à cette annonce, le ministère chinois du Commerce s’est dit prêt à discuter avec les représentants de l’Union européenne pour « atténuer l’imposition de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués dans le pays. »

Une enquête européenne sur les conditions de fabrication

Vous l’aurez sûrement remarqué plus haut, toutes les marques de voitures électriques ne sont pas traitées à la même enseigne. Ce choix de taxer, ou non, une marque est la décision de la Commission européenne. Mais tout cela ne repose, heureusement pas, sur des concepts subjectifs.

Afin de décider quelles entreprises allaient être taxées et à quel point, l’UE a mené une enquête à la chasse aux subventions du gouvernement chinois. Ces « aides au développement » facilite la croissance d’une entreprise et déséquilibre la concurrence sur le marché européen.

Ainsi Tesla est peu taxée par rapport à d’autres marques, car la firme ne bénéficie pas ou peu des aides du gouvernement. De son côté, le géant national Geely a droit à des taxes plus importantes. L’Europe précise que toutes les entreprises qui n’ont pas voulu se soumettre à cette enquête ont le droit au niveau maximal des frais de douane, soit plus de 35 %.

Que de changements

L’arrivée de ces nouveaux frais de douane supplémentaires pour les voitures électriques chinoises a mis un beau bazar du côté de Bruxelles. L’imbroglio politique a grippé la mécanique économique et personne ne sait aujourd’hui comment ces frais seront mis en place demain.

Lancée il y a moins de trois mois, cette nouvelle taxe a déjà changé trois fois de visage. Si l’idée de départ dérange fortement les entreprises chinoises, ces dernières semblent gagner leur bataille à l’usure, modifiant ligne par ligne le texte de loi européen.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Cette taxe de 35% est, bien entendu, intégralement reversée aux ministère de l’écologie de chaque pays ou à des organisations qui œuvrent pour le bien de l’écologie, je suppose ??
    Ou elle sert à engraisser un peu plus nos eurodéputés ?

Les commentaires sont fermés.