Comment attirer l’attention dans un marché automobile de plus en plus homogène ? En créant la surprise ! Cela revient par exemple à supprimer quelques fondamentaux, comme la lunette arrière, pourtant bien utile pour regarder… derrière. Bon, cela paraît bien stupide au premier regard, mais pourtant, Polestar l’a fait sur la 4 pour plusieurs raisons. Voici donc quatre choses à savoir sur la Polestar 4, une berline mi-SUV, mi-coupé.
La Polestar 4 n’est pas une berline comme les autres
C’est en effet une chose oscillant entre la berline, le SUV et le coupé. Enfin, c’est ce que le marketing Polestar veut nous faire croire car, dans les faits, j’y vois surtout une berline timidement rehaussée. Mais ce que vous et moi verrons en premier, c’est bien entendu l’absence de lunette arrière, remplacée par une panneau de carrosserie. Alors, quel est l’intérêt véritable de la manœuvre, au-delà de faire jaser les réseaux sociaux ?
Retirer le morceau de verre servirait en premier lieu à renforcer la rigidité de la caisse en cas de collision. Ensuite, ce choix permettrait de dégager davantage d’espace à la tête pour les passagers arrière. Résultat, on bénéficierait d’une berline à l’habitabilité de SUV. Nous ne manquerons pas de le vérifier. Ah oui, et la rétrovision est dans ce cas assurée par une caméra autonettoyante logée sur le toit. Pour le reste, nous sommes face à une auto aux codes très Volvo, avec des surfaces lisses et rectilignes desservant un dessin ciselé et moderne.
La Polestar 4 présente un habitacle très moderne
C’est peut-être un poncif trop usité dans la presse automobile. Pourtant, je me vois mal employer un autre terme pour désigner l’intérieur de la Polestar 4, qui est véritablement dans l’air du temps. Alors bien sûr, certains aimeront, d’autres pas, mais force est de constater que la sSédoise propose une ambiance très épurée et pas moins relaxante. La plupart des boutons ont ainsi fichu le camp, remplacés par un grand écran tactile de 15,4 pouces intégrant la majorité des fonctions.
Polestar promet des matériaux biosourcés pour les selleries, y compris pour le cuir Nappa haut de gamme “respectant le bien-être animal”. Un cuir Nappa possédant par ailleurs des haut-parleurs au niveau des appuis-tête pour une expérience auditive totale grâce à la sonorisation Harman Kardon et ses 1600 W. Les passagers du second rang profiteront pour leur part d’une banquette inclinable électriquement. L’absence de lunette arrière est par ailleurs compensée par un vaste toit panoramique et un éclairage d’ambiance spécifique inspiré du système solaire.
La Polestar 4 mise tout sur la sécurité
Marque cousine de Volvo oblige, Polestar ne devait pas se louper sur la sécurité. Bonne nouvelle, la Polestar 4 ne pêche aucunement à ce chapitre avec un attirail impressionnant de garde-fous. 11 caméras extérieures, 12 capteurs à ultrasons, une assistance au changement de voie, une système anti-coup du lapin, une cellule de survie ultra haute résistance… La liste n’est pas exhaustive et répond très largement aux exigences de la norme GSR2.
Ce n’est pas une mauvaise chose, bien entendu, mais trop de sécurité ne tuerait pas la sécurité au final ? Désactiver toutes ces alertes n’est-il pas plus dangereux qu’autre chose ? Nous le verrons bien lors de notre essai. Mais il est clair que potasser l’épais dossier de presse n’est pas de trop compte tenu de l’arsenal logé dans cette Polestar 4.
La Polestar 4 ne propose que deux versions
La gamme de la Polestar 4 est inversement proportionnelle à sa liste d’équipements. Il n’y a en effet que deux versions, proposées avec un seul et unique niveau de finition, comme chez Tesla. Le modèle de base propulsion Long Range Single Motor est ainsi accessible à partir de 61 800 €. Il donne droit à un électromoteur développant 272 ch et 343 Nm de couple. Le 0 à 100 km/h est abattu en 7,1 s tandis que la batterie de 100 kWh autorise une autonomie de 620 km.
En haut de gamme se trouve la variante bimoteur Long Range Dual Motor à 69 800 €. Celle-ci rajoute une seconde machine électrique sur le train avant pour une puissance totale de 544 ch et un couple de 686 Nm. La hausse des performances est importante, puisque les 100 km/h sont atteints en seulement 3,8 s, sans impact notable sur le rayon d’action, donné pour 590 km avec la même batterie de 100 kWh. Dans les deux cas, le chargeur embarqué peut encaisser jusqu’à 200 kW en courant continu DC.
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