SpaceX diversifie sa gamme d’accès internet par satellite Starlink, avec un abonnement étonnant réservé aux acteurs étatiques. Baptisé Starshield, l’abonnement dote les acteurs éligibles d’une infrastructure leur permettant de se connecter de manière ultra-sécurisée à internet, à peu près partout sur la planète, ainsi qu’un accompagnement, et la possibilité d’intégrer diverses technologies de SpaceX.
SpaceX précise que les accès Starshield utilisent “une capacité cryptographique de haute assurance additionnelle, lui permettant d’héberger des modalités classifiées et de traiter des données de manière sécurisée, de manière à satisfaire jusqu’aux critères gouvernementaux les plus exigeants”, précise la firme sur son site.
SpaceX va-t-il proposer aussi Starshield à des Etats étrangers ?
Sur la page dédiée au service, SpaceX précise que les clients peuvent bénéficier d’une variété d’implémentations des antennes Starlink en fonction de leurs missions. Il est même mention “d’interopérabilité” avec de futures constellations de satellites gouvernementaux ou déjà existantes : “le terminal de communication inter-satellite de Starlink, le seul dispositif du genre utilisée à grande échelle en orbite à ce jour, peut être intégré sur des satellites de partenaires afin de les incorporer dans le réseau Starshield”.
Vers la fin de la page, SpaceX souligne travailler déjà avec le Département de la Défense américain “pour lui fournir des capacités à la fois dans l’espace et au sol”. Selon le blog Extremetech, les clients de Starshield bénéficieraient d’un accompagnement très personnalisé. La firme pourrait notamment concevoir des satellites spéciaux dotés de “capteurs” capables d’observer la Terre si ses clients le lui demandent.
A priori, la première finalité d’un tel abonnement sera en priorité le Département de la Défense américain. Mais SpaceX semble, via cette page, également indiquer que les accès Starshield et tous les services inclus seront proposés à d’autres pays. Bien sûr, SpaceX devra pour cela se plier au International Traffic in Arms Regulations (ITAR) un texte qui restreint le commerce international de technologies militaires américaine.
Evidemment, il semble exclu que ces accès puissent être utilisés par les autorités russes, rianiennes ou chinoises dont les relations avec les Etats-Unis restent très tendues. Reste que Starlink est déjà le meilleur accès internet par satellite au monde. Et que, avec l’ajout de jusqu’à 7 500 satellites Starlink v2, la constellation de SpaceX ne devrait, dans la prochaine décennie, que renforcer à la fois sa position dominante en termes d’accès internet par satellite, et son attrait pour les gouvernements.
Starlink ne devrait pourtant pas rester seul longtemps sur le marché. Des projets de constellations de satellites concurrents ont été évoqués, notamment OneWeb, ou le projet de constellation européenne. Toutefois, avec plusieurs milliers de satellites déjà en orbite, Starlink est déjà loin devant ces projets. Et grâce à la capacité des lanceurs SpaceX, le service peut espérer continuer de croitre longtemps à un rythme très soutenu.
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Musk constatant que starlink est très très loin de faire le nombre de clients escompté (qui doit se chiffrer en dizaine de millions et non en centaines de milliers, comme c’est le cas actuellement, pour être rentable), il raconte une nouvelle sornette pour tenter d’en trouver d’autres. Comme d’habitude, la presse gobe tout cru ses délires mensongers et extrapole des absurdités. Vu que ça fait plus de 10 ans que ça dure, on ne sera pas surpris de cette attitude d’une naïveté consternante.