Le chiffre est pour le moins spectaculaire. La capitalisation combinée de l’or et de l’argent a baissé de 10 000 milliards de dollars au cours des trois derniers jours. Et comme ce montant est trop abstrait pour le commun des mortels, sachez qu’il représente plus de trois fois le PIB annuel de la France, ce qui donne une idée du krach en cours.
BREAKING: Gold falls below $4,500/oz and Silver falls below $72/oz as selling pressure builds.
Gold and silver have now erased over $10 TRILLION of market cap in 3 days. pic.twitter.com/H1BiB8Ana5
— The Kobeissi Letter (@KobeissiLetter) February 2, 2026
Dans le détail, l’or a ainsi reculé de 9 % ce vendredi, soit son plus fort recul journalier depuis 1983, précise Challenges. La chute se poursuit ce lundi 2 février à l’ouverture avec un recul de 5,45 % à 4600 dollars l’once (31,1035 grammes). L’argent suit la même trajectoire avec un repli de 9% ce lundi après une baisse de 27% vendredi dernier.
Nos confrères indiquent que cette baisse des métaux précieux intervient dans un contexte de « rempli généralisé des matières premières ». Ainsi, le cours du brut est en baisse de 5 % ce lundi en raison d’un potentiel apaisement entre les États-Unis et l’Iran.
Une contagion sur les marchés ?
Les Échos rappellent de leur côté qu’un des déclencheurs de ce krach est la nomination surprise de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine ce vendredi. Ce dernier est perçu comme un économiste plus orthodoxe et sérieux que les autres candidats potentiels, ce qui a rassuré les marchés et par là même fait reculer les valeurs refuges que sont l’or et l’argent.
Cité par nos confrères, Tim Waterer, analyste en chef chez KCM Trade, commente à cet égard : « Les traders sont déconcertés par la turbulence observée vendredi sur le marché des métaux précieux qui a un effet domino sur le reste des actifs ».
Pour rappel, cette hypothèse de contagion entre les marchés a été avancée dans le sens inverse la semaine dernière. Ainsi, l’annonce des résultats trimestriels de Microsoft ce jeudi 29 janvier a ébranlé la Bourse. En effet, ses dépenses massives en IA et le ralentissement du cloud ont fait chuter son action de 11 %, et causé une baisse globale du Nasdaq et du S&P 500 avec une perte de 780 milliards de dollars.
Ce krach révèlerait les pires craintes des investisseurs sur une possible bulle de l’IA. Face au doute sur la rentabilité de cette technologie et aux tensions géopolitiques en cours, même les métaux précieux peuvent être rattrapés. On ne tardera pas à savoir si cette baisse sera durable ou s’il ne s’agit que d’un contrecoup passager. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre précédent article ici.
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