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On en sait plus sur la fusée de la NASA qui retournera sur la Lune

La NASA vient de prolonger son contrat avec Boeing, dans le cadre de sa mission Artemis visant à retourner sur la Lune en 2024.

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Boeing NASA lune
© Boeing

On en sait plus sur la fusée qui amènera de nouveaux astronautes – hommes et femmes – à retourner fouler le sol de la Lune. La mission, qui a été ordonnée pour 2024 par le président Trump, est supervisée par la NASA, et succède ainsi à Apollo. Mais dans le cadre de la conception de la fusée, le principal sous-traitant ne sera qu’autre que Boeing. D’ailleurs, le constructeur aéronautique américain vient de renouveler son contrat avec l’agence spatiale. Il deviendra l’un des principaux acteurs qui élaboreront l’objectif de la Lune, mais également de Mars.

Boeing, un partenaire très important pour la NASA

Ce n’est pas la première fois que l’on apprend que la NASA va s’appuyer sur Boeing pour la conception de sa fusée. Mais depuis quelques heures, le contrat signé a été revu en profondeur pour augmenter le nombre d’éléments qui seront fournis par l’entreprise spécialisée dans l’aviation. Après l’entreprise qui élaborera le satellite modulaire qui emportera les astronautes, on en sait donc plus sur la fusée en tant que telle.

Principalement, Boeing travaillera sur l’étage principal d’Artemis. La fusée – qui reprend donc le nom de la mission, communément à l’histoire des différents projets de la NASA – possédera deux réservoirs géants de son carburant à l’état liquide (hydrogène liquide cryogénique et l’oxygène liquide) dans des cylindres atteignant 212 pieds de haut, soit plus de 64 mètres.

NASA fusee lune

© NASA

Le nouveau contrat élargit la présence de Boeing à certains des autres étages de la fusée, et ce, pour une durée plus longue. En effet, l’entreprise devrait être de la partie pour les fusées Artemis I et Artemis II, ce qui devrait représenter pas moins de 10 « phases principales » de la mission.

La NASA se félicite de ce nouvel accord, tant il leur permettra certainement de réaliser des économies en réalisant des achats en gros. Les économies seront également réalisées sur les étapes de conception, de développement, d’essais et d’évaluation du matériel. Selon les équipes en charge de la mission à l’agence spatiale américaine, « il est urgent que nous atteignions l’objectif du président de faire atterrir des astronautes sur la Lune d’ici 2024, et SLS (le nom du système de lancement de la NASA/Boeing ndlr) est la seule fusée qui peut nous aider à relever ce défi », a déclaré Jim Bridenstine, administrateur de la NASA.

NASA lune fusee

© NASA/MSFC

La NASA et Boeing en route vers la Lune, et plus encore

En substance, la mission Artemis ne sera pas uniquement populaire pour l’envoi de la première femme sur la Lune. Le retour de l’homme sur le sol de son satellite naturel sera également d’une grande importante pour l’établissement d’une première base lunaire. Avec Artemis, la NASA souhaitera envoyer du matériel, afin de débuter la conception de son premier camp.

« SLS est la seule fusée assez puissante pour envoyer des astronautes et du ravitaillement sur la Lune en une seule mission, et aucune autre fusée en production aujourd’hui ne peut envoyer autant de fret dans l’espace profond que la fusée Space Launch System », expliquait Jim Bridenstine.

Normalement, ce sera Artemis III, qui sera la première mission ramenant des astronautes sur la Lune, d’ici 5 ans. Mais ces prochaines missions permettront également une avancée très importante pour l’horizon 2033 et le premier voyage vers Mars. A suivre.

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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Rico

    19 octobre 2019 at 12 h 45 min

    Avancé comme ceci on pourrait croire que c’est une fusée Boeing, mais Boeing n’est que l’assembleur, la fusée SLS est conçue par la Nasa, le moteur (RS25) est développé par Aerojet Rocketdyne et a été testé il y a pas si longtemps dans sa nouvelle version. Et losrqu’ils disent que c’est la seule fusée qui peut les emmener sur la Lune, ils parlent d’une fusée de la Nasa, depuis l’arrêt des navettes, jugées trop dangereuses. SpaceX de son côté travaille sur son Starship et vient également de tester son propre moteur le raptor. Au vue des coûts de la conception de la SLS, je me demande si l’aternative SpaceX ne serait pas plus intéressant pour le budget de la la Nasa, d’autant que connaissant Boeing les coûts et les retards vont s’accumuler.
    Si Trump met tant la pression sur la Nasa c’est pour ne pas laisser le champ libre à la Chine qui a annoncé il y a quelques années vouloir installer une base au pole sud de la lune.

  2. Dede77

    22 octobre 2019 at 1 h 43 min

    IMPOSSIBLE de remettre les pieds sur la Lune pour décembre 2024! Tout les systèmes et sous systèmes sont à certifier. Lors du programme Apollo, il y avait 4 elements primordiaux qui avaient une quantité infinitésimale à tester: la fusée, le module de service, de commande et le LEM. Les tests les plus pratiques se sont faits au sol(statique). Mais le gros du travail se fait lorsque le système vol. Il a fallu 11 générations d appolo pour mettre le pieds sur la Lune avec une réserve lors de l atterrissage de 12 secondes de carburant seulement( qui s explique par une courbure de descente plus longue du au changement d attractivité lunaire par ses variations rocheuses.) Chaque bus doit être testé, les processeurs de calcul doivent être également certifié pour résister aux radiations cosmiques! Tout est nouveau dans la partie qui transitera sur notre satellite et 4 ans pour mettre tout cela en place avec un risque humain est tout simplement impensable. Le budget ne sera pas respecté non plus car les problèmes industriels s imposeront par eux mêmes. N’importe quel ingénieur indépendant peut vous le dire. Les fusées Spacex sont révolutionnaire et le moteur Raptor sans rentrer dans les détails est une merveille technologique. Mais Mars est impossible à atteindre pour l’homme sans de lourds boucliers au plomb pour isoler les compartiments de vie pour les 6 mois de trajet…. désolé mais le rêve ne devient pas réalité aussi simplement sur coup de com….

  3. Dede77

    22 octobre 2019 at 17 h 31 min

    IMPOSSIBLE de remettre les pieds sur la Lune pour décembre 2024! Tout les systèmes et sous systèmes sont à certifier. Lors du programme Apollo, il y avait 4 elements primordiaux qui avaient une quantité infinitésimale à tester: la fusée, le module de service, de commande et le LEM. Les tests les plus pratiques se sont faits au sol(statique). Mais le gros du travail se fait lorsque le système vol. Il a fallu 11 générations d appolo pour mettre le pieds sur la Lune avec une réserve lors de l atterrissage de 12 secondes de carburant seulement( qui s explique par une courbure de descente plus longue du au changement d attractivité lunaire par ses variations rocheuses.) Chaque bus doit être testé, les processeurs de calcul doivent être également certifié pour résister aux radiations cosmiques! Tout est nouveau dans la partie qui transitera sur notre satellite et 4 ans pour mettre tout cela en place avec un risque humain est tout simplement impensable. Le budget ne sera pas respecté non plus car les problèmes industriels s imposeront par eux mêmes. N’importe quel ingénieur indépendant peut vous le dire. Les fusées Spacex sont révolutionnaire et le moteur Raptor sans rentrer dans les détails est une merveille technologique. Mais Mars est impossible à atteindre pour l’homme sans de lourds boucliers au plomb pour isoler les compartiments de vie pour les 6 mois de trajet…. désolé mais le rêve ne devient pas réalité aussi simplement sur coup de com….

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