Tinder est aussi accusé de répandre les MST

Une organisation américaine s’en prend à Tinder dans une campagne publicitaire, l’accusant implicitement d’être une source de MST.

Tinder Chlamidia

Tinder et Grinder n’ont pas inventé les MST, ni les coups d’un soir, et n’encourage pas les rapports non protégés. Mais selon Whitney Engeran-Cordova, responsable du service santé au sein de l’association américaine AIDS Healthcare Foundation, les applications mobiles de rencontre ont « modifié le paysage sexuel et rendent aujourd’hui le sexe aussi accessible que de se faire livrer une pizza à domicile ».

Et par ailleurs, du fait que grâce (ou à cause) des applis comme Tinder et Grinder, le sexe devient facile (ou pas), les MST comme le SIDA, la syphilis ou encore la chlamydia se répandaient aussi plus facilement.

D’ailleurs, selon The Guardian, l’association AHF base son point de vue sur une étude menée par le Rhode Island Department of Health qui avait lié l’augmentation des cas de VIH, de syphilis et de gonorrhée entre 2013 et 2014 à l’utilisation des médias sociaux pour trouver facilement des partenaires sexuels.

Et par ailleurs, cette organisation a récemment utilisé des panneaux d’affichage à Los Angeles pour montrer des images qui mettent en avant la relation entre les applis de rencontre comme Tinder ou Grinder et les maladies sexuellement transmissibles, le but étant d’encourager les utilisateurs de ces applis à passer un test qui est proposé gratuitement par l’AHF.

 

Bien entendu, cette campagne qui lie leurs services à la propagation de maladies sexuellement transmissibles n’a pas plu à Tinder et Grinder. Ainsi, dans une lettre adressée à l’AIDS Healthcare Foundation, un avocat de Tinder aurait par exemple écrit : « Ces […] accusations sont faites pour endommager la réputation de Tinder de manière irréversible, dans une tentative d’encourager les autres à faire un test VIH chez votre organisation ». Et par ailleurs, Tinder aurait demandé à cette association de retirer sa publicité, mais selon le LA Times, elle a refusé.

On notera qu’il ne s’agit pas de la première polémique concernant Tinder. L’application a déjà été accusée de tuer la romance par par le magazine Vanity Fair, tandis qu’en Australie, des bars perdraient leurs clientèles parce que les jeunes préfèrent swiper sur Tinder plutôt que d’aller sortir pour draguer.

(Sources : 1 / 2 )


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