Toyota est en pleine tourmente. Après le “Dieselgate” qui a frappé Volkswagen en 2009, c’est au tour du constructeur automobile japonais d’être au centre d’une affaire de grande ampleur. Si c’est une filiale de Toyota qui est en tort, c’est bien la maison mère qui va devoir payer les pots cassés de Daihatsu.
Au printemps dernier, une source interne tire la sonnette d’alarme : il y a des irrégularités sur des tests de sécurité chez Daihatsu. Des anomalies dans des tests de certification ont été mises en lumière chez la filiale de Toyota, spécialisée dans les mini-véhicules japonais populaires, les “kei cars”. Daihatsu avait admis avoir délibérément truqué des procédures afin d’obtenir la validation du niveau de sécurité des voitures produites. Une commission d’enquête indépendante a immédiatement été mise en place pour approfondir cette révélation de falsifications de tests de sécurité. C’est l’heure du verdict.
Ainsi, le directeur général de Daihatsu annonce 174 irrégularités réparties dans 25 catégories de tests depuis 1989. Plusieurs dizaines de modèles de voitures sont concernés, dont certains sont fabriqués pour Toyota, Mazda ou encore Subaru. De quoi faire trembler le marché automobile.
Toyota en roues libres pour finir 2023
Lorsque le scandale a éclaté, seulement une demi-douzaine de modèles étaient impliqués. En réalité, le problème en concerne 64. Daihatsu est le plus vieux constructeur automobile japonais. Depuis plusieurs années, l’entreprise produisait des véhicules en marque blanche pour d’autres constructeurs.
Cette affaire de tests de sécurité falsifiés met un coup de pied dans la fourmilière et éclabousse pleinement Toyota. Effectivement, le constructeur automobile a entièrement racheté Daihatsu en 2016 et a une responsabilité dans ces falsifications. À l’heure actuelle, le ministère japonais des Transports a lancé une lourde inspection au siège de Daihatsu. L’entreprise a annoncé la suspension des livraisons de tous ses véhicules en production. Un arrêt de la production des modèles concernés par cette affaire pourrait être nécessaire.
Avec l’annonce du rappel de plus d’un million de voitures aux États-Unis, la Bourse de Tokyo a été intransigeante avec Toyota : son action a brutalement dégringolé. Il semblerait qu’aucune voiture vendue en France ne serait concernée par cette sombre affaire.
Sans surprise, ce scandale a fortement ébranlé la confiance des automobilistes du monde entier envers le groupe, qui avait un devoir de surveillance. L’année dernière déjà, un scandale de tests “inappropriés” sur les moteurs du constructeur de camions Hino, avec qui Toyota a des liens étroits, avait déjà touché l’entreprise.
Toyota affronte la tempête en reconnaissant l’extrême gravité des faits et son implication. Le constructeur automobile japonais promet une réforme fondamentale de sa filiale. Mais cela sera-t-il suffisant pour effacer cet énorme scandale ? Pas sûr…
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Au pays du soleil levant ce genre d’étourderie peut se conclure par un hara-kiri (à ne pas confondre avec le hare Krishna d’antan…).
lool
TOYOTA J’adore le citron presser j’y pense tout les soirs mamam
J’adore le citron pressé aussi mamamia 😉