L’écosystème chinois automobile permet à Renault d’accélérer le développement de ses voitures. Le constructeur français n’a cessé d’indiquer, ces dernières semaines, qu’il ne serait aucunement en concurrence avec ces marques chinoises, puisqu’il n’a pas l’intention de vendre des voitures sur son marché. Ce lundi, une nouvelle étape de sa nouvelle stratégie vient de prendre forme avec la signature d’un contrat avec Geely, l’immense groupe automobile chinois aux 3 millions de voitures vendues sur les neuf premiers mois de l’année.
Fabrice Cambolive, directeur de la croissance du groupe Renault, a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse que ce contrat serait finalisé ce lundi 3 novembre 2025. L’entente entre Geely et Renault était déjà connue depuis un moment et il est désormais clair que l’entreprise française a cédé 26,4 % de sa filiale brésilienne à son partenaire chinois, un contrat « gagnant-gagnant » déclarait Fabrice Cambolive vendredi. En substance, Geely pourra s’installer dans les usines de Sao José dos Pinhais, dans l’État du Paraná.
Dans le même temps, après avoir assemblé ses voitures dans les usines de Renault, Geely pourra aussi s’appuyer sur le réseau de distributeurs de la marque française pour les vendre. En contrepartie, Renault pourra utiliser l’architecture de Geely pour développer ses voitures sur le marché où la grande menace tient en trois lettres : BYD, qui a récemment inauguré son usine d’assemblage. Renault aurait tout à y gagner dans ce partenariat alors qu’il n’utilisait que 50 % des capacités de production de son usine (de 400 000 unités annuelles).
Renault évoque le nom de Chery et « d’autres constructeurs sur d’autres marchés »
Les révélations ne s’arrêtent pas là en ce début de semaine, puisque Fabrice Cambolive a également déclaré que Renault était bel et bien en pourparlers avec Chery dans le but de signer un accord similaire à celui de Geely. Le groupe aux 2,6 millions de voitures vendues en 2024 multiplie ses marques et serait intéressé de s’appuyer sur Renault pour étendre sa présence en Amérique latine. Selon les informations obtenues par Bloomberg au début du mois d’octobre, il serait question des sites de productions en Colombie et en Argentine dans un premier temps.
Fabrice Cambolive a aussi confirmé que Renault n’excluait pas la possibilité de travailler avec « d’autres constructeurs sur d’autres marchés ». Avec Geely, Renault s’est aussi associé dans la production de moteurs thermiques avec sa filiale Horse, devenue Horse Powertrain en Chine, où les ambitions sont grandes. Lors d’un reportage, Presse-citron visitait le centre de développement dans la baie d’Hangzhou, où Renault et Geely préparent les moteurs thermiques et hybrides de demain, capables de répondre à n’importe quelle norme antipollution mondiale.
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