Depuis quelques années, les animes profitent d’une popularité croissante. Pourtant, jusqu’à peu, ces séries d’animation originaires du Japon étaient considérées comme un intérêt de niche. Aujourd’hui, le vent semble avoir tourné puisqu’ils sont plus appréciés que jamais. Netflix l’a bien compris et entend tirer profit de ce regain de popularité pour les animes.
Une popularité au sommet
Si les animes sont apparus au Japon il y a de nombreuses décennies, il aura fallu attendre des années avant que l’animation japonaise conquiert le cœur des occidentaux. En dehors de quelques licences comme Pokemon, Olive et Tom ou Yu-Gi-Oh!, les animes étaient réservés aux “geeks”. Mais pas forcément dans le bon sens du terme. Ainsi, il fut un temps où les fans d’animes étaient considérés comme bizarres ou à part. Bref, en dehors de la norme.
Heureusement, les choses ont évolué depuis ! Tout d’abord, les spectateurs se sont rendus compte que les animes n’étaient pas forcément destinés aux enfants. Voilà un premier pas de franchi. Ensuite, pendant longtemps, les gens ont associé les animes (et les mangas) à un genre bien précis : celui du shonen nekketsu, comme Dragon Ball Z, Naruto ou One Piece, où le pouvoir de l’amitié est maître et dans lequel ça se castagne sévère. Cependant, et fort heureusement, ce n’est pas que cela. Il existe différents genres d’animes : science fiction, romance, thriller… Il y en a pour tous les goûts. Pour cette démocratisation des animes, on peut remercier Internet et les réseaux sociaux. Mais pas seulement.
Plus accessibles que jamais
Dans cette hausse de popularité des animes, les SVOD n’y sont pas pour rien. Grâce à ces plateformes, les animes sont dorénavant plus accessibles. Avec plus de personnes disposées à les regarder, les animes ont gagné en notoriété. Si certains regrettent cette période où les animes n’étaient pas “mainstream”, cette démocratisation sur les plateformes de streaming a du bon. Pour tout le monde.
En effet, à mon époque, regarder un anime était loin d’être une chose facile. La plupart du temps, il fallait se rendre sur des sites (très) douteux et marcher sur des œufs pour éviter de télécharger malencontreusement un virus qui allait pourrir l’ordinateur familial tandis que Chantal, 52 ans, nous proposait une nuit torride à 2 kilomètres de chez nous. Certains animes étaient diffusés à la télévision mais c’était rarement sur les plus grandes chaînes. Si vous êtes plus vieux encore, c’était bien plus compliqué sans les débuts d’Internet. Pour eux, il fallait compter sur le Club Dorothée et les VHS. Et encore… Tout n’était pas disponible et on prenait ce qu’on pouvait se mettre sous la dent.

Si aujourd’hui, il vous prend l’envie de découvrir un anime, Netflix dispose d’un catalogue plus ou moins riche pour débuter. Le leader du streaming a réussi à décrocher quelques grands noms comme Naruto ou Hunter x Hunter, qui squattent son catalogue depuis plusieurs années désormais. Le SVOD ne s’arrête pas là puisqu’il bataille régulièrement pour faire grossir son catalogue d’animes. On note, entre autres, l’arrivée récente des deux premières collections de Detective Conan, de JoJo Bizarre’s Adventure : Stone Ocean ou encore de la première saison de Demon Slayer. Au cours des dernières années, Netflix a réussi à mettre la main sur des monuments comme Cowboy Bebop ou Neon Genesis Evangelion. De quoi ravir les fans d’animes de la plateforme.
Régulièrement, Netflix confie à ses abonnés qu’il fait de son mieux pour récupérer les droits de licences de taille comme One Piece ou Fullmetal Alchemist Brotherhood qui, pendant un temps béni, fut disponible sur la plateforme.
Netflix : une stratégie tournée vers les animes ?
Face à l’engouement généré par les animes et les films d’animation japonaise, Netflix a sorti les crocs. Alors que des plateformes de streaming dédiées à l’animation japonaise ont pointé le bout de leur nez et lui font de l’ombre, Crunchyroll et Wakanim unissant carrément leurs forces, le géant du streaming devait agir.
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— Netflix France (@NetflixFR) February 21, 2022
En plus de proposer des grands noms de l’animation japonaise, il fallait voir plus grand. C’est ainsi que Netflix s’est mis à la production d’animes. Contre toute attente, le SVOD ne s’avère pas trop mauvais dans ce domaine. Cela ne fonctionne pas à tous les coups, c’est sûr, mais Netflix a réussi à pondre quelques pépites. On pense notamment à Devilman Crybaby, l’adaptation remise au goût du jour du manga culte Devilman de Gō Nagai, à la suite décalée de Saiki Kusuo no Psi-nan ou, plus récemment, au touchant Kotaro en Solo.
Netflix a bien compris que les animes fonctionnent en ce moment et qu’il faut miser dessus. Outre l’achat de droits de grosses licences et la production d’animes, Netflix s’est mis en tête d’en adapter. Bon, c’est là que cela se corse. Il est toujours difficile d’adapter un support écrit et c’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’un manga ou d’un anime. Netflix s’y est déjà frotté. Non sans se casser quelques dents. On se rappelle le désastre de Death Note en 2017, puis celui de Cowboy Bebop l’année dernière. Mais rien n’arrête le géant au N rouge qui, tel un héros de shonen enragé, ne compte pas baisser les bras. Et s’attaque à l’adaptation d’un monument de l’animation japonaise : One Piece.
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