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Les publicités pour la cigarette électronique et les armes bannies d’Instagram

Facebook et Instagram ont revu leurs règles afin d’interdire la promotion de la cigarette électronique (comme Juul) et des armes. C’est la première fois que l’entreprise prend une telle décision.

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Juul startup
© Juul

Actuellement, Instagram autorise de nombreux contenus sponsorisés sur sa plateforme. Des milliers d’influenceurs travaillent avec des marques et les mettent en avant, avec pour obligation de mentionner qu’ils ont touché de l’argent pour cette collaboration visant à promouvoir un produit. Tous les domaines sont impactés, dont la mode, le sport, les services… mais aussi le tabac, la cigarette électronique et les armes.

Pour la première fois, Instagram a décidé de revenir sur sa politique lié aux contenus sponsorisés en prenant une décision de grande ampleur. Mercredi, le réseau social a annoncé qu’il mettait fin aux partenariats visant à mettre en avant la cigarette, électronique ou non, ainsi que les armes. Désormais, les utilisateurs ne seront plus en mesure d’ajouter cette mention indiquant qu’ils font la promotion d’un de ces produits. Cette décision devrait être effective « dans les semaines à venir », précise Instagram.

Instagram contre les lobbies du tabac

Cette décision prise par Instagram intervient maintenant, mais elle pose question depuis quelques années déjà. Il y a plusieurs mois, une ONG américaine baptisée Campaign for Tobacco Free Kids s’était demandée comment le lobby du tabac utilisait la plateforme et les influenceurs pour faire la promotion de la cigarette auprès des plus jeunes.

Pour utiliser Instagram, il faut normalement avoir au moins 13 ans, sauf que beaucoup de mineurs contournent logiquement cette mesure afin de créer un compte et de profiter du réseau social. De plus, Statista indique que plus de la moitié des utilisateurs de la plateforme ont moins de 35 ans, pour 16% d’hommes âgés de 18 à 24% (et 14% de femmes pour la même tranche d’âge). C’est justement à cette cible-là que s’adressent les lobbies du tabac et les entreprises de cigarettes électroniques, dont la très populaire startup Juul.

Campaign for Tobacco Free Kids et le groupe de chercheurs ont indiqué que les entreprises du tabac partageaient par exemple de nombreux hashtags faisant référence à certaines marques comme Philip Morris International. Que ce soit #nighthunters, #redmovenow ou #idecideto, tous les hashtags se voulaient inspirants tout en évoquant la liberté. Plus de 123 seraient d’ailleurs associés aux lobbies du tabac et auraient été vus près de 8,8 milliards de fois aux États-Unis pour 25 milliards de fois dans le monde.

Une décision liée aux cigarettes électroniques Juul ?

Le nouvelle politique d’Instagram peut aussi être relié aux différentes polémiques dans lesquelles Juul est embourbée depuis plusieurs mois déjà. La jeune startup a remporté un franc succès aux USA depuis sa création, en particulier auprès des jeunes grâce à ses goûts aromatisés. Plusieurs entités se sont saisies du sujet afin de savoir si la jeune pousse avait positionné sa stratégie marketing afin de convaincre les mineurs de se tourner vers la cigarette électronique et de commencer à juuler.

Sachant que Juul est la cible de plusieurs enquêtes, il est possible que le changement d’Instagram fasse écho à ces polémiques et démontre un positionnement plus clair et tranché de la part de Facebook, maison-mère de la plateforme sociale.

Instagram
Par : Instagram Inc
4.6 / 5
110,2 M avis
1 commentaire

1 Commentaire

  1. Eva Grd

    20 décembre 2019 at 15 h 14 min

    Ok mais à quand une interdiction des influenceurs de la malbouffe et de l’alcool ? Le problème des Etats unis c’est qu’ils n’ont aucune cohérence… là ils mettent au meme niveau la vapoteuse et les armes, insinuant que c’est aussi dangereux l’un que l’autre, quant aux ventes d’armes directement dans les etats c’est 18 ans, en revanche la cigarette électronique 21 ans. Donc là, la cigarette électronique est plus dangereuse qu’une arme. Alors que le vrai problème c’est que l’un comme l’autre ils ne savent pas gérer. Les jeunes vapotent n’importe quoi, de la drogue buddha blues https://www.kumulusvape.fr/content/257-le-buddha-blues-ferait-son-retour-en-france et utilisent des armes pour commettre l’irréparable dans des ecoles… https://www.journaldequebec.com/2019/12/01/des-etudiants-de-levis-vivent–un-vendredi-fou-a-syracuse

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