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Vous faites du ski ou du snowboard ? Voici comment éviter les blessures les plus courantes

Avant de vous chausser et de partir à l’assaut des pistes pour épater vos potes ou votre famille, suivez ces quelques conseils. Cela vous évitera, au mieux, quelques petits désagréments ou, au pire, une vilaine blessure que vous traînerez pendant de longs mois.

Dévaler une piste fraîchement dammée tout schuss, flotter dans la poudreuse, claquer ses plus beaux virages à pleine vitesse ou laisser la gravité vous emporter après une belle bosse : des sensations absolument grisantes, que l’on soit sur des skis ou sur un snowboard. Des sports accessibles, mais par nature, extrêmes, puisque vous filez sur des surfaces enneigées très glissantes, souvent très rapidement et les températures sont, la plupart du temps, très fraîches. Le cocktail idéal pour se blesser assez méchamment si vous n’assurez pas un minimum votre sécurité.

Selon les données de 2018 de la Consumer Product Safety Commission, le ski et le snowboard représentaient à eux seuls, près de 65 % des blessures liées aux sport d’hiver. Le danger fait partie du jeu (c’est aussi pour ça qu’on y retourne) mais se blesser bêtement est une prise de risque dont personne ne sort gagnant.. Voici quelques bons réflexes à adopter pour profiter de la montagne en toute sécurité, quel que soit votre niveau.

Ski et snowboard : chercher le frisson sans finir à l’hôpital

Lorsque vous glissez, votre corps est mis à rude épreuve (articulations, muscles des jambes et du tronc, absorption des chocs et des vibrations) et les chutes et collisions sont donc monnaie courante. Votre organisme fatigue donc très rapidement, et selon Robin Galley, professeure en réhabilitation à l’Université de Tufts, la vitesse est un facteur aggravant. D’où l’importance d’en avoir conscience : à sensation de fatigue égale, plus vous allez vite, plus le risque de blessure augmente.

Le froid ne joue pas non plus en votre faveur : il ralentit la transmission nerveuse entre votre cerveau et vos muscles, et votre corps entier est plus rigide. Cette raideur engourdit les muscles stabilisateurs (transverse de l’abdomen, obliques, adducteurs, fessiers, lombaires, etc.), et ils protègent moins vos articulations, en particulier les genoux et les poignets, très sollicités en ski et en snowboard. À basse température, vos muscles doivent également fournir davantage d’efforts pour produire la même puissance, ce qui épuise plus rapidement vos réserves énergétiques et réduira la qualité de vos appuis au fil des descentes.

Premier point sur lequel vous concentrer : disposer d’un matériel de bonne qualité, adapté à votre morphologie, qui vous protège un maxiumum du froid. Le port du casque est un non-négociable, car il reste la seule protection réellement efficace contre les traumatismes crâniens.

Choisissez des vêtements couvrants et qui ne gâchent pas votre visibilité, et réglez correctement vos chaussures, qui peuvent être également à l’origine de blessures si elles sont mal réglées. Enfin, soyez attentif à la façon dont vous utilisez votre équipement : en cas de chute, garder un bâton de ski à la main peut provoquer une entorse du ligament collatéral ulnaire, plus connue sous le nom de « pouce du skieur »

Ensuite, ne négligez pas la phase d’échauffement avant de vous lancer, qui prépare vos muscles et vos tendons à encaisser les contraites de la descente. Montées de genoux, talons-fesses, rotation des bras, squats (avec ou sans rotation de torse), flexion/extension de chevilles sont donc vos alliés. Votre température corporelle montera et l’élasticité de vos tissus n’en sera que meilleure ; ne vous précipitez pas sans avoir passé au moins quelques minutes à vous préparer de cette manière. Si vous n’avez aucune idée des mouvements à effectuer, il existe de nombreuses vidéos YouTube qui peuvent vous aider, comme celle ci-dessous.

Connaître vos limites physiques est impératif si vous êtes un pratiquant occasionnel : choisisser des pistes à votre niveau et jaugez si vous êtes capable de la descendre. Galley conseille aussi de pratiquer des activités physiques variées pendant l’intersaison pour mieux préparer son corps à ces sports. « Ne vous limitez pas à une seule activité, variez les entraînements pour préparer votre corps à tout type d’effort », recommande-t-il. Si vous avez une grosse journée derrière vous, se lancer dans une piste noire est la pire des idées que vous puissiez avoir : les blessures graves arrivent principalement au terme des heures ouvrables des stations.

Dernier point : le repos, qui est au moins aussi important que l’entraînement et les précédents conseils. Surmenage ou manque de sommeil sont vos pires ennemis sur les pistes, car c’est pendant les phases de récupération que vous vous restaurez, physiquement, comme mentalement.

« Prenez soin de votre corps, il vous le rendra sur les pistes », conclue Galley. Bref, skiez ou snowboardez intelligemment, la montagne est un environnement dangereux qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Mieux vaut être lucide sur les risques que vous courez que de jouer les braves par souci d’ego ou pour faire bonne impression. La prévention n’enlève absolument rien aux sensations fantastiques de la glisse, elle permet au contraire de rentrer de vos vacances avec de bons souvenirs. C’est toujours mieux qu’un arrêt maladie ou qu’une ordonnance pour des sessions de rééducation, vous en conviendrez !

 

 

 

 

  • Le ski et le snowboard comportent des risques de blessures, représentant 65 % des accidents de sport d’hiver.
  • Pour éviter les blessures, utilisez un matériel adapté, échauffez-vous, et respectez vos limites physiques.
  • Le repos et une bonne préparation physique sont essentiels pour profiter des pistes en toute sécurité.

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Par : Gouvernement français
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