Jamais un vaisseau capable de transporter des humains n’avait été aussi loin de la Terre. Lors de son orbite autour de la Lune, le module Orion de la mission Artemis 1 s’est retrouvé à plus de 400 000 kilomètres de la Terre. Cette donnée dépasse celle atteinte par la mission Apollo 13 en 1970. Connue pour son sauvetage d’urgence, la mission s’était retrouvée à près de 400 000 kilomètres de notre planète.
Jim Geffre, en charge du vol pour la NASA a expliqué que cette orbite très éloignée permet de « tester les limites » du module. C’est là tout l’intérêt de cette première mission Arrtmis non habitée. L’objectif pour la NASA est de pousser à bout le module pour ne pas laisser la moindre once de doute lors de la mission Artemis 2 prévue pour le printemps 2024.
Apollo 13 : l’échec réussi de la NASA
Artemis 1 a ainsi dépassé ce week-end le record d’Apollo 13. Lors de son vol en 1970 l’équipage, composé de Jim Lovell, Jack Swigert et Fred Haise, ils n’avaient pas prévu de se retrouver aussi loin de la Terre. L’objectif initial de la mission était de se rendre sur le sol lunaire avant de faire un retour vers la Terre. Cette mission initiale, très proche d’Apollo 11, devait permettre à la NASA de continuer son programme sur la Lune.
Pour en savoir plus —Le miracle d’Apollo 13 par la NASA
Après une terrible explosion sur le module de service, les trois astronautes doivent se réfugier dans le module lunaire Odyssey. La mission est chamboulée et les astronautes doivent recalculer une trajectoire capable de les ramener sur Terre.
La NASA pense alors que le plus simple est de faire le tour de la Lune pour utiliser la force gravitationnelle de cette dernière et propulser le module vers la Terre. Une course contre la montre qui permet aux astronautes de rentrer à temps et ne pas manquer de vivres ou d’oxygène.
Orion : retour sur Terre le 8 décembre
Avec le nouveau record établi ce week-end, la NASA fait un beau clin d’oeil à son histoire. La mission Apollo 13 fut l’une des plus importantes de ces 50 dernières années. Cette fois ci tout était sous contrôle et Orion devrait rallumer ses moteurs dans quelques jours. Une ultime manoeuvre pour reprendre la direction de la Terre.
La capsule devrait finir sa course dans l’océan Pacifique le 8 décembre prochain. Mais le centre de contrôle de Houston craint cette dernière partie de la mission. Le retour dans l’atmosphère est toujours un moment particulier. Arrivant à des milliers de kilomètres par heure, la capsule va être ralentie par les frottements avec l’air.
Le bouclier thermique sera au coeur de l’action. Il doit protéger la capsule et la faire amerrir sans problème. Un moment de stress pour la NASA qui ne doit pas commettre la moindre erreur dans ses calculs de trajectoire.
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