Pour cette fin d’année, l’application française de paiements Lydia a annoncé une extension de 72 millions d’euros de sa levée de fonds du mois de janvier. Après 40 millions d’euros en début d’année, grâce au très médiatique tour de table par le chinois Tencent, Lydia vient compléter l’opération pour ainsi établir sa série B à 112 millions d’euros.
Il ne sera pas possible d’en savoir plus sur sa valorisation, mais le PDG de Lydia Cyril Chiche précisait à Tech Crunch que « la valeur de l’entreprise a vraiment augmenté de manière significative entre les deux parties de cette série B ». En janvier, il annonçait déjà ses ambitions, en déclarant avoir « un objectif ambitieux, qui est de transformer Lydia en une application de services financiers mobiles ».
Lydia vient d’inscrire le record sur le paysage de la fintech française au registre des augmentations de capital. Le signe que malgré une stratégie principalement tournée sur le marché français, encore, l’application de paiement s’attire l’intérêt des investisseurs étrangers comme Amit Jhawar, qui menait le tour de table sous la casquette Accel Partners.

Vers où se dirige Lydia ?
Les actionnaires originaux du tour de table de janvier ont tous répondu présents à l’appel, et l’argent frais récolté par Lydia profitera avant tout aux clients de l’Hexagone. En France, l’application de paiement est en pleine transition. Son interface a bien changé, mais c’est surtout du côté du modèle et des fonctionnalités que les choses convergent vers le constat que Lydia aura bientôt les épaules pour remplacer votre banque.
En regardant dans l’offre actuelle, Lydia ne se résume déjà plus à du paiement entre amis, par la simple voie d’un numéro de téléphone. Il est possible de dépenser l’argent présent sur son compte par une carte bancaire physique ou virtuelle, recevoir de l’argent en générant un IBAN, gérer ses économies et ses projets avec des sous-comptes, voire obtenir un crédit grâce à un partenariat avec la pépite tricolore Younited Credit et acheter sur une marketplace semblable à celle de Revolut ou N26.
De ces services et de ce partenariat, Lydia a déjà tout d’une néo-banque, mis à part le nom. Ses défis, à l’avenir, seront tout aussi proches de ceux des établissements bancaires en ligne, avec un déploiement européen et une nécessité de rentabilité. Ajoutez à cela, en guise d’avantage compétitif, la récupération de l’ensemble des flux de paiements entre particuliers plaçant Lydia en intermédiaire des autres banques. Et pour une société qui compte déjà 2 millions d’utilisateurs de plus que les meilleures banques en ligne françaises, sa légitimité n’est peut-être plus discutable.
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