Alors qu’elle est en train de devenir la norme, la voiture électrique semble plus décriée que jamais. Lointain idéal au début du siècle alors que Toyota présentait la Prius hybride, la voiture électrique est aujourd’hui une réalité pour des millions de personnes dans le monde.
Mais loin de la vision idéale que nous avions de la « voiture propre » il y a 10 ans encore, la voiture électrique alimente des débats sans fin alors que sa popularité continue de grandir. Si Emmanuel Macron ouvrait le Mondial de l’Auto à Paris en rehaussant le bonus écologique (une aide de l’état pour l’achat d’une voiture électrique) Carlos Tavares, patron du géant Stellantis (alliance Fiat-Chrysler-PSA ) ferme le salon parisien en critiquant la voiture électrique.
La voiture électrique souffre d’un « patriotisme industriel »
Pour lui c’est la conception même de cette voiture qui est à revoir. « Ça n’a pas été bien pensé ni bien exécuté », explique-t-il à nos confrères de la Voix du Nord. Alors que le monde est en train de se fragmenter en trois « bulles », Tavares prône la globalisation.
Dans son discours le grand patron de Stellantis explique que ces « bulles » (nord-américaine, européenne et chinoise) vont produire pour elles même, sans grande possibilité d’export. Pour lui, cette idée pourrait coûter cher au consommateur. « Pendant trente ans, le pouvoir d’achat de la classe moyenne européenne a été basé sur le fait que nous importions des produits manufacturés de pays low cost. Si à un moment donné on dit cette stratégie ne fonctionne pas parce que ça désindustrialise l’Europe et qu’on veut refermer pour produire en local ce qu’il faut consommer en local. »
Cette volonté politique de re-industrialiser l’Europe, Emmanuel Macron l’a prônée lors du Mondial de l’Auto soulignant toute la qualité de la production française. Mais pour Carlos Tavares, les choses sont plus compliquées. « On s’adapte, mais il ne faut pas oublier de faire la boucle complète pour en connaître toutes les conséquences, à commencer par le prix. »
En mai dernier, le grand patron de Stellantis avait assuré, lors d’un voyage en Inde, vouloir développer la fabrication de voitures électriques dans le pays. Ce quadrillage du marché ne doit donc pas être du goût du PDG attaché à ce que son groupe reste le plus international possible.
« Nous ne jouons pas dans la même ligue que Renault »
Interrogé sur la concurrence franco-française avec la marque au losange Renault, le patron de Stellantis a simplement balayé la question. « Nous ne jouons pas dans la même ligue ». S’il reconnaît que la marque dispose de « bonnes idées », il rappelle aussi que la rentabilité de Stellantis est 12 fois celle de Renault. La production du groupe franco-italien amène un chiffre d’affaires quatre fois plus important.
Pour sa défense, le groupe Renault domine le classement des ventes de voitures électriques en France depuis quelques mois avec sa nouvelle Mégane e-Tech qui a fait partie des voitures finalistes pour le titre de « voiture de l’année » finalement remporté par Kia avec la Evo 7.
Une concurrence chinoise toujours plus présente
Une concurrence asiatique très présente en Europe qui inquiète Tavares. Le PDG de Stellantis l’assure, la fusion avec Fiat-Chrysler sert surtout à se prévenir de cette nouvelle concurrence. Les firmes japonaises et coréennes présentent sur le marché depuis des années, mais aussi les industriels chinois qui, grâce à de gros investissements d’États, commencent à envahir le marché de la voiture électrique.
Au Mondial de l’Auto, près d’un stand sur trois était réservé par une jeune pousse chinoise venue présenter sa toute nouvelle voiture électrique.
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Encore un article qui se contente de reproduire un communiqué de presse. Pas de mise en perspective, d’analyse ou de réflexion. La personne qui a retranscrit n’est oas journaliste donc, dommage.
Tavares n’est qu’un négationiste et regarde l’avenir dans le rétroviseur.