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Trois enceintes originales pour passer l’été en musique

C’est officiel : l’été approche à grands pas, accompagné des vacances et soirées entre amis ; autant d’occasions d’écouter de la musique ! Pour cela, nous avons sélectionné trois enceintes Bluetooth capables d’ambiancer un pique-nique, un dîner ou une sortie à la plage.

Elles se distinguent de la concurrence par leur design ou leur conception, l’une d’entre elles étant même « open source » : comme vous le verrez en lisant ce test, le concept est assez original. On les a longuement testées et on les a aimées… sinon, elles ne seraient pas dans cette sélection. Bonne lecture !

Bose SoundLink Max : une valeur sûre, au prix fort

Chez Bose, la SoundLink Max est l’enceinte portable ayant le plus de pêche. Elle reprend les formes arrondies et la finition au toucher soyeux des SoundLink Micro et SoundLink Flex. Elle s’en différencie par un poids et une taille nettement plus imposants (120 x 265 x 105 mm pour 2,13 kg) et un prix conséquent (400 euros, quand même)

Bose SoundLink Max
© Marc Mitrani pour Presse-citron

Elle bénéficie d’une construction soignée et d’une excellente finition. On apprécie la présence de six touches étiquetées de façon lisible et protégées par le revêtement en silicone. Bon point pour sa conformité IP67 : elle peut vous accompagner à la plage, au bord de la piscine, et même être oubliée sous la pluie sans que cela soit gênant.

Sa poignée de transport, faite de corde et de silicone, est amovible. On peut la remplacer par une courroie de transport optionnelle afin de la porter en bandoulière.

Outre la connexion Bluetooth 5.3, elle dispose d’un jack 3,5 mm faisant office d’entrée auxiliaire et d’un connecteur UB-C. Il assure la charge de la batterie interne non amovible, celle-ci pouvant aussi servir de powerbank afin de recharger un smartphone à bout de souffle.

On ne sait pas grand-chose des caractéristiques techniques de la SoundLink Max, Bose étant traditionnellement avare sur le sujet. Il se contente de préciser que le codec AptX Adaptative de Qualcomm est pris en charge, aux côtés des traditionnels SBC et AAC.

L’enceinte est multi-points, c’est-à-dire que deux lecteurs peuvent y être connectés simultanément. Elle bénéficie de la technologie fast pair d’Android autorisant un appairage simplifié. La fiche technique nous apprend que l’autonomie atteint une vingtaine d’heures sans préciser les conditions d’écoute. D’après nos tests, ces chiffres sont étonnamment pessimistes : en se calant sur un volume moyen (entre 30 et 40 % du max), nous avons dépassé largement la trentaine d’heures de fonctionnement !

L’app compagnon Bose Music donne accès à un égaliseur basique, mais efficace. On pourra choisir l’un des quatre préréglages proposés ou adapter le rendu selon ses goûts. Elle autorise l’appairage de deux enceintes de la marque afin de créer une paire stéréophonique et la personnalisation de la touche de raccourci (sélection de la source ou lancement rapide de Spotify).

Très bien, mais quid de la qualité audio ? Les deux woofers et le tweeter de la SoundLink Max produisent un son stéréophonique puissant, notamment sur les basses fréquences. Elles ont d’ailleurs tendance à prendre leurs aises au détriment des médiums. Un tour dans l’égaliseur audio peut atténuer cela au besoin, surtout si l’on n’est pas trop adepte des musiques modernes.

Belle construction, excellente autonomie, fonctions évoluées et son de très bonne qualité font de la SoundLink Max un produit sur lequel on peut compter, pour le plus grand bonheur des amateurs de musique en extérieur.

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Bose SoundLink Max en résumé

Vous l’aimerez pour :

  • la qualité du son produit
  • son autonomie
  • sa connexion multi-points
Vous l’aimerez moins pour :

  • son prix élevé (hors promotion)
 Qualité audio : 9 / 10

Design & ergonomie : 8 /10

Autonomie : 9 /10

 

Enkl Sound ES2 : un triangle de puissance

Vous ne connaissez pas Enkl Sound ? Normal : la startup danoise, dont le nom vient du mot scandinave enkel (simple), est toute jeune. Son premier produit fut l’enceinte ES1, conçue pour être à la fois simple à utiliser et produire un son exceptionnel.

Son financement participatif a débuté sur Kickstarter en octobre 2021. En un mois, Enkl Sound a explosé les compteurs en dépassant l’objectif initial de 121 % ! Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les p’tits gars d’Enkl Sound se sont attelés à la mise au point de l’ES2, un modèle reprenant le design de l’ES1 tout en étant plus compact et moins cher. C’est elle que nous testons ici. Précisons avant d’aller plus loin qu’elle est vendue 345 €.

Enkl Sound ES2
© Marc Mitrani pour Presse-citron

L’ES2 ne passe pas vraiment inaperçue. Sa forme triangulaire et sa jolie couleur verte (elle est aussi déclinée en noir et en blanc) sont pour le moins atypiques. Une poignée, logée dans la face arrière, permet de la transporter facilement. Son poids de 2,9 kg en fait plutôt un modèle transportable que réellement portable.

Entièrement faite de polycarbonate haut de gamme, elle bénéficie d’une remarquable qualité de construction. On la pilote à l’aide d’un mini tableau de bord logé sur la face arrière. Il héberge une barre de LED , une entrée audio auxiliaire, un connecteur USB-C ainsi que quatre grosses touches.

Elles autorisent la mise sous tension de l’appareil, le contrôle du volume et l’affichage du niveau de la batterie. Et le contrôle de la lecture ? Rien n’est prévu… Dommage. On pourra en revanche appairer deux enceintes de la marque afin de créer une système stéréophonique grâce à une manipulation assez simple.

La prise USB-C autorise la recharge rapide de la batterie interne 96 Wh, à condition d’utiliser un bloc d’alimentation Power Delivery. Ce protocole, généralement implémenté dans les smartphones et tablettes, booste le temps de recharge. Enkl précise que 10 minutes suffisent à procurer 4 à 5 heures de lecture audio, le passage de 0 à 100 % ne prenant que 90 minutes (on l’a vérifié avec un chargeur Anker PD 67 Watts). On bénéficie alors d’une autonomie dépassant les 20 heures d’écoute à volume moyen.

L’app compagnon, disponible (Android et iOS) est axée sur la simplicité d’utilisation, même si elle est ici synonyme de frugalité. Elle propose la mise à jour du logiciel interne, l’estimation de l’autonomie restante en fonction du volume d’écoute ainsi qu’un égaliseur bien pensé. On aurait aimé trouver d’autres possibilités, comme la gestion d’une connexion multi-points ou le réglage de la mise en veille. Interrogé sur le sujet, Enkl nous a indiqué qu’il travaillait sur une nouvelle version de l’application, sans nous en dire plus.

Côté technique, l’ES2 impressionne avec ses 80 watts de puissance totale. Elle combine un woofer de 60W et un tweeter de 20W pour atteindre un niveau sonore maximum de 103 dB à un mètre. De quoi faire trembler de plaisir les murs d’un appartement, ou d’animer efficacement une soirée en extérieur. Elle produit un son clair et précis et ne sature pas à haut volume. Les basses sont puissantes, les bas médiums clairs et les aigus bien définis.

On regrette que l’ES2 ne supporte pas des codecs haute définition comme LDAC ou aptX et qu’il faille se contenter des traditionnels SBC et AAC. Mais ne boudons notre plaisir : l’ES2 est une excellente surprise et on ne peut que saluer sa qualité audio.

Enkl Soud E2 en résumé

Vous l’aimerez pour :

  • la puissance du son produit
  • sa simplicité d’utilisation
  • son design original
Vous l’aimerez moins pour :

  • l’absence de Codecs HD
  • l’absence de connexion multi-points
 Qualité audio : 9 / 10

Design & ergonomie : 9 /10

Autonomie : 9 /10

 

 

Teufel Mynd : l’enceinte open-source

Le constructeur berlinois a bâti sa réputation sur la bonne qualité audio de ses produits tout en conservant un prix raisonnable. La Mynd, dont nous testons ici un modèle de présérie, va plus loin en étant la première enceinte mobile adoptant une approche « open source ».

En clair, cela signifie que Teufel rend publique la documentation technique permettant aux utilisateurs avancés de s’approprier totalement le produit. Ils pourront ainsi le modifier, ajouter de nouvelles fonctions et même imprimer ses éléments en 3D après les avoir modifiés. Du jamais vu pour un tel produit !

Teufel Mynd
© Marc Mitrani pour Presse-citron

La Mynd prend la forme d’un parallélépipède de plastique noir de 26 x 18 x 10 cm pour un poids de 2,44 kg. Notre unité de test est de couleur noire, mais elle est aussi disponible en blanc, vert clair et framboise. Soucieux de son impact sur la planète, Teufel indique avoir réalisé toutes les pièces du même plastique afin de faciliter son recyclage et d’avoir prohibé l’usage du PVC.

Les encoches présentes sur les bords du boîtier peuvent sembler de prime abord étranges. Elles reçoivent l’anse de transport, sorte de lanière équipée à ses extrémités d’un mécanisme de fixation futé utilisant des surpiqures de tissu afin de tenir en place. Pas besoin de caoutchouc ou de métal, ce qui réduit un peu l’empreinte carbone.

La face supérieure abrite cinq touches de commande (mise sous tension, Bluetooth, contrôle du volume et commande de lecture). Le jack d’entrée auxiliaire et le port USB-C prennent place sur le flanc gauche. Notons que le second ne sert pas qu’à recharger la batterie, mais autorise la connexion à un ordinateur.

La Mynd est alors reconnue comme un périphérique audio à part entière, son DAC intégré décodant lui-même le signal numérique. Cela peut améliorer la qualité du son, surtout si le PC est pourvu d’une puce audio d’entrée de gamme. Nous n’avons pas eu besoin d’installer le moindre pilote sous Windows 11. Précisons que cette fonction ne semble pas disponible sur un Mac, la connexion de l’enceinte laissant l’ordinateur totalement indifférent.

La Mynd est alimentée par une batterie Li-ion rechargeable de 38,5 Wh. Le constructeur précise qu’elle n’est pas extractible, mais peut être changée assez facilement en cas de problème. Pour cela, il faut juste se munir d’une clé Allen. L’intégralité de l’électronique est accessible afin de permettre une réparation simplifiée. Toujours d’après Teufel, l’enceinte accepte les chargeurs rapides Power Delivery. Le passage de 0 à 25 % s’effectue alors en 16 minutes, les 100 % étant atteints en 80 minutes.

Notre exemplaire de test étant un prototype, nous n’avons pas eu la possibilité d’évaluer son autonomie réelle. Teufel assure qu’il tient 2h30 à volume maximum (4h30 en mode éco). La performance change radicalement à niveau moyen puisqu’on passe à 39h30 d’autonomie (42h15 en mode éco) ! Le mode éco doit sûrement s’activer depuis l’app compagnon, qui n’était pas encore disponible lors de notre test. Précisons pour finir que la Mynd est certifiée IP67.

L’audio est produit par deux tweeters de 5 Watts RMS, un subwoofer de 25 Watts RMS et deux radiateurs passifs. Compte tenu de sa taille, elle produit un son assez puissant, l’amplificateur de classe D qui l’équipe optimisant correctement la consommation d’énergie. Elle peut atteindre, voire dépasser, 100 dB à un mètre de distance, ce qui est largement suffisant pour une pièce de taille moyenne ou un petit espace extérieur (jardin, groupe d’amis sur la plage, etc).

La Mynd produit un son globalement équilibré même si les basses ont tendance à un peu déborder. Les médiums sont clairs et demeurent bien définis. Elle est particulièrement adaptée au hip-hop, l’électro ou le rock, tout en restant fort acceptable pour d’autres styles musicaux. Last but not least, elle est vendue 249 €, soit bien moins cher que ses deux concurrentes.

Teufel Mynd en résumé

Vous l’aimerez pour : 

  • son design atypique
  • sa conception open source
  • son prix raisonnable
  • sa confiormité IP67
  • sa fonction “carte son”
Vous l’aimerez moins pour :

  • pas grand-chose…
 Qualité audio : 9 / 10

Design & ergonomie : 10 /10

Autonomie : 9 /10

 

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