L’entreprise américaine SpaceX vient d’annoncer la signature d’un contrat avec Voyager Space et Airbus pour le lancement d’une station spatiale commerciale comparable à une petite ISS. Surnommée Starlab, elle devrait rejoindre l’orbite basse en un seul tir grâce à la méga-fusée de SpaceX, Starship.
Bien que la mission ne soit pas prévue en 2024, Starship étant encore loin de pouvoir voler en orbite en toute fiabilité, les dirigeants de l’entreprise Voyager Space sont assez optimistes sur le calendrier à tenir. Ils estiment notamment que Starlab devrait être en orbite avant 2030, date très importante car c’est cette année que la NASA arrêtera de financer le fonctionnement de l’ISS.
Selon Dylan Taylor, le PDG de l’entreprise Starlab Space (détenue à 50% par Voyager et à 50% par Airbus) le choix du Starship était on ne peut plus logique. Il assure que SpaceX a prouvé tout au long de ses 20 années d’existence que l’entreprise était un modèle de fiabilité, malgré les dires de certains détracteurs.
Starlab : la petite soeur de l’ISS ?
Avec le projet Starlab, l’ambition est claire, faire perdurer la présence humaine en orbite et continuer de mener des missions scientifiques dans l’espace. Mais, comme toute entreprise privée, Starlab va gérer sur le moyen-terme à générer un certain profit de cette activité, ou du moins à rentrer dans ses plans de financement. Car l’investissement nécessaire pour la mise en orbite d’une telle station se compte en dizaine de millions de dollars, au grand minimum.
La société espère donc rapidement trouver des clients pour cette station spatiale. Elle a prévu de se tourner dans les prochains mois vers les agences spatiales, notamment européenne, qui profitent aujourd’hui de l’ISS pour envoyer des astronautes en orbite.
Gateway : la prochaine station de la NASA
La NASA pourrait également être intéressée même si cette dernière mise également sur une autre station, Gateway. Cette dernière, dont la construction doit débuter cette année, devrait se trouver en orbite lunaire. Elle sera une base de travail scientifique incroyable pour les astronautes du monde entier.
L’Europe, le Japon et le Canada font également parti du projet et à ce titre ils devraient avoir plusieurs places réservées dans ces missions autour de la Lune. Cela pourrait être l’occasion pour Thomas Pesquet, seul astronaute français ayant déjà volé et toujours en activité d’être le premier tricolore à poser un pied sur la Lune.
En ce qui concerne Sophie Adenot, l’autre française qui est aujourd’hui apprentie astronaute au sein du corps de l’ESA elle pourrait avoir droit à un siège dans une mission vers Starlab dans le début de la décennie 2030. Avant d’elle aussi, viser la Lune quelques années après.
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