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Re:Play #10 : Crash Team Racing, le “Mario Kart de la PlayStation” ?

A la fin de l’année 1999, les joueurs PlayStation croulaient déjà sous les hits lancés cette même année, et c’est un certain Crash Team Racing qui trouvera place auprès de nombreux sapins, sorte de “Mario Kart de la PlayStation”. Vous vous rappelez ?

Noël 1999. Les joueurs PlayStation ont vécu une année pour le moins exceptionnelle, avec le lancement (en Europe) de Metal Gear Solid en début d’année, de Final Fantasy VIII, de Silent Hill premier du nom, de Tony Hawk Skateboarding, de Medal of Honor, de Legacy of Kain : Soul Reaver, de Dino Crisis, sans oublier Driver et son parking maudit. Une année folle donc, marquée qui plus est en novembre par le lancement très attendu d’un clone de Mario Kart 64, mais en version PlayStation : Crash Team Racing.

Dans le petit monde du jeu vidéo, les années passent… mais la passion et les souvenirs restent ! Re:Play revient sur les grands classiques de l’Histoire du jeu vidéo. Un petit retour vers le futur passé, à la recherche de votre âme d’enfant ou d’adolescent, celle-là même qui vous a sans doute déjà fait (ou vous fera) prononcer la formule magique “c’était mieux avant”. Et si c’était vrai…? Alors on souffle dans la cartouche, c’est parti pour Re:Play !

Crash Bandicoot… mais façon Super Mario Kart

Dans les années 1990, de nombreux genres s’attirent les faveurs des joueurs. On profite évidemment d’innombrables jeux de plateformes (Rayman, Super Mario, Sonic…), mais aussi d’adaptations sportives très arcade (coucou NBA JAM), sans oublier les indispensables jeux de combat (Street Fighter 2…), les beat’em all (Streets of Rage, Golden Axe, Final Fight…), mais aussi… les jeux de karting. Dès 1992, c’est un certain Super Mario Kart qui est lancé sur Super Nintendo, et qui fera naitre une toute nouvelle tendance.

Crash Team Racing
© Stéphane Ficca / Presse-Citron

En effet, rapidement, de nombreux éditeurs travaillent sur leur propre version de Mario Kart. Chez Ubisoft par exemple, on lance un certain Street Racer dès 1994, qui connaitra son petit succès. En 1996, c’est Sunsoft qui propose Ayrton Senna Kart Duel, sans oublier Rock’n Roll Racing puis l’inoubliable Mario Kart 64, qui entrainera dans son aspiration Diddy Kong Racing, Chocobo Racing, Megaman Battle and Chase ou encore Bomberman Fantasy Race… A l’époque, tout le monde (ou presque) veut son jeu de karting.

Ctr Screen
© PlayStation

Et alors qu’une certaine Sony PlayStation est déjà installée dans de très nombreux foyers, Naughty Dog, à l’origine de Crash Bandicoot, décide de développer à son tour un jeu de karting. Son nom : Crash Team Racing. Un jeu qui met en scène de nombreux personnages de la trilogie originelle, qui connait alors un véritable carton sur PlayStation.

Un lancement à l’aube de l’an 2000

C’est entre septembre et novembre 1999 que Crash Team Racing (ou CTR) est lancé dans le monde entier. Le jeu permet de retrouver pas moins de 15 personnages de la célèbre franchise, pour des courses endiablées. Comme dans Mario Kart, les objets, principale mécanique de jeu, permettent tantôt de favoriser le joueur, tantôt de déstabiliser les adversaires. Pas de pièce ici (comme dans Super Mario Kart), mais des Wumpas, des fruits qui permettent d’augmenter la vitesse maximale et l’effet de certains objets. Pas d’étoile d’invincibilité, mais un masque d’Aku Aku, qui permet de bénéficier d’une protection temporaire.

Ctr Screen 2
© PlayStation

Bref, c’est pareil, mais ce n’est pas pareil, et pour de nombreux joueurs, Crash Team Racing s’impose immédiatement comme “le Mario Kart de la PlayStation“. A l’instar du jeu signé Nintendo, les dérapages font partie intégrante du gameplay, et s’exécutent via les bouton L et R de la manette PlayStation… comme chez qui vous savez. Le système est toutefois plus riche que chez le concurrent à casquette rouge, avec la possibilité d’enchainer trois turbos lors d’un dérapage, une mécanique qui découle directement de l’épisode Nintendo 64 de Mario Kart.

Pour se démarquer du jeu de Nintendo, Crash Team Racing propose un mode Aventure, jouable uniquement en solo. Ce dernier nécessite de participer à diverses courses et autres arènes, avec de nombreux objets à glaner (dont trois lettres CTR cachées dans chaque niveau). Les niveaux (et les personnages) s’ouvrent progressivement au fil des exploits du joueur, et le tout intègre des “combats de boss“, un peu comme un jeu de plateformes classique, mais remodelé à la sauce karting.

Ctr Screen 4
© PlayStation

Bien sûr, on y retrouve aussi un mode Arcade, pour paramétrer la course de son choix, avec la possibilité ici d’évoluer avec un compagnon, via le mode deux joueurs. Pas de mode online évidemment (on est en 1999), on profite ici d’un mode deux joueurs en local, sur un même canapé ou un même tapis, chaque course incluant 6 adversaires gérés par l’IA. Enfin, CTR inclut aussi un mode Contre la Montre et un mode Bataille, permettant ici de jouer jusqu’à quatre joueurs (via un Multitap), au sein d’arènes dédiées (comme dans qui vous savez).

A l’époque, les producteurs du jeu estiment que le moteur de jeu de ce Crash Team Racing est “le plus puissant jamais développé sur PlayStation“. Et il faut dire que le jeu, développé en un peu moins d’un an par une vingtaine de personnes, impressionne. Visuellement bien sûr, mais aussi de par sa maniabilité, très dynamique, avec un côté “drift” très affirmé, et indispensable au gameplay (comme dans un bon vieux Ridge Racer).

Un titre tout en glisse et une IA… qui triche ?

Malgré son orientation course, le jeu ne renie pas ses origines de jeu de plateformes, et chaque tracé est truffé de raccourcis et autres passages à débusquer, souvent au gré d’un saut ou d’une glissade maitrisée.

A noter que le titre repose également sur une IA qui “triche” en fonction de la situation. Ainsi, s’il est en tête, le jeu va inciter les adversaire à cibler le joueur afin de freiner autant que possible une échappée façon Max Verstappen à Interlagos en 2024. A l’inverse, s’il est à la traine, les concurrents gérés par l’IA vont tout faire pour “attendre” le joueur, et lui permettre de remonter dans le classement.

Ctr Screen 3
© PlayStation

A sa sortie, outre une importante campagne promotionnelle, déjà entamée quelques mois plus tôt dans les magazines de l’époque, Crash Team Racing va également profiter des bienfaits… d’une démo jouable (dès janvier 2000 via le magazine officiel). Ainsi, à l’instar d’un Syphon Filter (pour citer un autre jeu PlayStation), CTR sera testé par des millions de joueurs, au travers d’une courte démo qui déclenchera un achat chez nombre d’entre eux.

Aussi, aux Etats-Unis, Crash Team Racing occupera la troisième place des jeux les plus vendus en fin d’année 1999, derrière Resident Evil 3 et Knockout Kings 2000. Au total, le jeu s’écoulera à près de 2 millions d’exemplaires aux Etats-Unis et à 300 000 exemplaires ai Japon, pour un total de 5 millions de ventes dans le monde.

Crash Team Racing de retour dans les bacs depuis 2019

Et pour la petite histoire, ce même Crash Team Racing fut relancé en 2019 sur PS4, Xbox One et Nintendo Switch, sous la forme d’un… remake. En effet, après la compilation Crash Bandicoot N’Sane Trilogy, réunissant les refontes des trois premiers opus, Activision proposait une réédition moderne de ce jeu de course tant apprécié.

Ctr Nitro Fueled
© Activision

Evidemment, modernité oblige, outre des graphismes modernes, ce Crash Team Racing Nitro Fueled proposait également un jeu en ligne ainsi que diverses possibilités de personnalisation.

A noter qu’un autre jeu de karting mettant en scène Crash Bandicoot et sa clique (Crash Nitro Kart) fut lancé en 2003 sur diverses plateformes, qui venait à nouveau combler un manque de Mario-Kart Like sur de nombreuses plateformes, face à une Nintendo GameCube qui disposait de son côté d’un certain Mario Kart Double Dash. Pire (ou mieux ?) encore, le jeu édité par Universal Interactive fut lancé le même mois que le jeu de Nintendo…

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