C’est une réalité : le marché de la voiture électrique est sur une pente ascendante impressionnante. Au mois de novembre, ce sont un million de VE/hybrides qui ont été vendues en Chine rien qu’au mois de novembre. En Europe, malgré une baisse notable datant de la rentrée, les parts de ventes continuent elles aussi à augmenter. En toute logique, le marché de l’occasion devrait lui aussi suivre ce sillage vertueux. Toutefois, c’est loin d’être le cas ! Selon un rapport de NGC Data, ces véhicules représentent seulement 1,4 % des parts de marché sur le territoire français. Un fort contraste lorsqu’on sait que la part de l’achat neuf se situe à 19 %.
Une offre croissante face à une demande timide
Sur l’année 2022, les annonces concernant la vente de VE d’occasion représentaient seulement 1,4 % des annonces globales. En 2023, ce chiffre a tout de même progressé de 135 % et est désormais à 3,3 %. Toutefois, comme l’explique Olivier Flavier, responsable du secteur automobile pour Leboncoin, cette hausse plutôt importante n’est pas suivie par la demande.
En moyenne, un VE attire 2,1 visites par annonce ; du côté des thermiques et des diesels, c’est beaucoup plus : respectivement entre 5,5 et 5,9 pour chaque catégorie. Autre point de différenciation à noter : les annonces de ventes de VE ont tendance à stagner en ligne plus longtemps. En moyenne, leur temps passé en ligne est 1,32 fois plus importants que les modèles traditionnels.
Une réalité qui va plutôt à l’encontre de la dynamique tarifaire, qui tend globalement vers la baisse, puisque du troisième trimestre 2022 au troisième 2023, les prix pour les VE d’occasion ont drastiquement chuté de 18,5 %.
Facteurs de réticence et perspectives d’avenir
Plusieurs facteurs sont à considérer pour expliquer cette hésitation des acheteurs sur ce segment spécifique de l’occasion. Toujours selon Olivier Flavier :
- Les modèles plus anciens de VE perdent en attractivité. En effet, ils sont victimes plus rapidement d’obsolescence technologique par rapport aux modèles récents, où les technologies embarquées progressent très vite.
- Le marché d’occasion de l’électrique est récent et encore en plein développement, ce qui rend complexe la formulation de conclusions définitives. Actuellement, on ne peut tirer que de grandes tendances. Celles-ci reflètent une réalité, mais à court terme.
Il faudra certainement un certain temps à ce marché spécifique pour trouver un équilibre. Il est possible que celui-ci s’aligne parfaitement avec le marché de l’occasion des véhicules thermiques, comme il est également envisageable que celui-ci obéisse à ses propres règles. Pour le moment, il faut le considérer comme un segment à part de l’écosystème automobile global.
- Malgré une offre de VE d’occasion en nette augmentation, la demande en face n’est pas alignée.
- Une tendance qui pourrait s’expliquer par l’obsolescence rapide des VE anciens.
- C’est un marché jeune, et tirer des conclusions strictes sur celui-ci reste un exercice délicat.
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“achat neuf se situe à 19 %” et si on enlève le parc professionnel il reste combien???
pourquoi les gens n’achètent pas un VE d’occasion? pour ne pas être propriétaire d’une batterie hors de prix à l’obsolescence programmée elle aussi peut-être ?
Une voiture thermique si on y met du sien on peut réparer soi-même beaucoup de choses et la faire durer pour pas trop cher.
Une voiture électrique on peut … changer les freins ? S’il y a un soucis de batterie c’est poubelle.
Les VE sont une aberration écologique et économique. En plus avec leur masse élevée elles défoncent les routes et polluent à mort au niveau des micro particules avec leurs pneus (comme les SUV thermiques, autre aberration).