La Federal Trade Commission (FTC), agence en charge de surveiller les pratiques anticoncurrentielles aux États-Unis, attaque Uber en justice. Elle l’accuse de comportement trompeur à l’égard de ses utilisateurs.
Pratiques trompeuses
Les accusations visent particulièrement Uber One, le système par abonnement proposé par l’entreprise qui octroie certains avantages à ses usagers réguliers, comme l’exonération des frais de livraison, des remises et des promotions exclusives.
Mais selon la FTC, l’entreprise a facturé cette souscription à certains consommateurs américains sans leur consentement. Elle les aurait aussi induit en erreur sur les économies engendrées par un tel abonnement. De même, l’annulation du service est « déraisonnablement » contraignante, selon le gendarme antitrust. Celui-ci explique dans un communiqué que, d’après ses constatations, les utilisateurs pouvaient être obligés de naviguer à travers 23 fenêtres et d’effectuer jusqu’à 32 actions pour annuler le service
« Après l’inscription, Uber facture les consommateurs avant la date de facturation. Par exemple, certains consommateurs qui se sont inscrits pour un essai gratuit disent avoir été automatiquement facturés pour le service avant la fin de l’essai gratuit, alors qu’Uber promet aux clients la possibilité d’annuler sans frais pendant la période d’essai », détaille la FTC.
Ce type d’accusations n’est pas une première. Sous l’administration Biden, la FTC a proféré des allégations similaires à l’encontre d’Amazon, notamment sur la manière de déployer son service Amazon Prime. « Les Américains en ont assez d’être abonnés à des services non désirés qu’il semble impossible d’annuler. La FTC de Trump-Vance se bat au nom du peuple américain », déclare Andrew Ferguson, président de l’organisme.

Uber nie
De son côté, Uber nie ces accusations. « Nous sommes déçus que la FTC ait choisi d’aller de l’avant avec cette action, mais nous sommes convaincus que les tribunaux seront d’accord avec ce que nous savons déjà : les processus d’inscription et d’annulation d’Uber One sont clairs, simples et respectent la lettre et l’esprit de la loi », a réagi l’un de ses porte-paroles.
Ce n’est pas la première fois, non plus, que la société doit faire face à la justice. En 2017, la FTC l’a réprimandée pour déclarations trompeuses en matière de protection de la vie privée et de sécurité des données. L’année suivante, elle a accepté de payer 20 millions de dollars pour mettre fin à d’autres accusations selon lesquelles elle aurait exagéré les revenus potentiels en cherchant à recruter des chauffeurs.
En 2022, Uber a également évité des poursuites pénales dans le cadre d’un règlement portant sur une violation de données survenue en 2016, qui avait tout de même affecté 57 millions de passagers et de conducteurs.
- La FTC poursuit Uber en justice pour pratiques trompeuses à l’égard des utilisateurs.
- L’abonnement Uber One est au cœur de l’affaire.
- Uber nie les allégations de la FTC.
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