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Pourquoi Disneyland Paris écope d’une amende de 400 000 euros

Le groupe Euro Disney, responsable du célèbre parc d’attraction Disneyland à Marne-la-Vallée, se voit sanctionné. La raison : l’entreprise a adopté des pratiques commerciales plus que douteuses.

Une sanction financière vient d’ébranler la célèbre destination de loisirs francilienne. En effet, les autorités de contrôle économique ont sévi contre Disneyland Paris, lui imposant une amende substantielle de 400 000 euros. Cette décision, prise conjointement par la DGCCRF et la DDPP de Seine-et-Marne, résulte d’irrégularités constatées dans la commercialisation des pass annuels du parc d’attractions.

Les instances régulatrices, notamment la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de Seine-et-Marne ont ainsi pointé du doigt des pratiques jugées fallacieuses, entachant la transparence des offres proposées aux visiteurs fidèles. Le motif principal de la sanction : « une communication inadaptée, en présence de quotas restreignant I’accès aux parcs “Disneyland Paris” des détenteurs de “pass annuels”. Ces faits contrevenant aux dispositions du Code de la consommation relatives aux pratiques commerciales trompeuses » comme l’autorité l’a précisé sur son site.

Des quotas restrictifs et une communication trompeuse sous le feu des critiques

Dans le sillage de la crise sanitaire de la COVID-19, Disneyland Paris s’est vu contrainte de revoir sa politique d’accès pour les détenteurs de passeports annuels. L’instauration d’un système de réservation préalable, initialement conçu comme une mesure de précaution, s’est rapidement muée en source de mécontentement.

Les périodes les plus prisées – week-ends, jours fériés et vacances scolaires – s’évanouissaient de la plateforme de réservation, laissant bon nombre d’abonnés dans l’impossibilité de franchir les portes du parc durant de longs mois.

L’opacité entourant les quotas de visiteurs a engendré une situation kafkaïenne où les détenteurs de passeports se voyaient refuser l’accès lors des journées d’affluence. Un comble ! En effet, ces pass permettent logiquement d’accéder au parc chaque jour de l’année en priorité. À peine dévoilés, les créneaux pour les périodes convoitées s’évaporaient pourtant en un éclair, alimentant la frustration des abonnés face à ce manque de transparence et de prévisibilité.

Ce mécontentement a culminé fin 2022 avec l’émergence d’un mouvement de protestation baptisé « les Oreilles jaunes » (en référence bien sûr aux Gilets Jaunes). Ces abonnés exaspérés ont manifesté aux portes du parc, dénonçant l’inadéquation entre le coût élevé des passeports ( aujourd’hui entre 289 et 699 euros par an) et les difficultés d’accès. Leurs revendications portaient sur une refonte du système de réservation et une communication plus claire de la part de Disneyland Paris, attirant ainsi l’attention médiatique sur leur cause.

L’opacité entourant les quotas de visiteurs à Disneyland Paris s’est révélée être le premier facteur ayant motivé la décision de la DGCCRF. Les restrictions non communiquées entravaient de facto l’accès promis aux abonnés, contredisant par conséquent les engagements initiaux. Bien que le parc ait tenté de rectifier le tir en 2023 avec l’introduction des Disneyland Pass Bronze, Silver et Gold, la sanction reflète les écueils antérieurs.

Le groupe a déclaré à l’AFP : « La satisfaction des détenteurs de pass annuels est au cœur de nos priorités ». Ces nouvelles formules ont certes amélioré les modalités de réservation, mais au prix d’une augmentation tarifaire non négligeable. La révision à la hausse des tarifs et la suppression de certains privilèges n’ont pas suffi à apaiser le mécontentement de nombreux visiteurs assidus, encore échaudés par les désagréments passés.

Ainsi, malgré les efforts déployés pour redresser la situation, le préjudice subi par les abonnés durant cette période tumultueuse a certainement terni l’image du parc auprès de sa clientèle la plus fidèle. Même si le montant de l’amende est plutôt ridicule pour un groupe aussi puissant que la Walt Disney Company, sa portée symbolique reste importante.

  • Eurodisney vient d’écoper d’une amende de 400 000 euros pour pratiques commerciales trompeuses.
  • Une décision prise par la DGCCRF, soutenue par la DDPP.
  • Les détenteurs d’un pass annuels n’ont pas pu, pendant de longues périodes, accéder au parc en priorité alors même que ce pass leur en donnait le droit.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. En quoi cette déclaration va calmer les gens mdr :” La révision à la hausse des tarifs et la suppression de certains privilèges n’ont pas suffi à apaiser le mécontentement de nombreux visiteurs assidus”
    Mais mais mais… C’est une blague ou quoi ?

Les commentaires sont fermés.